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    <title><![CDATA[les couloirs de l'histoire]]></title>
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    <description><![CDATA[ll y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des événements. [ Honnoré de Balzac ]]]></description>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Over Blog</dc:creator>
    <dc:creator.e-mail>admin@i-clic.net</dc:creator.e-mail>
    <dc:date>2008-07-04</dc:date>

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    <title><![CDATA[Anubis]]></title>
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				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center">&nbsp;</p>
<span class="hitimportant">
<p align="center"><font color="#0000ff">Anubis <br />My soul is so light <br />And as this feather I can fly <br /><br />Anubis <br />Don't let me wither and die </font></p>
<p align="center"><font color="#0000ff">&nbsp;</font></p>
<p align="center"><font color="#0000ff"><em>Septic Flesh</em> </font></p>
</span>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/1457508721.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<div>&nbsp;</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Anubis, dont le nom est une forme grecque de l'&eacute;gyptien Inpou ou Anepou, est repr&eacute;sent&eacute; comme un homme &agrave; t&ecirc;te de canid&eacute; ou sous l'aspect d'un grand canid&eacute; aux hautes oreilles pointues et &agrave; la queue tombante.</div>
<div>Sous cette seconde forme, il est, le plus souvent, couch&eacute; sur un &eacute;dicule repr&eacute;sentant le tombeau sur lequel il veille.<br />Le noir de son pelage, couleur b&eacute;n&eacute;fique des corps momifi&eacute;s et aussi de la riche terre d&eacute;pos&eacute;e par le Nil, symbolise la renaissance et, par l&agrave;-m&ecirc;me, le domaine fun&eacute;raire.<br />Les chiens sauvages et les chacals qui erraient dans les n&eacute;cropoles venaient fouiller les d&eacute;chets, creusaient les abords des tombes et, parfois, d&eacute;terraient les morts. Afin de pr&eacute;venir leurs ravages et les rendre favorables aux d&eacute;funts, les &Eacute;gyptiens les auraient divinis&eacute;s en leur attribuant le r&ocirc;le de gardiens des n&eacute;cropoles.<br />Tout comme Khentyimenty (ou Khentamentyou), &quot;Celui qui est &agrave; la t&ecirc;te de l'Occident&quot;, ancienne divinit&eacute; d'Abydos ou comme Oupouaout, dieu d'Assiout, Anubis fait partie de ces divinit&eacute;s canines li&eacute;es au culte fun&eacute;raire, divinit&eacute;s qu'il assimila pour la plupart.<br />L'ascendance d'Anubis n'est pas d&eacute;termin&eacute;e clairement. Fils de la vache Hesat, de Bastet ou, plus tardivement, de Nephthys, il peut avoir R&ecirc; comme p&egrave;re mais est, le plus souvent, d&eacute;fini comme fils ill&eacute;gitime d'Osiris.<br />La l&eacute;gende osirienne raconte qu'il serait le fruit des amours incestueuses d'Osiris et de sa s&oelig;ur Nephthys. Craignant la col&egrave;re de Seth, la d&eacute;esse cacha le nourrisson dans les marais. Isis d&eacute;couvrit l'infid&eacute;lit&eacute; de son &eacute;poux et partit &agrave; la recherche de l'enfant. Elle le nourrit, l'&eacute;leva et en fit son gardien et son plus fid&egrave;le compagnon.<br />Anubis aida Isis et Nephthys &agrave; reconstituer le cadavre d'Osiris et participa aux rites destin&eacute;s &agrave; lui redonner vie, proc&eacute;dant ainsi &agrave; la premi&egrave;re momification.<br />D&egrave;s l'Ancien Empire, Anubis est une divinit&eacute; fun&eacute;raire tr&egrave;s populaire. Patron de l'embaumement et gardien des n&eacute;cropoles, il pr&eacute;side &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie d'ouverture des yeux et de la bouche et, dans son r&ocirc;le de psychopompe, facilite l'ascension du d&eacute;funt vers le ciel et prot&egrave;ge son enveloppe mat&eacute;rielle dont la destruction m&egrave;nerait &agrave; une mort d&eacute;finitive.<br />Lors des c&eacute;r&eacute;monies de momification, le chef des pr&ecirc;tres embaumeurs, le &quot;Sup&eacute;rieur des myst&egrave;res&quot; (h&eacute;ry-s&eacute;sh&eacute;ta) joue le r&ocirc;le du dieu et porte un masque en forme de t&ecirc;te de canid&eacute;.<br />Dieu fun&eacute;raire par excellence, exer&ccedil;ant les fonctions de souverain des d&eacute;funts, Anubis fut dot&eacute; d'un sceptre sekhem ou d'un flagellum. Plus tard, il fut supplant&eacute; par Osiris dont il devint l'auxiliaire. Ainsi, dans le Livre des Morts, Anubis guide le d&eacute;funt dans l'Au-del&agrave;, le conduit &agrave; la salle des deux Ma&acirc;t o&ugrave; il le pr&eacute;sente &agrave; ses juges et proc&egrave;de &agrave; la pes&eacute;e du c&oelig;ur (psychostasie).<br />l'&eacute;poque gr&eacute;co-romaine, il continue &agrave; mener le d&eacute;funt devant le tribunal d'Osiris et reste gardien des portes de l'au-del&agrave;. C'est la raison pour laquelle il peut &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute; tenant une cl&eacute; &agrave; la main. Cette cl&eacute; est fix&eacute;e au collier qui entoure son cou lorsqu'il est figur&eacute; en chien.<br />Il est parfois assimil&eacute; par les Grecs &agrave; Herm&egrave;s sous le nom d'Hermanubis.<br />Il est Khenty-Seh-Netjer, &quot;Celui qui pr&eacute;side &agrave; la tente divine&quot; o&ugrave; se d&eacute;roulent les c&eacute;r&eacute;monies de momification.<br />En tant que gardien de la n&eacute;cropole et protecteur de la tombe, il est Tepy-Djou-ef, &quot;Celui qui est sur sa montagne&quot; et Neb-To-Djeser, &quot;Seigneur de la terre consacr&eacute;e (la n&eacute;cropole)&quot;.<br />Enfin, comme patron des embaumeurs, il est Imy-Out, &quot;Celui qui est dans la place de l'embaumement&quot;.<br />Le terme Imy-Out, signifiant litt&eacute;ralement &quot;ce qui est dans les bandelettes&quot;, peut d&eacute;signer la n&eacute;bride dont Anubis est le protecteur.<br />Selon le papyrus Jumilhac, il s'agit d'une outre constitu&eacute;e d'une peau animale dans laquelle ont &eacute;t&eacute; conserv&eacute;es les humeurs d'Osiris qui s'&eacute;coul&egrave;rent de son cadavre. Tout comme le sarcophage ou les tissus entourant la momie, cette enveloppe prot&eacute;ge les transformations du cadavre. Elle trouve peut-&ecirc;tre son origine dans une coutume ancienne consistant &agrave; envelopper les d&eacute;funts dans une peau d'animal.<br />Une autre interpr&eacute;tation en fait un f&eacute;tiche, voire un troph&eacute;e, li&eacute; au culte d'Anubis, qui symboliserait la victoire sur un ennemi dont il repr&eacute;senterait la d&eacute;pouille.<br />On trouve des chapelles d'Anubis dans de nombreux temples des Millions d'Ann&eacute;e. Par contre, on n'a identifi&eacute; qu'un seul temple qui lui est propre, dans la ville de Cynopolis (Henou) dont il &eacute;tait la divinit&eacute; principale. <br /></div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-06-16T11:32:52+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-229229.html">
    <title><![CDATA[Gilles de Rais]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-229229.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><span class="hitimportant"><font color="#000080">... ce sont les inquisiteurs qui cr&eacute;ent les h&eacute;r&eacute;tiques.</font></span><br /><br /><font color="#000000" size="2"><font color="#000080">Umberto Eco</font> </font></p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/1a.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="left">Gilles de Montmorency-Laval, baron de Rais, comte de Brienne, dit Gilles de Rais (ou Gilles de Retz, ou Gilles de Rays), surnomm&eacute; Barbe-Bleue (n&eacute; en septembre ou octobre 1404 au ch&acirc;teau de Machecoul - d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 26 octobre 1440 &agrave; Nantes), mar&eacute;chal de France, compagnon de Jeanne d'Arc.<br />Apparent&eacute; &agrave; la famille de Laval et de Montmorency, il fut ex&eacute;cut&eacute; par pendaison pour sodomie, meurtres et sorcellerie.<br />Seigneur de Rais, d&rsquo;Ingrandes et de Champtoc&eacute;-sur-Loire, ses immenses revenus, ses alliances avec de grandes familles nobles, sa parent&eacute; avec la famille royale de France et la dynastie ducale de Bretagne, firent de lui un des seigneurs les plus en vue de son &eacute;poque.<br />En 1400, Jeanne Chabot, dame de Rais, dite Jeanne la Sage (1331-1406), derni&egrave;re h&eacute;riti&egrave;re de la famille de Rais, d&eacute;signa Guy de Laval-Blaison (fils de Guy de Laval dit Brumor de Laval et petit-fils de Foulques de Laval), futur p&egrave;re de Gilles de Rais, comme seul h&eacute;ritier, &agrave; l'unique condition qu'il abandonn&acirc;t pour lui et ses descendants le nom et les armes de Laval, pour prendre les armes et le nom de Rais. Il h&eacute;rite de ce fait des seigneuries de Machecoul, Saint-&Eacute;tienne-de-Mer-Morte, Pornic, Princ&eacute;, Vue, Bouin, qui forment la baronnie de &laquo; Rais &raquo;, correspondant peu ou prou &agrave; l'actuel Pays de Retz).</p>
<p align="left">Guy de Laval-Blaison, apr&egrave;s avoir consenti en f&eacute;vrier 1404 au mariage avec Marie, la fille de Jean de Craon, devient baron de Rais, doyen des barons de Bretagne, titre dont son fils a&icirc;n&eacute; Gilles h&eacute;ritera.</p>
<p align="left">Apr&egrave;s la mort de sa m&egrave;re en 1415 et de son p&egrave;re la m&ecirc;me ann&eacute;e (ou au commencement de l'ann&eacute;e 1416), Gilles et son fr&egrave;re Ren&eacute; sont &eacute;lev&eacute;s par leur grand-p&egrave;re maternel, Jean de Craon, &agrave; la r&eacute;putation sulfureuse, contrairement au v&oelig;u formul&eacute; par leur p&egrave;re qui, dans son testament, avait d&eacute;sign&eacute; pour tuteur un certain cousin, Jean de Tournemine, seigneur de La Hunaudaye.</p>
<p align="left">Apr&egrave;s deux fian&ccedil;ailles rompues par la mort &quot;pr&eacute;matur&eacute;e&quot; &agrave; chaque fois de la fianc&eacute;e, Gilles de Rais, respectant un troisi&egrave;me contrat de mariage sign&eacute; le 30 novembre 1420, finit par se r&eacute;soudre &agrave; se marier le 26 juin 1422. Il &eacute;pouse &agrave; l'&acirc;ge tardif de 17 ans, en l'&eacute;glise Saint-Maurille de Chalonnes-sur-Loire, Catherine de Thouars qu'il aurait pr&eacute;tendument &quot;enlev&eacute;e&quot; dans ce but, le 24 avril 1420. Cette &eacute;pouse lui donna &quot;officiellement&quot; une fille, Marie de Laval (1429-1457), qui sera mari&eacute;e en temps opportun &agrave; l'amiral Prigent de Co&euml;tivy puis subs&eacute;quemment au mar&eacute;chal Andr&eacute; de Loh&eacute;ac. Ce genre de tractations &eacute;taient courantes &agrave; l'&eacute;poque.<br />Petit-neveu du conn&eacute;table Bertrand Du Guesclin &mdash; le h&eacute;ros du si&egrave;cle pr&eacute;c&eacute;dent dans les premi&egrave;res luttes de cette interminable guerre contre les Anglais &mdash; Gilles de Rais entreprend une carri&egrave;re militaire, qui allait se r&eacute;v&eacute;ler brillante. Il s'illustre d'abord sous les ordres de Jean V de Bretagne en prenant une part active dans les querelles r&eacute;siduelles de la Guerre de succession de Bretagne entre les Montforts et les Penthi&egrave;vres (1420).</p>
<p align="left">Il combat ensuite contre les Anglais &agrave; partir de 1427 (jusqu'en 1431). &Eacute;tant pass&eacute; au service du roi de France Charles VII, il emporta d'assaut, en 1427, le ch&acirc;teau du Lude, dont il tua le commandant. Il reprit encore aux Anglais la forteresse de Rainefort (Rennefort) et le ch&acirc;teau de Malicorne-sur-Sarthe, dans le comt&eacute; du Maine.<br />Lors de la guerre de Cent Ans, dont il sera un des h&eacute;ros, on le trouve notamment aux c&ocirc;t&eacute;s de Jeanne d'Arc. En 1429, il fut un des principaux capitaines qui aid&egrave;rent Jeanne d'Arc &agrave; faire entrer des vivres dans Orl&eacute;ans, et il se distingua &agrave; la prise de Jargeau le 12 juin 1429.</p>
<p align="left">Apr&egrave;s l'&eacute;clatante victoire de Patay, Charles VII est sacr&eacute; roi de France &agrave; Reims le 17 juillet 1429, et Gilles de Rais, mandat&eacute; &laquo; d'aller qu&eacute;rir la Sainte Ampoule &raquo; est nomm&eacute; mar&eacute;chal de France par ce dernier en guise de r&eacute;compense pour ses valeureux services. Il &eacute;tait de plus conseiller et chambellan du roi.</p>
<p align="left">Son &eacute;chec, avec Jeanne d'Arc, lors du si&egrave;ge de Paris &mdash; d&ucirc; &agrave; une trahison de La Tr&eacute;moille qui a fait se replier l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise &mdash; entra&icirc;ne son discr&eacute;dit aupr&egrave;s de la Cour et l'incite &agrave; se retirer sur ses terres et en particulier dans son Ch&acirc;teau de Tiffauges en Vend&eacute;e, lieu o&ugrave; se seraient d&eacute;roul&eacute;s les crimes dont il fut accus&eacute;.</p>
<p align="left">Il se signala, en 1430, &agrave; la prise de Melun, et l'ann&eacute;e suivante &agrave; la lev&eacute;e du si&egrave;ge de Lagny-sur-Marne par les Anglais. En 1436, il commandait avec le mar&eacute;chal Pierre de Rieux l'avant-garde de l'arm&eacute;e fran&ccedil;aise, sous les ordres du conn&eacute;table de Richemont. Cette arm&eacute;e &eacute;tant arriv&eacute;e devant Sill&eacute;-le-Guillaume dans le Maine en pr&eacute;sence des Anglais, les deux partis se s&eacute;par&egrave;rent sans combattre.<br />H&eacute;ritier &agrave; vingt ans d'un patrimoine consid&eacute;rable, il fut mari&eacute; &agrave; Catherine de Thouars qui lui apporta en dot de nombreuses terres en Poitou. Il devint en 1432 l'un des plus riches seigneurs du royaume apr&egrave;s la mort de son a&iuml;eul maternel, Jean de Craon, seigneur de la Suze, de Champtoc&eacute;, d'Ingrande, etc. On &eacute;valuait sa fortune &agrave; trois cent mille livres de rente, sans compter les profits de ses droits seigneuriaux, les &eacute;moluments de ses charges et un mobilier de cent mille &eacute;cus d'or. Mais il en eut bient&ocirc;t dissip&eacute; la plus grande partie par ses prodigalit&eacute;s, son faste et ses d&eacute;bauches.</p>
<p align="left">Il eut d'abord une garde de 200 hommes &agrave; cheval, d&eacute;pense que les plus grands princes pouvaient &agrave; peine soutenir dans ce temps-l&agrave;, et il tra&icirc;nait en outre &agrave; sa suite plus de cinquante individus, chapelains, enfants de ch&oelig;ur, musiciens, pages, serviteurs, etc., la plupart agents ou complices de son libertinage, et tous mont&eacute;s et nourris &agrave; ses d&eacute;pens. Sa chapelle &eacute;tait tapiss&eacute;e de drap d'or et de soie. Les ornements, les vases sacr&eacute;s &eacute;taient d'or et enrichis de pierreries. Il avait aussi un jeu d'orgues qu'il faisait toujours porter devant lui. Ses chapelains, habill&eacute;s d'&eacute;carlate doubl&eacute; de menu vair et de petit gris, portaient les titres de doyen, de chantre, d'archidiacre, m&ecirc;me d'&eacute;v&ecirc;que, et il avait de plus d&eacute;put&eacute; au pape pour obtenir la permission de se faire pr&eacute;c&eacute;der par un porte-croix. Il donnait &agrave; grands frais des repr&eacute;sentations de Myst&egrave;res, les seuls spectacles connus alors. Pour se livrer &agrave; ces profusions, il ali&eacute;na une partie de ses terres &agrave; Jean de Malestroit, &eacute;v&ecirc;que de Nantes, aux chapitres de la cath&eacute;drale et de la coll&eacute;giale de cette ville.<br />Mais tout cela occasionnait des frais &eacute;normes qui l'oblig&egrave;rent en 1434, &agrave; vendre &agrave; Jean V le Sage, duc de Bretagne, les places de Maul&eacute;on, Saint-&Eacute;tienne-de-Mer-Morte, Le Loroux-Bottereau, Pornic et Champtoc&eacute;.<br />Six ans jour pour jour apr&egrave;s la prise d'Orl&eacute;ans du 8 mai 1429, Gilles de Rais offrit &agrave; la ville d'Orl&eacute;ans une s&eacute;rie de reconstitutions de la bataille jou&eacute;e par des centaines d'acteurs nourris, log&eacute;s et chang&eacute;s &agrave; chaque repr&eacute;sentation. Ce fut lors de ce &laquo; Myst&egrave;re du si&egrave;ge d'Orl&eacute;ans &raquo; dont les repr&eacute;sentations dur&egrave;rent un an, et de ses frais &eacute;normes, que les difficult&eacute;s financi&egrave;res du prince prirent un tour dramatique, sans espoir d'y rem&eacute;dier. Face &agrave; cela sa famille fut incit&eacute;e &agrave; lui intenter un proc&egrave;s (qu'elle gagna) afin d'interdire &agrave; quiconque d'acheter des terres lui appartenant. Elle obtint un arr&ecirc;t du parlement de Paris qui d&eacute;fendait au mar&eacute;chal d'ali&eacute;ner ses domaines. Le roi n'ayant pas voulu approuver les ventes d&eacute;j&agrave; faites, le duc de Bretagne s'opposa &agrave; la publication de ces d&eacute;fenses et refusa d'en donner de semblables dans ses &Eacute;tats.<br />Ren&eacute; de la Suze, fr&egrave;re de Gilles, et ses cousins Andr&eacute; de Loh&eacute;ac et Guy XIV de Laval, irrit&eacute;s de ce refus, t&acirc;ch&egrave;rent de conserver ces places dans leur maison et r&eacute;sist&egrave;rent au duc ; mais ce dernier les reprit et enleva &agrave; son gendre Guy XIV de Laval la lieutenance g&eacute;n&eacute;rale de Bretagne pour la confier &agrave; Gilles de Rais, avec lequel il consomma tous ses march&eacute;s en 1437.<br />Ses ressources ne suffisant pas &agrave; Gilles de Rais, ce dernier avait depuis longtemps cherch&eacute; d'autres moyens pour s'en procurer. Assez instruit pour son si&egrave;cle, il eut recours &agrave; l'alchimie. De pr&eacute;tendus adeptes lui apprirent le secret de fixer les m&eacute;taux ; mais il manqua le grand &oelig;uvre. D&eacute;go&ucirc;t&eacute; de l'Art d'Herm&egrave;s, il se jeta dans la magie. Un Anglais, nomm&eacute; messire Jean, et un pr&ecirc;tre Florentin, Fran&ccedil;ois Prelati, furent successivement ses ma&icirc;tres et l'aid&egrave;rent dans ses conjurations. On dit qu'il promettait tout au diable, except&eacute; son &acirc;me et sa vie. Mais tandis qu'il prodiguait l'encens au d&eacute;mon et qu'il faisait l'aum&ocirc;ne en son honneur, il continuait ses exercices pieux avec ses chapelains, alliant ainsi une extr&ecirc;me superstition aux pratiques les plus impies et &agrave; la d&eacute;pravation de m&oelig;urs la plus criminelle.</p>
<p align="left">En effet, il semble que ce fut &agrave; cette &eacute;poque qu'il commen&ccedil;a d'immoler des enfants, soit pour mettre plus de raffinement dans ses plaisirs abominables, soit pour employer leur sang, leur c&oelig;ur ou quelques autres parties de leurs corps dans ses charmes diaboliques.</p>
<p align="left">Des parents, des amis de Gilles de Rais comme Princay, ou Roger de Briqueville, ou encore Gilles de Sill&eacute;, semblent m&ecirc;me avoir &eacute;t&eacute; les complices de ses horribles d&eacute;bauches, soit en lui procurant des victimes, soit en maltraitant ou en mena&ccedil;ant les parents pour &eacute;touffer leurs plaintes.</p>
<p align="left">&nbsp;<br />Le blason de Gilles de Rais D&egrave;s la Pentec&ocirc;te 1440, un conflit larv&eacute; s'installe entre Gilles de Rais et l'&Eacute;glise, qu'il aurait d&eacute;fi&eacute;e en reprenant par la force une de ses possessions. De ce fait, Gilles de Rais tombe sous la juridiction de l'&Eacute;glise, et permet &agrave; celle-ci de lancer parall&egrave;lement une proc&eacute;dure pour enqu&ecirc;ter sur les rumeurs qui courent &agrave; son encontre. Le 13 septembre 1440, Jean de Malestroit, l'&eacute;v&ecirc;que de Nantes cite Gilles de Rais &agrave; compara&icirc;tre apr&egrave;s avoir recueilli des t&eacute;moignages et des rumeurs sur les exactions de celui-ci. Contrairement &agrave; ce qui est commun&eacute;ment affirm&eacute;, lorsqu'il est arr&ecirc;t&eacute; le 15 Septembre 1440, il n'est pas accus&eacute; d'avoir viol&eacute;, tortur&eacute; et assassin&eacute; 140 enfants, notamment dans le cadre de rites sataniques, durant les huit ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes, mais d'&ecirc;tre entr&eacute; arm&eacute; dans une Eglise et d'avoir, pendant l'office, molest&eacute; et arr&ecirc;t&eacute; un homme lige du Duc de Bretagne. Ce n'est que le 8 octobre qu'il d&eacute;couvrira devant le tribunal de l'inquisition ses v&eacute;ritables chefs d'accusation, les plus graves de l'&eacute;poque : &laquo; sodomie, sorcellerie et assassinat &raquo;.</p>
<p align="left">Cet &eacute;clairage permet de comprendre pourquoi Gilles de Rais se laisse capturer sans opposer de r&eacute;sistance. S'ouvre alors l'instruction du proc&egrave;s civil qui va &ecirc;tre l'instrument de sa chute. Il est emprisonn&eacute; dans le ch&acirc;teau de Nantes tandis que le duc de Bretagne charge son commissaire, Jean de Toucherond, de commencer une enqu&ecirc;te. Deux des gens de Gilles de Rais sont arr&ecirc;t&eacute;s, Henriet et &Eacute;tienne Corillaut dit Pontou ou Poitou.</p>
<p align="left">Le proc&egrave;s qui s'ouvre &agrave; Nantes le 8 octobre 1440 est tr&egrave;s bien pr&eacute;par&eacute; et suit une strat&eacute;gie machiav&eacute;lique, dans la tradition de la Sainte Inquisition, visant &agrave; le d&eacute;sarmer. Gilles de Rais a la possibilit&eacute; de r&eacute;cuser les juges pour partialit&eacute; &agrave; l'ouverture du proc&egrave;s, mais l'acte d'accusation ne fait alors &eacute;tat que de l'acte v&eacute;niel mentionn&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, ce qui soulage l'accus&eacute; qui reconna&icirc;t la comp&eacute;tence des juges.</p>
<p align="left">Ce n'est qu'&agrave; la deuxi&egrave;me audience, le 13 octobre 1440, que l'acte d'accusation complet est d&eacute;voil&eacute;, mais il est alors trop tard pour l'accus&eacute; de r&eacute;cuser les juges. Gilles de Rais se rend compte qu'il a affaire &agrave; un dossier d'accusation tr&egrave;s &eacute;toff&eacute; et que de plus, les langues se d&eacute;lient. Les t&eacute;moignages &agrave; charge commencent &agrave; affluer, identiques les uns aux autres. Ses valets et ses complices pr&eacute;sum&eacute;s qui l'auraient assist&eacute; dans ses crimes, &eacute;galement arr&ecirc;t&eacute;s et le voyant sans ressources, se mettent &agrave; l'accabler.</p>
<p align="left">Gilles de Rais comprend alors qu'il a &eacute;t&eacute; pi&eacute;g&eacute; et qu'il ne pourra r&eacute;sister longtemps face &agrave; ces accusations. Il s'emporte et se r&eacute;volte, ce qui entra&icirc;ne en r&eacute;action son excommunication par l'&eacute;v&ecirc;que qui pr&eacute;side le proc&egrave;s. Cette excommunication l&rsquo;effraie et il se r&eacute;sout alors &agrave; faire des aveux en &eacute;change de la lev&eacute;e de cette sanction, ce qui lui est accord&eacute;. Certains auteurs y voient une preuve de sa foi en l'Eglise et dans le jugement de Dieu.</p>
<p align="left">Sa confession, prononc&eacute;e dans sa prison puis r&eacute;p&eacute;t&eacute;e &agrave; l'audience du 22 octobre, horrifie l'assistance tant les d&eacute;tails de la cruaut&eacute; d&eacute;crite d&eacute;passent l'entendement.</p>
<p align="left">Le mar&eacute;chal de Rais s'&eacute;tait en outre rendu coupable du crime de f&eacute;lonie. En effet, apr&egrave;s avoir vendu &agrave; son suzerain la place de Saint-&Eacute;tienne-de-Mer-Morte, il s'en &eacute;tait remis en possession en mena&ccedil;ant le gouverneur d'&eacute;gorger son fr&egrave;re s'il ne la lui livrait pas.</p>
<p align="left">Le jugement est prononc&eacute; le 25 octobre par le tribunal pr&eacute;sid&eacute; par le procureur et s&eacute;n&eacute;chal de Bretagne, Pierre de l'H&ocirc;pital&nbsp; : Gilles de Rais et ses deux valets sont condamn&eacute;s &agrave; &ecirc;tre pendus puis br&ucirc;l&eacute;s. &Agrave; sa demande, le tribunal lui accorde trois faveurs: le jour de l'ex&eacute;cution, les familles des victimes pourront organiser une procession, il sera ex&eacute;cut&eacute; avant ses complices et son corps ne sera pas enti&egrave;rement br&ucirc;l&eacute; puis inhum&eacute;.</p>
<p align="left">Le lendemain matin, le 26 octobre 1440 apr&egrave;s une messe &agrave; la Cath&eacute;drale Saint-Pierre de Nantes, l'ex&eacute;cution est accomplie dans les prairies de l'&icirc;le de La Biesse (aujourd'hui l'&icirc;le est rattach&eacute;e &agrave; la berge gauche de la Loire, le gibet avait &eacute;t&eacute; dress&eacute; &agrave; l'endroit de l'actuel H&ocirc;tel-Dieu). Tandis que ses valets, Poitou et Henriet, sont laiss&eacute;s sur le b&ucirc;cher, le corps de Gilles de Rais en est retir&eacute;, avant d'&ecirc;tre trop ab&icirc;m&eacute; par les flammes. Conform&eacute;ment &agrave; la requ&ecirc;te qu'il avait formul&eacute;e et qu'on lui avait accord&eacute;e avant son ex&eacute;cution, son corps est enseveli dans l'&eacute;glise du monast&egrave;re des Carmes, &agrave; Nantes. Ce monast&egrave;re et le monument fun&eacute;raire d&eacute;di&eacute; &agrave; sa m&eacute;moire furent d&eacute;truits durant la R&eacute;volution fran&ccedil;aise.</p>
<p align="left">Ce proc&egrave;s est l'un des tout premiers proc&egrave;s des barons du royaume, qui jusque l&agrave; &eacute;taient ma&icirc;tres en leur baronnie, et ne relevaient de la justice de personne.</p>
<p align="left">Dans les souterrains du ch&acirc;teau de La Suze-sur-Sarthe (72), lequel lui a appartenu, auraient ult&eacute;rieurement &eacute;t&eacute; d&eacute;couverts quelques 49 cr&acirc;nes humains. Il est aujourd'hui difficile de se prononcer ni sur la r&eacute;alit&eacute; ni le nombre exact des victimes. L'accusation lui a reproch&eacute; 140 meurtres &agrave; l'&eacute;poque. Gilles de Rais disposait de ses hommes de main, qui auraient &eacute;t&eacute; parfois des anciennes victimes, et auraient servi de rabatteurs. Ils auraient cherch&eacute; dans un premier temps les enfants livr&eacute;s &agrave; eux-m&ecirc;mes, sinon ils auraient engag&eacute; des enfants &agrave; travailler au ch&acirc;teau (ce qui &eacute;tait un privil&egrave;ge), puis, si les parents demandaient des nouvelles, on leur aurait r&eacute;torqu&eacute; souvent que leur enfant indigne s'&eacute;tait enfui.</p>
<p align="left">Le doute sur la culpabilit&eacute; de Gilles de Rais a toujours r&eacute;gn&eacute;, si bien qu'en novembre 1992, un tribunal compos&eacute; d'anciens ministres, de parlementaires et d'experts s'est r&eacute;uni au S&eacute;nat pour se livrer &agrave; une r&eacute;vision du proc&egrave;s de Gilles de Rais, laquelle r&eacute;vision &agrave; abouti &agrave; son acquittement. Ce jugement n'a qu'une valeur indicative, aucune juridiction constitu&eacute;e n'&eacute;tant comp&eacute;tente pour r&eacute;viser un proc&egrave;s du XVe si&egrave;cle.</p>
<p align="left">Le fait qu'un criminel pr&eacute;sum&eacute; de cette ampleur ait c&ocirc;toy&eacute; Jeanne d'Arc, a fait couler beaucoup d'encre chez les &eacute;crivains, qui ont fantasm&eacute; autour de ce &laquo; d&eacute;mon &agrave; c&ocirc;t&eacute; d'un ange &raquo;. Les &eacute;crits de l'&eacute;poque ne nous permettent en fait que de faire des sp&eacute;culations inv&eacute;rifiables sur le relationnel de Gilles et de Jeanne. Il semblerait n&eacute;anmoins que Gilles de Rais n'ait commenc&eacute; ses forfaits suppos&eacute;s qu'apr&egrave;s l'&eacute;pop&eacute;e de Jeanne. Il est probable en revanche que, fid&egrave;le &agrave; son &eacute;ducation et &agrave; ses habitudes, Gilles de Rais ait eu un temp&eacute;rament violent lors des campagnes militaires. Si Gilles de Rais a r&eacute;guli&egrave;rement manifest&eacute; pendant sa vie des comportements de personne influen&ccedil;able et croyante, il &eacute;tait proche du parti de la Tr&eacute;moille, qui n'&eacute;tait pas admirateur de Jeanne d'Arc. Il demeure donc difficile de sp&eacute;culer sur les relations entre Gilles et Jeanne.<br />Dans son livre &laquo; Le proc&egrave;s de Gilles de Rais &raquo;, paru en 1965, Georges Bataille voit en Gilles de Rais la figure exemplaire d&rsquo;une &eacute;poque de la f&eacute;odalit&eacute; o&ugrave; la raison balbutiante n&rsquo;avait pas encore musel&eacute; la f&ecirc;te archa&iuml;que de la violence : &laquo; Sa noblesse a le sens d&rsquo;une violence ne regardant rien et devant laquelle il n&rsquo;est rien qui ne c&egrave;de &raquo;.</p>
<p align="left">Dans son livre &quot;Plaidoyer pour Gilles de Rais&quot;, Jean-Pierre Bayard pr&eacute;sente Gilles de Rais comme une victime de l'Inquisition.</p>
<p align="left"><br /></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-03-27T20:54:59+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-219407.html">
    <title><![CDATA[ELIZABETH BATHORY -(1560-1614)]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-219407.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><span class="hitimportant"><font color="#333399">La comtesse Elizabeth B&aacute;thory (B&aacute;thory Erzs&eacute;bet en hongrois) dite la comtesse sanglante (1560 &ndash; 1614), est une aristocrate hongroise connue pour avoir fait torturer &agrave; mort par plaisir sadique 650 jeunes femmes (le chiffre varie selon les sources). Elle les aurait mordues et aurait fait verser leurs sangs dans sa baignoire comme un &eacute;lixir de jouvence. Cette derni&egrave;re version ne fut pas soutenue par les actes contemporains de son proc&egrave;s en 1611.</font></span></p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/11792.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p class="style20" align="justify"><span class="style20"><font color="#00ccff"><strong>Personnalit&eacute;</strong> </font><a id="personnalite" name="personnalite"></a></span></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Fille de Gy&ouml;rgy B&aacute;thory d'Ecsed et d'Anna B&aacute;thory de Somlyo, Elisabeth B&aacute;thory est n&eacute;e en 1560, d'une famille de sang royal comptant dans ses proches parents un cousin-germain prince de Transylvanie, Sigismond Bathory, un oncle qui devint roi de Pologne, des gouverneurs de province, de hauts magistrats, des &eacute;v&ecirc;ques et un cardinal. Cette famille remontait tr&egrave;s loin dans le temps et comptait un certain nombre d'aventuriers hongrois descendant probablement des Huns et qui s'&eacute;taient impos&eacute;s par le sang et la violence, comme il &eacute;tait de r&egrave;gle &agrave; ces &eacute;poques troubl&eacute;es o&ugrave; la Hongrie allait passer d'un paganisme pur et dur &agrave; un catholicisme tr&egrave;s inf&eacute;od&eacute; &agrave; Rome.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">C'est dans cette atmosph&egrave;re tr&egrave;s particuli&egrave;re, encombr&eacute;e de sortil&egrave;ges et de traditions ancestrales venus d'ailleurs, que se d&eacute;roula l'enfance d'Elisabeth B&aacute;thory, et cela explique certainement beaucoup de choses concernant le comportement et le mode de pens&eacute;e de cette comtesse qu'il faut bien se r&eacute;soudre &agrave; qualifier de &quot;sanglante&quot;.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Une lourde h&eacute;r&eacute;dit&eacute;</strong> </font><a id="heredite" name="heredite"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On ne peut faire abstraction de la lourde h&eacute;r&eacute;dit&eacute; d'Elisabeth : sa lign&eacute;e ne comportait pas que des petits saints et un certain nombre de ses anc&ecirc;tres avaient &eacute;t&eacute; des brutes sanguinaires : un de ses fr&egrave;res &eacute;tait un d&eacute;prav&eacute; pour lequel tout &eacute;tait bon, la plus tendre fillette comme la plus ratatin&eacute;e des femmes &acirc;g&eacute;es ; une de ses tantes, grande dame de la cour de Hongrie, d&eacute;frayait la chronique scandaleuse : on disait, &quot;tribade&quot; &agrave; l'&eacute;poque, qu'elle &eacute;tait tenue pour responsable d'avoir d&eacute;shonor&eacute; des douzaines de petites filles. Et puis, la propre nourrice d'Elisabeth, Ilona, qui deviendra son &acirc;me damn&eacute;e, personnage trouble et inqui&eacute;tant, pratiquant la magie noire et les sortil&egrave;ges les plus pervers, eut une influence d&eacute;terminante sur l'&eacute;volution de son esprit.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Les descriptions qu'on poss&egrave;de d'Elisabeth B&aacute;thory, ainsi qu'un portrait qu'on en a conserv&eacute;, nous la montrent d'une grande beaut&eacute; : &quot;les d&eacute;mons &eacute;taient d&eacute;j&agrave; en elle ; ses yeux larges et noirs les cachaient en leur morne profondeur ; son visage &eacute;tait p&acirc;le de leur antique poison. Sa bouche &eacute;tait sinueuse comme un petit serpent qui passe, son front haut, obstin&eacute;, sans d&eacute;faillance. Et le menton, appuy&eacute; sur la grande fraise plate, avait cette courbe molle de l'insanit&eacute; ou du vice particulier. Elle ressemblait &agrave; quelques Valois dessin&eacute; par Clouet, Henri Ill peut-&ecirc;tre. Bref, elle dissimulait quelque chose de m&eacute;lancolique, de secret et de cruel...&quot;</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Jeunesse</strong> </font><a id="jeunesse" name="jeunesse"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On ne sait pas grand-chose sur la jeunesse et l'adolescence d'Elisabeth, sinon qu'elle se r&eacute;fugiait souvent dans une solitude farouche. D&egrave;s son jeune &acirc;ge, elle fut confi&eacute;e &agrave; sa future belle-m&egrave;re qui devait en faire une ch&acirc;telaine soumise et pieuse, selon la plus pure tradition hongroise. Celle-ci l'ass&eacute;nait de pri&egrave;res et de saintes lectures. Par ailleurs, depuis son plus jeune &acirc;ge, elle souffrait de maux de t&ecirc;te parfois intol&eacute;rables qui la faisaient se rouler par terre. &Eacute;tait-ce de l'&eacute;pilepsie ? Il semble plut&ocirc;t qu'Elisabeth &eacute;tait en proie &agrave; des crises d'hyst&eacute;rie qu'il &eacute;tait tentant (&agrave; l'&eacute;poque) d'assimiler &agrave; des crises de possession d&eacute;moniaque.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Une myst&eacute;rieuse maternit&eacute;</strong> </font><a id="maternite" name="maternite"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On pr&ecirc;te &agrave; Elisabeth plusieurs aventures masculines avant son mariage et apr&egrave;s son veuvage. Toute jeune, imm&eacute;diatement apr&egrave;s sa pubert&eacute;, elle aurait eu une petite fille d'un paysan. Elle avait quatorze ans et elle &eacute;tait d&eacute;j&agrave; fianc&eacute;e &agrave; F&eacute;rencz N&agrave;dasdy, un comte appartenant &agrave; la meilleure noblesse hongroise, redoutable guerrier qui devint illustre et m&eacute;rita, par la suite, le titre de &quot;H&eacute;ros noir de la Hongrie&quot;. Il semble alors que, se trouvant enceinte, elle demanda &agrave; Orsolya N&agrave;dasdy, m&egrave;re de son fianc&eacute;, laquelle &eacute;tait charg&eacute;e de sa &quot;protection&quot;, la permission d'aller dire adieu &agrave; sa propre m&egrave;re, Anna B&aacute;thory, accompagn&eacute;e d'une seule femme en qui elle avait toute confiance.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Craignant le scandale et la rupture du mariage de sa fille, Anna Bathory aurait amen&eacute; secr&egrave;tement Elizabeth dans un de ses ch&acirc;teaux les plus &eacute;loign&eacute;s, du c&ocirc;t&eacute; de la Transylvanie, laissant courir le bruit que sa fille, atteinte d'une maladie contagieuse, avait besoin de repos et d'isolement absolus. Elle l'aurait alors soign&eacute;e, aid&eacute;e d'une femme venue du ch&acirc;teau familial de Csejthe et d'une accoucheuse qui avait fait le serment de ne rien r&eacute;v&eacute;ler. Une petite fille serait n&eacute;e, &agrave; laquelle on aurait donn&eacute; &eacute;galement le pr&eacute;nom d' &quot;Elizabeth&quot; et qui aurait &eacute;t&eacute; confi&eacute;e &agrave; la femme de Csejthe, qui avait accompagn&eacute; sa fille.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Mariage</strong> </font><a id="mariage" name="mariage"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Les noces d'Elisabeth B&aacute;thory et de Ferencz N&agrave;dasdy eurent lieu le 8 mai 1575. Elizabeth avait quinze ans, et son mari en avait vingt et un. L'empereur Maximilien de Habsbourg assista lui-m&ecirc;me au mariage. Le roi Matthias de Hongrie et l'archiduc d'Autriche envoy&egrave;rent de somptueux cadeaux aux nouveaux &eacute;poux qui s'en all&egrave;rent passer leur lune de miel dans le ch&acirc;teau de Csejthe, dans le district de Nyitra, r&eacute;gion montagneuse du nord-ouest de la Hongrie, encore c&eacute;l&egrave;bre aujourd'hui par la qualit&eacute; de ses vignobles, mais aussi pour ses ch&acirc;teaux forts en ruines, ses histoires de fant&ocirc;mes et ses traditions vivaces de vampires et de loups-garous.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le s&eacute;jour de F&eacute;rencz N&agrave;dasdy fut de courte dur&eacute;e, ses devoirs de combattant l'appelant &agrave; la guerre &agrave; travers toute la Hongrie et les pays avoisinants. Il laissa donc Elisabeth r&eacute;gner sur le ch&acirc;teau de Csejthe et sur les vastes domaines qui l'entouraient. Il est probable que la sensualit&eacute; d'Elizabeth, fortement &eacute;veill&eacute;e par son mari (qui lui fit d'ailleurs trois enfants : Osolya, Katherine et Pal, qui fut l'h&eacute;ritier tant attendu apr&egrave;s des ann&eacute;es de mariage), se sentit alors quelque peu frustr&eacute;e. On lui pr&ecirc;ta plusieurs intrigues amoureuses, mais sans lendemain, dont une avec un de ses cousins, le comte Gyorgy Thurzo, futur premier ministre de Hongrie et qui fut d'ailleurs, par la suite, son juge le plus s&eacute;v&egrave;re.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Le visiteur noir</strong> </font><a id="noir" name="noir"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le seul tort du mari &eacute;tait d'&ecirc;tre trop souvent absent. Un jour de 1586 ou 1587, alors que F&eacute;rencz N&agrave;dasdy &eacute;tait en plein combat contre les Serbes, on raconte qu'arriva au ch&acirc;teau de Csejthe, un grand jeune homme au teint cadav&eacute;rique, nomm&eacute; Cadevrius Lecorpus. Il &eacute;tait habill&eacute; de noir, avait de profonds yeux noirs et de longs cheveux noirs tombant jusqu'aux &eacute;paules. Son allure ne laissa pas les servantes de la comtesse perplexes sur l'identit&eacute; de l'inconnu. D'ailleurs, lorsque celles-ci racont&egrave;rent au village de Csejthe que sans doute, Erz&eacute;beth avait invit&eacute; un serviteur du diable, les villageois n'all&egrave;rent plus se coucher sans avoir soigneusement barricad&eacute; leurs portes et leurs fen&ecirc;tres avec des planches. Cet homme avait s&ucirc;rement &eacute;t&eacute; une sorte de sorcier, ou de pr&ecirc;tre plein, qui initia Elizabeth &agrave; certaines pratiques magiques. Car elle ne faisait pas myst&egrave;re de ses fr&eacute;quentations aupr&egrave;s des mages, des sorci&egrave;res et autres personnages, toujours f&eacute;minins, qui officiaient dans les for&ecirc;ts, &agrave; l'abri des regards indiscrets.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le plus &eacute;trange fut que, depuis cette fameuse visite, la comtesse changea de comportement... en effet, durant plusieurs semaines, Elizabeth ne sortit pas de chez elle et semblait s'&ecirc;tre retir&eacute;e du monde. A son proc&egrave;s, des paysans t&eacute;moign&egrave;rent que pourtant, durant cette p&eacute;riode, ils la virent avec une autre femme (une noble travestie), torturer &agrave; mort une malheureuse jeune fille. D'apr&egrave;s leurs dires, la fa&ccedil;on dont elles la battaient &eacute;tait d'une violence inou&iuml;e ! Premier changement : la comtesse &eacute;tait devenue tr&egrave;s violente...</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Veuvage et crimes</strong> </font><a id="crimes" name="crimes"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">F&eacute;rencz N&agrave;dasdy mourut en 1604.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Devenue veuve, Elisabeth semble n'avoir rien chang&eacute; &agrave; son mode de vie. Les tortures qu'elle infligeait &agrave; ses servantes, elle les pratiquait depuis longtemps et son mari le savait parfaitement, consid&eacute;rant celles-ci comme de simples amusements de la part de sa femme.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">L'un des t&eacute;moignages du proc&egrave;s est cat&eacute;gorique : &agrave; la question de savoir depuis combien de temps la comtesse maltraitait les jeunes filles, un t&eacute;moin r&eacute;pond : &quot;elle commen&ccedil;a quand son mari &eacute;tait encore en vie, mais alors ne les tuait pas. Le comte le savait et ne s'en souciait gu&egrave;re&quot;.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Recherche de l'&eacute;lixir de beaut&eacute;</strong> </font><a id="beaute" name="beaute"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On raconte une curieuse anecdote sur la naissance de la fascination d'Elizabeth pour le sang qui coule : un jour qu'elle avait frapp&eacute; une servante assez violemment pour la faire saigner du nez, parce qu'elle lui avait tir&eacute; les cheveux en la peignant, un peu du sang de la jeune fille tomba sur le poignet d'Elizabeth ; un peu plus tard, la comtesse crut remarquer que la peau de l'endroit o&ugrave; &eacute;tait tomb&eacute; le sang &eacute;tait devenue plus blanche et plus douce que la peau environnante ; intrigu&eacute;e, elle se baigna le visage avec le sang d'une des victimes de ses orgies : son visage lui sembla rajeuni et revivifi&eacute; par le traitement.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le souci primordial d'Elizabeth, depuis son plus jeune &acirc;ge, avait &eacute;t&eacute; sa beaut&eacute; : elle avait une peur atroce de vieillir et de s'enlaidir. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle imagine pouvoir ind&eacute;finiment pr&eacute;server sa beaut&eacute; gr&acirc;ce &agrave; du sang frais de jeunes filles, de pr&eacute;f&eacute;rence vierges, donc rev&ecirc;tues de cette aura magique que conf&egrave;re la virginit&eacute;. &quot;Le sang, c'est la vie !&quot; mais pour Erz&eacute;beth, la vie, c'&eacute;tait la beaut&eacute; et la jeunesse.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Elizabeth passait son temps au ch&acirc;teau de Csejthe, faisant &eacute;galement de fr&eacute;quents s&eacute;jours &agrave; Presbourg et surtout dans la demeure qu'elle avait acquise &agrave; Vienne, non loin de la cath&eacute;drale, demeure qui semble avoir &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e aussi par de sanglantes orgies.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Une &eacute;quipe de sorci&egrave;res</strong> </font><a id="sorcieres" name="sorcieres"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">&Agrave; Csejthe comme ailleurs, Elizabeth &eacute;tait toujours accompagn&eacute;e de sa nourrice Jo Ilona et de sa servante Dorottya Szentes, dite Dorko, deux femmes probablement sectatrices d'une de ces myst&eacute;rieuses cohortes de sorci&egrave;res avorteuses qui pullulaient encore dans les campagnes de l'Europe centrale. Il semble qu'elles aient &eacute;t&eacute; les principales pourvoyeuses de &quot;chair fraiche&quot; de la comtesse, en m&ecirc;me temps que ses &quot;agents d'ex&eacute;cution&quot; quand il s'agissait de frapper, de saigner, puis d'enterrer les malheureuses victimes.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Autour de ce duo infernal, il y avait un homme &agrave; tout faire, Ujvari Jano, dit Ficzko et une lavandi&egrave;re, Katalin Beniezky. Elizabeth vivait au milieu de cette troupe enti&egrave;rement vou&eacute;e &agrave; son service et &agrave; la satisfaction de ses instincts.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Un autre personnage vint bient&ocirc;t compl&eacute;ter la sinistre troupe, une certaine Darvulia Anna. Il appara&icirc;t que Darvulia &eacute;tait une sorci&egrave;re de la meilleure tradition, une magicienne noire qui connaissait des formules et des incantations sataniques et qui n'h&eacute;sitait pas &agrave; proc&eacute;der &agrave; des sacrifices humains pour obtenir l'aide des puissances d&eacute;moniaques. Sans doute Darvulia Anna sut-elle convaincre Elizabeth Bathory, d&eacute;j&agrave; quadrag&eacute;naire mais toujours tr&egrave;s belle, qu'elle connaissait les recettes infaillibles pour prolonger ind&eacute;finiment cette beaut&eacute;.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Les &quot;vaches &agrave; sang&quot; de la comtesse</strong> </font><a id="comtesse" name="comtesse"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Il y avait aussi le personnel &quot;volant&quot;, de belles jeunes filles dont elle faisait ses servantes, et parfois ses concubines, du moins tant qu'elle y trouvait une certaine nouveaut&eacute;. Car ces &quot;servantes&quot; disparaissaient les unes apr&egrave;s les autres, et il fallait bien que le &quot;personnel permanent&quot; se charge&acirc;t de renouveler un cheptel qui devait &ecirc;tre toujours jeune et beau.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On pr&eacute;tend m&ecirc;me que la comtesse veillait &agrave; ce que ces jeunes filles retenues prisonni&egrave;res fussent bien nourries et engraiss&eacute;es, car elle croyait que plus elles &eacute;taient dodues, plus elles avaient de sang dans les veines, et que plus elles &eacute;taient bien portantes, plus la vertu de ce sang &eacute;tait efficace. Plus que jamais, le sang &eacute;tait la vie : Elizabeth croyait-elle pouvoir &eacute;chapper au vieillissement et &agrave; la mort, et gagner ainsi une &eacute;ternelle jeunesse ? Il semble qu'il faille prendre tr&egrave;s au s&eacute;rieux cette conviction.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Les plus belles filles de Transylvanie et de Hongrie, lorsqu'elles &eacute;taient rep&eacute;r&eacute;es par les &eacute;missaires de la comtesse, prenaient le chemin du ch&acirc;teau de Csejthe. Tous les moyens &eacute;taient bons : menaces, intimidation, promesses d'argent, achat pur et simple dans certaines familles pauvres. Mais la plupart d'entre elles ne ressortaient jamais plus de la sinistre forteresse.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Supplices</strong> </font><a id="supplices" name="supplices"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On a probablement fort exag&eacute;r&eacute; les r&eacute;cits concernant les supplices inflig&eacute;s &agrave; ces innocentes jeunes filles par la comtesse Bathory et ses &acirc;mes damn&eacute;es. Mais il en est de suffisamment &eacute;tablis pour se faire une id&eacute;e de l'atmosph&egrave;re malsaine et macabre qui r&eacute;gnait dans les souterrains du ch&acirc;teau de Csejthe.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Les filles &eacute;taient frapp&eacute;es avec violence. Certaines avaient le cou perc&eacute;. D'autres &eacute;taient li&eacute;es avec des cordes qu'on tordait ensuite afin qu'elles puissent s'enfoncer dans les chairs, ce qui permettait de leur ouvrir les veines et de faire jaillir le sang sur la comtesse.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">On pr&eacute;tend m&ecirc;me qu'on remplissait parfois des baignoires de sang et qu'Elizabeth s'y baignait avec ravissement mais comme sa peau d&eacute;licate ne supportait pas d'&ecirc;tre essuy&eacute;e avec des serviettes, ce sont d'autres filles qui devaient la d&eacute;barrasser du sang en lui l&eacute;chant tout le corps avec leurs langues. Celles qui, ne supportant pas une telle horreur, s'&eacute;vanouissaient, &eacute;taient ensuite s&eacute;v&egrave;rement ch&acirc;ti&eacute;es avant de servir de victimes &agrave; leur tour.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Arrestation et proc&egrave;s</strong> </font><a id="proces" name="proces"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Rumeurs et enqu&ecirc;te</strong> </font><a id="enquete" name="enquete"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Malgr&eacute; les pr&eacute;cautions infinies prises par Erz&eacute;beth et ses complices, certaines personnes commenc&egrave;rent &agrave; murmurer. Erszebeth renouvelait sans cesse le personnel de son ch&acirc;teau, c'est-&agrave;-dire des jeunes paysannes que son serviteur Ficzko emmenait, soit de force, soit en amadouant leurs parents avec de belles robes, et la promesse d'une vie meilleure aux c&ocirc;t&eacute;s de la Comtesse. Seulement, au bout d'un certain temps, les familles de ces jeunes filles se demandaient ce que devenaient leurs enfants, car aucune nouvelle ne leur parvenait, et ce fut le d&eacute;clencheur des premiers doutes au sujet de ce que pouvait mijoter la Comtesse. Des rumeurs parvinrent jusqu'&agrave; la cour de Vienne et les autorit&eacute;s eccl&eacute;siastiques, sentant qu'il y avait sans doute des pratiques relevant de l'h&eacute;r&eacute;sie ou du paganisme, commenc&egrave;rent &agrave; se livrer &agrave; de discr&egrave;tes enqu&ecirc;tes.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le roi Matthias II de Hongrie d&eacute;cida de prendre l'affaire en main. Convaincu, par certains t&eacute;moignages, que l'h&eacute;riti&egrave;re des Bathory &eacute;tait coupable de crimes de sang, il ordonna une enqu&ecirc;te qu'il confia au gouverneur de la province, lui-m&ecirc;me cousin d'Erz&eacute;beth.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le gouverneur se rendit secr&egrave;tement &agrave; Csejthe et s'informa aupr&egrave;s de certaines personnes de confiance, en particulier le pasteur Andras Berthoni qui avait r&eacute;dig&eacute; un long m&eacute;moire dans lequel il accusait Erz&eacute;beth d'avoir fait mettre &agrave; mort neuf jeunes filles et de l'avoir contraint &agrave; les enterrer pendant la nuit. L'envoy&eacute; du roi Matthias fut tr&egrave;s vite &eacute;difi&eacute;, et, lorsqu'il eut fait son rapport, le roi ordonna l'arrestation de la comtesse Bathory et tous ses complices. Et cette t&acirc;che, il la confia &agrave; un autre cousin d'Erz&eacute;beth, son premier ministre le comte Gyorgy Thurzo, qui avait aussi &eacute;t&eacute; son amant.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Arrestation</strong> </font><a id="arrestation" name="arrestation"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le 29 d&eacute;cembre 1610, &agrave; la t&ecirc;te d'une troupe arm&eacute;e et accompagn&eacute; du cur&eacute; de Csejthe et en pr&eacute;sence des deux gendres d'Elizabeth, le comte Thurzo, le cousin d'Elizabeth p&eacute;n&eacute;tra dans le grand ch&acirc;teau au moment m&ecirc;me o&ugrave; se d&eacute;roulait l'une de ces orgies sanglantes.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Ils d&eacute;couvrirent plusieurs douzaines de jeunes filles, d'adolescentes et de jeunes femmes. Certaines &eacute;taient affaiblies, presque compl&egrave;tement vid&eacute;es de leur sang ; d'autres, dans un &eacute;tat d'h&eacute;b&eacute;tude totale, &eacute;taient encore intactes : c'&eacute;tait le b&eacute;tail r&eacute;serv&eacute; aux prochaines orgies. Par la suite, on exhuma une cinquantaine de cadavres de jeunes filles dans les cours, les d&eacute;pendances du ch&acirc;teau et les sous sols.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Lorsque le comte Thurzo se pr&eacute;senta devant elle, elle ne songea pas un seul instant &agrave; nier l'&eacute;vidence. Aux accusations que lui porta l&eacute;galement son cousin, la comtesse s'enferma dans un mutisme hautain.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff"><strong>Proc&egrave;s et condamnations</strong> </font><a id="condamnations" name="condamnations"></a></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le roi Matthias &eacute;tait d&eacute;cid&eacute; &agrave; aller jusqu'au bout ; Gyorgy Thurzo et les membres des familles B&aacute;thory et N&agrave;dasdy &eacute;galement, m&ecirc;me s'ils craignaient de supporter les cons&eacute;quences d'un &eacute;talage public des turpitudes de la comtesse. Il devait y avoir proc&egrave;s mais on prendrait soin de n'y point faire para&icirc;tre la principale inculp&eacute;e. On se rabattit sur l'entourage imm&eacute;diat d'Elizabeth.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Matthias &eacute;tait r&eacute;solu &agrave; condamner la comtesse &agrave; mort, quels que fussent ses liens avec l'illustre famille des B&aacute;thory. Gyorgy Thurzo s'y opposa ; il estima qu'en d&eacute;pit des crimes que la comtesse avait commis, il fallait songer &agrave; sa descendance, et il affirma : &quot;Ce n'est pas parce qu'une branche est pourrie qu'il faut abattre tout l'arbre&quot;.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Les principaux complices, Jo Ilona, Ficzko, Dorko et Katalin Beniezky furent condamn&eacute;s &agrave; la d&eacute;capitation et ex&eacute;cut&eacute;s.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Quant &agrave; Elizabeth, elle fut condamn&eacute;e &agrave; &ecirc;tre mur&eacute;e vive dans ses appartements priv&eacute;s du petit ch&acirc;teau de Csejthe : sous la surveillance des juges et du comte Thurzo, des ma&ccedil;ons mur&egrave;rent donc les fen&ecirc;tres et les portes de ses appartements, laissant le miroir, et qu'une petite ouverture par laquelle on passerait tous les jours de l'eau et de la nourriture. Elizabeth se laissa enfermer sans prononcer une parole.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Elle mourut le 21 ao&ucirc;t 1614. Aux dires de ceux qui la virent dans son dernier sommeil, en d&eacute;pit de son &acirc;ge - tr&egrave;s avanc&eacute; pour l'&eacute;poque - de cinquante-quatre ans, sa beaut&eacute; &eacute;tait inalt&eacute;r&eacute;e.</font></p>
<p class="style20" align="justify"><font color="#00ccff">Le ch&acirc;teau de Csejthe est rest&eacute; maudit. Il est aujourd'hui en ruines et on le dit hant&eacute; par la comtesse sanglante, qui continuerait de commettre ses crimes. Ces croyances persistantes font qu'elle est souvent consid&eacute;r&eacute;e comme un vampire et non comme une femme cruelle obs&eacute;d&eacute;e par la vieillesse.</font></p>
<p class="style20" align="justify">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-02-23T21:26:58+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-213797.html">
    <title><![CDATA[Imbolc]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-213797.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="left">petit article du jour :-)</p>
<span class="hitimportant">
<p align="center"><font color="#000080">&laquo;&nbsp;Voici l'&eacute;poque de la f&ecirc;tes des flambeaux,<br />o&ugrave; chaque lampe brille et flamboie pour saluer le Dieu qui rena&icirc;t.<br />Je c&eacute;l&egrave;bre la D&eacute;esse, je c&eacute;l&egrave;bre le Dieu.<br />Sous sa chape de sommeil, toute la terre c&eacute;l&egrave;bre.&nbsp;&raquo;</font></p>
<p align="center"><font color="#000080">&laquo;&nbsp;L'hiver a tout recouvert.<br />L'air est froid, la terre, envelopp&eacute;e de gel.<br />Mais toi, Seigneur du Soleil,<br />Dieu cornu des animaux, de la nature sauvage,<br />tu nais &agrave; nouveau en secret de la gracieuse D&eacute;esse M&egrave;re, ma&icirc;tresse de toutes fertilit&eacute;.<br />Je te salue, Dieu tr&egrave;s grand !<br />Salut &agrave; toi, sois le bienvenu !&nbsp;&raquo;</font> </p>
</span>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/woty_03_imbolc.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="left">La f&ecirc;te irlandaise d&rsquo;Imbolc (le 1er f&eacute;vrier - soit le mois d'anagantios selon le calendrier de Coligny), dans la mythologie celtique est celle sur laquelle les sources m&eacute;di&eacute;vales sont les plus faibles. Le sens du nom est &laquo; lustration &raquo;, il s&rsquo;agit donc d&rsquo;une purification qui prend place &agrave; la fin de l&rsquo;hiver, &agrave; l&rsquo;&eacute;quinoxe. Elle pourrait avoir pour fondement un culte li&eacute; &agrave; la f&eacute;condit&eacute;.</p>
<p align="left">En Irlande la c&eacute;l&eacute;bration de sainte Brigitte &agrave; cette date, conduit &agrave; penser qu&rsquo;Imbolc se d&eacute;roulait sous le patronage de la d&eacute;esse pr&eacute;chr&eacute;tienne Brigit.</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-02-02T09:40:02+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-212300.html">
    <title><![CDATA[La Völuspà]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-212300.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/odin3.gif" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center"><br /><font color="#333399">&nbsp;Chant proph&eacute;tique de la V&Ouml;LUSPA tranmis par les Volvas.<br />La pr&eacute;sente proph&eacute;tie de la V&ouml;luspa est &quot;r&eacute;interpr&eacute;t&eacute;e&quot; suivant une adaptation libre et romanc&eacute;e pour une meilleure compr&eacute;hension.<br />Toutefois la majeure partie du texte est identique toutefois aux deux &eacute;crits attest&eacute;s de la proph&eacute;tie :<br />Soit : - Le Codex Regius, le plus ancien compos&eacute; de 62 strophes r&eacute;dig&eacute; au milieu du XIII &eacute;me si&egrave;cle et conserv&eacute; &agrave; la Biblioth&egrave;que Royale d'Islande.<br />- Le Hauksbo'k et le Thorsfinndr&agrave;pa datant de l'an Mille.<br />- Des extraits de l'EDDA de Snorri Sturluson bien s&ucirc;r. (27 strophes reprises).Si cette traduction est imag&eacute;e, ceci a &eacute;t&eacute; fait dans un souci d'expurger l'influence du christianisme ayant d&eacute;form&eacute; le sens de certaines strophes &agrave; travers les &acirc;ges. Les * renverront aux textes d'origines pour rester toutefois fid&eacute;le &agrave; la V&ouml;luspa.<br />Enfin, il est &agrave; noter que les Volvas &eacute;taient de puissantes utilisatrices du Seidr, la magie runique essentiellement transmise entre femmes. Ces derni&egrave;res &eacute;taient &eacute;galement des chamans capable de lire le Wyrd (le destin) lors de transe certainement spectaculaire.</font>&nbsp;</p>
<p align="center">1</p>
<p align="center">Les hommes m'appellent Volva quand je visite leurs maisons,<br />Une voyante, sage en talismans.<br />Jeteuse de sorts, adroite en magie.<br />Les femmes malines me souhaitent toujours bienvenue.</p>
<p align="center">2</p>
<p align="center">Des anneaux, des bracelets et des colliers, je fais don<br />Pour apprendre le savoir, pour apprendre le Seidr* :<br />De plus en plus vaste d&eacute;s lors est ma vision par-del&agrave; les Mondes.</p>
<p align="center">3</p>
<p align="center">Dehors, je m'&eacute;tais assise quand vint les Hommes*,<br />La Terreur des Dieux, et ils fix&egrave;rent mon regard.<br />Que demandent-ils ? Pourquoi me tentent-ils ?<br />Je sais o&ugrave; est dissimul&eacute; leurs m&eacute;moires<br />Bien cach&eacute;es dans le puits de Mimir*<br />Mimir qui chaque matin ondule des pleurs des Nornes*.<br />Et bien que veut-tu savoir de plus ?*</p>
<p align="center">4</p>
<p align="center">Je connais le secret des gu&eacute;s*<br />Cach&eacute; sous l'arbre sacr&eacute;,<br />Au bas, se d&eacute;verse un cours d'eau pr&eacute;cieux,*<br />Et bien que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">5</p>
<p align="center">Silence, je demande au peuple sacr&eacute;,<br />Silence aux parents et amis des Ases*<br />A ta demande je vais relater<br />Les vieilles chansons des hommes que je me rappelle le mieux.</p>
<p align="center">6</p>
<p align="center">Je parle des El&eacute;ments* &agrave; l'aube des temps oubli&eacute;s.<br />Ceux-l&agrave; qui me donn&egrave;rent la vie il y a bien longtemps :<br />Neuf Mondes je pouvais compter alors, neuf racines menant &agrave; l'arbre,<br />Le fr&ecirc;ne merveilleux, loin sous la terre.</p>
<p align="center">7</p>
<p align="center">Quand la Terre* seule vivait il y a longtemps<br />Il n'y avait ni sable, ni mer, ni vagues houleuses.<br />Nul part n'&eacute;tait la lumi&egrave;re, ni le ciel au-dessus.<br />Seulement un grand foss&eacute; et pas d'herbes.</p>
<p align="center">8</p>
<p align="center">Alors Ses fils* b&acirc;tirent les royaumes,<br />Moulant magnifiquement Midgard, la Terre du Milieu :<br />Le Soleil fixant vers Sudri les pierres de leur demeure,<br />Du sol poussa alors l'herbe douce.</p>
<p align="center">9</p>
<p align="center">Le Soleil (Sol) tourn&eacute; vers Sudri, aux c&ocirc;t&eacute;s de la Lune (Mani),<br />Posa son bras droit sur le bord du ciel :<br />Le Soleil ne savait pas quel &eacute;tait son si&egrave;ge,<br />Les &eacute;toiles ne savaient pas quelles places elles avaient,<br />La Lune ne savait pas qu'elle &eacute;tait sa force.</p>
<p align="center">10</p>
<p align="center">Alors, ensemble, tous les Dieux se r&eacute;unirent au Thing,<br />Eux les maitres, dans leur salle de jugement :<br />Ils nomm&egrave;rent la Nuit et la Nouvelle Lune,<br />Ils nomm&eacute;rent l'Aube et le Cr&eacute;puscule,<br />Le Matin et le Jour,<br />Le Solstice d'Hiver, le Solstice d'Et&eacute; et les saisons pour faire les ann&eacute;es.</p>
<p align="center">11</p>
<p align="center">A Earendel*, se rencontr&egrave;rent les El&eacute;ments tous puissants nous modelant ;<br />Des autels et des temples furent &eacute;lev&eacute;s pour les louer.<br />Les Svarts* creus&egrave;rent des forges pour travailler l'or en leur nom,<br />Des marteaux et des enclumes, ils donn&egrave;rent forme, et les outils, ils cr&eacute;erent ;</p>
<p align="center">12</p>
<p align="center">Les Hommes jou&egrave;rent alors aux Echecs dans la cour et ils &eacute;taient heureux,<br />Ils ne manquaient pas d'or brillant,<br />Jusqu'&agrave; ce qu'arrivent les Trois Vents*,<br />Terribles dans leur force, venant de chez les Vanes*.</p>
<p align="center">13</p>
<p align="center">Alors, ensemble, les Ases se r&eacute;unirent au Thing*, <br />Eux les maitres, dans leur salle de jugement :<br />La lumi&egrave;re devait &ecirc;tre pr&eacute;serv&eacute;e,<br />Avant de s'estomper sous le souflle du changement. **</p>
<p align="center">13Bis<br />Alors, ensemble les Ases se r&eacute;unirent en conseil,<br />Eux les maitres, dans leur salle de jugement :<br />Qui les Nains allaient cr&eacute;er,<br />Du sang de Brimir et des os de Blain ?</p>
<p align="center">14</p>
<p align="center">Motsognir se leva, leur chef tout-puissant,<br />Le plus grand des Nains, et Durin apr&egrave;s lui :<br />Ils moul&egrave;rent plusieurs formes humano&iuml;des<br />De la Terre, comme Durin leur avait demand&eacute;.</p>
<p align="center">15</p>
<p align="center">Nyi et Nidi, Nordri et Surdri,<br />Austri et Vestr, Althjof, Dvalin,<br />Nar et Nain, Nip&icirc;ng, Dain,<br />Bifur, Bafur, Bombur, Nori,<br />An et Anar, Ai, Mjodvitnir.</p>
<p align="center">16</p>
<p align="center">Veig et Gandalf, Vindalf, Thrain,<br />Thekk et Thorin, Thror, Vit et Lit,<br />Nar et Regin, Nyrad et Radsvith ;<br />Maintenant sont nomm&eacute;s les lign&eacute;es des Nains</p>
<p align="center">17</p>
<p align="center">Fili, Kili, Fundi,, Nali,<br />Frar, Hornbori, Fraeg et Loni,<br />Aurvang, Jari, Eikinskjaldi.</p>
<p align="center">18</p>
<p align="center">Les Nains dont je parle maintenant sont les compagnons de Dvalin,<br />Ils &eacute;taient comme des lions au temps de Lofar.<br />Eux qui naquirent des pierres partirent<br />Vers les Royaumes boueux et les plaines de sable.</p>
<p align="center">19</p>
<p align="center">Il y avait Drapunir et Dolgthrasir,<br />Har et Haugspori, Hlevang, Glo&iuml;,<br />Skirvir, Virvir, Skavidr, Ai,<br />Alf et Yngvi, Eikinskjaldi.</p>
<p align="center">20</p>
<p align="center">Fjalar et Frosti, Finn et Ginnar.<br />Les Hommes se souviendraient alors tant qu'ils vivraient<br />De la longue lign&eacute;e de leurs descendants.</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><br />21</p>
<p align="center">Alors vinrent trois Ases glorieux et puissants,<br />Les Trois Rois-Ases de la demeure d'Earendel :<br />De la poussi&egrave;re c&eacute;leste ils cr&eacute;erent les Alfes*,<br />Dot&eacute;s de peu de force et alors sans destin.</p>
<p align="center">22</p>
<p align="center">Ils ne poss&eacute;daient pas de sens, pas de sang, n'avaient pas d'&acirc;me,<br />N'avaient pas de language, ni la couleur de la vie ;<br />L'&acirc;me, leur donna l'un*, le sens, leur donna l'autre*,<br />Le sang et les couleurs de la vie, leur donna le dernier*.</p>
<p align="center">23</p>
<p align="center">Je connais un fr&ecirc;ne, nomm&eacute; Yggdrasil,<br />Le grand arbre asperg&eacute; de ros&eacute;e blanche ;<br />De l&agrave;, viennent des flots qui tombent,<br />Provenant de la source d'Urd, sur des plaines toujours vertes.</p>
<p align="center">24</p>
<p align="center">Se tiennent pr&egrave;s de cette source froide,<br />Dans un lit de verdure o&ugrave; elles sont n&eacute;es,<br />Les sages vierges du Wyrd, Urd la premi&egrave;re,<br />Skuld la seconde, qui &eacute;crit les Runes,<br />Et Vervandi, la troisi&egrave;me des Nornes :<br />Les lois qui d&eacute;terminent la vie des Hommes,<br />Elles fixent pour toujours, et sc&egrave;lent leur destin.</p>
<p align="center">25</p>
<p align="center">La premi&egrave;re Guerre dans ce monde, je me rappelle pourtant &eacute;galement !<br />Transper&ccedil;ant, et ainsi fourvoyant leurs voeux, celle qui ne peut &ecirc;tre nomm&eacute;e* avec leurs lances,<br />Ils la brul&egrave;rent dans la halle de Har*.<br />Trois fois ils la brul&egrave;rent, chaque fois la chose revint &agrave; la vie,<br />Bient&ocirc;t alors ils la laiss&egrave;rent; et &agrave; cette heure, elle vit toujours.</p>
<p align="center">26</p>
<p align="center">Alors, ensemble, les derniers Ases se r&eacute;unirent au Thing,<br />Eux les maitres, dans leur salle de jugement :<br />Est-ce que les Ases devaient payer un si lourd tribut pour cette tr&ecirc;ve,<br />O&ugrave; est-ce que tous les Eveill&eacute;s* devaient se retrouver dans cette Guerre ?</p>
<p align="center">27</p>
<p align="center">Mais d&eacute;j&agrave; il &eacute;tait trop tard,<br />Dans la premi&egrave;re grande bataille de ce monde ;<br />La Lance* fut jet&eacute;e au-dessus des arm&eacute;es brisant le Rempart,<br />D&eacute;chirant alors le coeur du Royaume d'Asgard,<br />Les fiers Vanes y apportant la Guerre.</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><br />28</p>
<p align="center">Alors, ensemble, les Ases se r&eacute;unirent au Thing,<br />Eux les maitres, dans leur salle de jugement :<br />Qui avait sali l'air de trahison,<br />et avait offert l'illusion de l'immortalit&eacute; aux Hommes* ?</p>
<p align="center">29</p>
<p align="center">L&agrave;, vint la grande col&egrave;re, obscursissant la sagesse,<br />Sous la forme d'un terrible marteau*.<br />Les serments en furent rompus, les voeux, oblig&eacute;s,<br />Des accords solennel furent pass&eacute;s entre les ennemis.</p>
<p align="center">30</p>
<p align="center">Je vis alors les peurs* venir dans le lointain,<br />Dans une chevauch&eacute;e sauvage vers le monde des Hommes :<br />Skuld a son bouclier, Skogul de m&ecirc;me,<br />Gunn, Hild, Gondul et Geirskogull :<br />D&ucirc;ment, j'ai nomm&eacute; les vierges d&eacute;mones d'Herjan,<br />Pr&ecirc;tes &agrave; chevaucher au-dessus des rouges champs de batailles.</p>
<p align="center">31</p>
<p align="center">J'ai vu Baldr, le dieu b&eacute;ni,<br />Le plus cher des fils d'Ygg, dont le destin funeste est cach&eacute; :<br />Haut sur la plaine, une plante se dressait,<br />Tr&egrave;s fine et tr&egrave;s belle,<br />Une branche de gui.</p>
<p align="center">32</p>
<p align="center">La jeune plante mince est devenue<br />Une arme fatale quand H&ouml;dr la lan&ccedil;a ;<br />Mais le fr&egrave;re de Baldr nacquit en une nuit,<br />Pr&ecirc;t &agrave; venger bient&ocirc;t le meurtre du fils d'Odin.</p>
<p align="center">33</p>
<p align="center">Il ne lava plus ses mains, ni ne peigna plus ses cheveux<br />Tant que l'assassin de Baldr ne fut envoy&eacute; au Royaume de Hel ;<br />Mais Frigg pleura &agrave; Fensalir<br />Cette action fatale.<br />Et bien, que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">34</p>
<p align="center">Mue par un Grand Vanir* au sein d'une chaude antre<br />Qui ressemble &agrave; un lieu maudit et sanctifi&eacute;,<br />La menace y gronde remplissant de tristesse sa maitresse* pansant la rage<br />De sa moiti&eacute; spectrale ainsi encha&icirc;n&eacute;.<br />Et bien, que veut-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><br />35</p>
<p align="center">L&agrave;-bas, &agrave; l'Austri, coule dans ses vall&eacute;es empoisonn&eacute;es,<br />La rivi&egrave;re Slith, emplie d'&eacute;p&eacute;es et de couteaux.</p>
<p align="center">36</p>
<p align="center">Y traversent ses courants rapides et de la hauteur d'une ceinture,<br />Les Hommes rejet&eacute;s, malades ou meurtriers,<br />Aussi ceux qui trahissent un ami en s&eacute;duisant leur femme ;<br />Ici, la Vouivre* ronge des corps nus,<br />Ici, le Loup d&eacute;chire les Hommes.<br />Et bien, que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">37</p>
<p align="center">L&agrave;, au Nordri, dans les plaines de Rathan&ouml;r*,<br />Il y a la demeure dor&eacute;e des anciens Bray'gees* ;<br />Celle o&ugrave; fut dress&eacute; le banquet de Bragi, pr&egrave;s d'Okolnir,<br />non loin de Brimir, l&agrave; o&ugrave; est brass&eacute; le breuvage des Scaldes.</p>
<p align="center">38</p>
<p align="center">Je vois un palais, tr&egrave;s loin au Soleil,<br />Sur le rivage de Na Strand ; tourn&eacute;es vers le Nordri sont ses portes ;<br />Du poison coule &agrave; travers l'entr&eacute;e,<br />Ses murs sont recouverts de serpents enroul&eacute;s.</p>
<p align="center">39</p>
<p align="center">A l'Austri est assise la vieille femme, dans la For&ecirc;t de Fer,<br />Ici est &eacute;lev&eacute; le tourbillon des mauvais vents f&eacute;condants les monstres* ;<br />Un jour, l'un d'entre eux, le pire de tous,<br />D&eacute;vorera le Soleil, et il aura l'apparence d'un Loup.</p>
<p align="center">40</p>
<p align="center">Il se nourrira de la chair des Hommes tomb&eacute;s,<br />Dont le sang souillera les si&egrave;ges des Ases ;<br />La lumi&egrave;re du Soleil foncira dans les &eacute;t&eacute;s prochains.<br />Le vent apportera le malheur ;<br />Et bien, que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">41</p>
<p align="center">Jouant de sa harpe sur cette colline est assis,<br />Le joyeux eggther, celui qui garde l'ogresse ;<br />Au-dessus de lui, heureux dans son arbre,<br />Chante le coq rouge que l'on appelle Fjalar.</p>
<p align="center">42</p>
<p align="center">Chez les Dieux chante Gullinkambi ;<br />Il r&eacute;veille les h&eacute;ros qui demeurent avec Herjan ;<br />Un autre chante sous la terre<br />Dans le palais de Hel, de couleur rouge sombre.</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">43</p>
<p align="center">Mais voici que j'entends la b&ecirc;te* aboyer de rage,<br />L&agrave;-bas, dans les profondeurs infernales,<br />La cha&icirc;ne se rompera et le lib&eacute;rera,<br />Je vois maintes choses alors, aussi loin que possible :<br />Je vois l'am&egrave;re destin&eacute;e du cr&eacute;puscule des Dieux qui les engloutira.</p>
<p align="center">44</p>
<p align="center">Les fr&egrave;res batailleront entre-eux jusqu'&agrave; une fin sanglante,<br />Et les fils de leurs soeurs souilleront leur honneur ;<br />Le malheur sera sur Terre, avec plus de gratuit&eacute;,<br />L'&acirc;ge des haches, l'&acirc;ge des &eacute;p&eacute;es - bris&eacute;s seront les boucliers -<br />L'&acirc;ge du vent, l'&acirc;ge du Loup, avant que le monde ne s'&eacute;croule ;<br />La lance d'aucun Homme n'&eacute;pargnera l'autre.</p>
<p align="center">45</p>
<p align="center">Les corbeaux* croassent, le pr&eacute;sage de la chute s'annon&ccedil;ant<br />Une fois retentit la luisante et vieille corne du tr&eacute;pas*,<br />D'un souffle fort l'Ase Blanc* en jouera avec sa pointe vers le haut ;<br />Dans le sombre ch&acirc;teau*, l'horreur se r&eacute;pandra,<br />Une fois encore...*</p>
<p align="center">46</p>
<p align="center">Le grand arbre Yggdrasil tremblera,<br />Le vieux tronc g&eacute;mira,<br />Ses feuilles bruissant fort : alors les Thurses* seront d&eacute;livr&eacute;s.</p>
<p align="center">47</p>
<p align="center">Qu'en est-il des Dieux ?<br />Qu'en est-il des Elfes ?<br />Dans le tumulte des Thurses, les Ases se rencontrent.<br />Aux portes de leur citadelle, les Sages Rois* g&eacute;missent<br />Dans leur forteresse qui tombe.<br />Et bien que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center"><br />48</p>
<p align="center">La menace* arrivera de l'Austri, son bouclier lev&eacute;,<br />Le ver de Midgard* se tordera de rage,<br />Le Grand Serpent fouettera alors les vagues saisie par cette fureur;<br />L'aigle miaule et d&eacute;chire les cadavres, <br />Le bateau du Royaume de la Mort s'est d&eacute;tach&eacute;.</p>
<p align="center">49</p>
<p align="center">Le navire vient lui-aussi de l'Austri,<br />Amenant les G&eacute;ants du feu.<br />A sa proue c'est la barreur des ongles morts* qui ouvre les eaux ;<br />Les monstres, les alli&eacute;s du Loup, des hordes sans esprits, <br />Tous avancent avec le fr&eacute;re des G&eacute;ants.</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">50</p>
<p align="center">Le Chef des G&eacute;ants arrive du Sudri avec le feu d&eacute;vorant,<br />L'&eacute;p&eacute;e de Hel* &eacute;tincelle comme un Soleil ;<br />Les hautes collines vacillent, les rochers* s'&eacute;branlent,<br />Les Hommes marcheront fiers vers le paradis de leurs espoirs*.</p>
<p align="center">51</p>
<p align="center">Alors un nouveau malheur fondera sur les Dieux,<br />Quand leur P&eacute;re-&agrave;-tous* s'avancera pour combattre le Loup,<br />Glorieux sera la lutte avec le G&eacute;ant,<br />Pourtant p&eacute;rira le p&eacute;re des Ases.</p>
<p align="center">52</p>
<p align="center">S'avancera alors &agrave; grands pas le fils du Dieu d&eacute;fait*,<br />Combattant sans peur, il s'attaquera au Loup* ;<br />Au coeur il touchera le fils du Mal*,<br />Le tuant et accomplissant sa vengeance.</p>
<p align="center">53</p>
<p align="center">Vint alors le puissant d&eacute;tenteur de Mj&ouml;llnir ;<br />Baille l'hideux Serpent qui ceinture la Terre :<br />Lorsque l'Ase le plus fort de tous* s'avance &agrave; grands pas pour contenir le ver.</p>
<p align="center">54</p>
<p align="center">Puissament frappera le gardien de Midgard<br />Puissent tous les sc&eacute;l&eacute;rats du monde errer loin de chez eux ;<br />Alors le tueur de G&eacute;ants tombera neuf pieds en arri&egrave;re,<br />Mort mais sans crainte pour sa gloire...</p>
<p align="center">55</p>
<p align="center">Sous la mer, la terre coule, le soleil s'obscurcit,<br />Des cieux tombent les belles et brillantes &eacute;toiles ;<br />Jaillissent la vapeur et le feu qui se d&eacute;verse,<br />Jusqu'au plus haut des cieux, montent les immenses flammes.</p>
<p align="center">56</p>
<p align="center">Je vois du vert maintenant et des choses qui poussent<br />La terre se soul&egrave;ve de nouveau sous la mer ;<br />Des torrents de pluie tombent, au-dessus vole l'aigle,<br />Sur des montagnes enneig&eacute;es, il cherche des poissons.</p>
<p align="center">57</p>
<p align="center">De nouveau, les Ases se rencontreront peut-&ecirc;tre, sur la plaine d'Ida,<br />Parlant du puissant Foehn* pass&eacute;, esp&eacute;rons-le.<br />Parlant sur la grande fin du monde et des &eacute;v&eacute;nements pass&eacute;s,<br />Sur les Runes anciennes et les glyphes de l'Humanit&eacute;*.</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">58</p>
<p align="center">L&agrave;, dans l'herbe, les Echiquiers d'or*,<br />Des tr&egrave;s glorieux, seront retrouv&eacute;s,<br />Ceux qu'ils poss&eacute;daient dans les temps anciens.</p>
<p align="center">59</p>
<p align="center">Sur des terres o&ugrave; rien n'a &eacute;t&eacute; sem&eacute;, le bl&eacute; poussera,<br />Tout ce qui allait mal ira bien ;<br />Les temple des El&eacute;ments et des Ases r&eacute;incarn&eacute;s* sera dress&eacute; sur les ruines d'Ysetur*,<br />Et bien, que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">60</p>
<p align="center">Alors Hoenir prendra les baguettes sanglantes de la proph&eacute;tie,<br />Et les deux fr&eacute;res, fils de Ygg, habiteront pour toujours<br />Dans la grande maison des vents : <br />Et bien, que veux-tu savoir de plus ?</p>
<p align="center">61</p>
<p align="center">Je vois un Palais plus &eacute;clatant que le Soleil,<br />Au toit d'or rouge, que l'on appelle Giml&eacute;,<br />L&agrave;, tr&ocirc;neront les Eveill&eacute;s*;<br />Et vivront pour toujours dans le calme et la f&eacute;licit&eacute;.</p>
<p align="center">62</p>
<p align="center">Alors Elle viendra par la Porte Arc-en-Ciel,<br />La Grande Dame* guidant les Hommes &eacute;gar&eacute;s.</p>
<p align="center">63*</p>
<p align="center">Apportant la Lumi&egrave;re aux &acirc;mes,<br />Mais les ombres sur leurs corps...*</p>
<p align="center">63 bis</p>
<p align="center">Volant, arrivera le Dragon Noir,<br />Nidhogg montera, depuis les profondeurs de Nitha ;<br />Comme il survole les plaines, il porte sur ses ailes,<br />Des corps d'hommes nus : maintenant il va sombrer.<br />&nbsp;<br /><u><font color="#000080">Explication de l'Interpr&eacute;tation de la proph&eacute;tie V&ouml;luspa</font></u></p>
<p align="center">* [2-2] : &quot;Seidr&quot; : Remplace le terme &quot;magie&quot; - En fait la magie runique f&eacute;minine usit&eacute;e par les Volvas.</p>
<p align="center">* [3-1] : &quot;Hommes&quot; : Rempace la &quot;Vie&quot; - Ici les Hommes dans leur caract&eacute;re symbolique du vivant. Ils sont la &quot;terreur des Dieux&quot; car les hommes sont seuls d&eacute;positaires de leurs m&eacute;moires.<br />* [3-5] : &quot;Mimir&quot; : Remplace la &quot;m&eacute;moire&quot; comme personnification ancestrale.<br />* [3-6] : &quot;pleurs des Nornes&quot; : Remplace ici &quot;l'hydromel d'Odin&quot; - Odin ayant vol&eacute; le breuvage de la po&eacute;sie et Kvasir ayant &eacute;t&eacute; cr&eacute;e par la salive des Dieux, il est int&eacute;ressant de faire brasser ce breuvage par les filles du destin.<br />* [3-7] : &quot;Et bien que veux-tu savoir de plus ?&quot; : Formule que l'on retrouve dans les Eddas de fa&ccedil;on r&eacute;currente.</p>
<p align="center">* [4-1] : &quot;les Gu&eacute;s&quot; : Terme rempla&ccedil;ant le &quot;pont Bifrost&quot; comme passage vers les sph&eacute;res c&eacute;lestes et les voies secr&eacute;tes de la connaissance runique.<br />* [4-3] : &quot;un cours d'eau pr&eacute;cieux&quot; : Certainement la source des Nornes o&ugrave; se trouve le puits de la connaissance. N'oublions pas que nous venons de l'eau...</p>
<p align="center">* [5-2] : &quot;les Ases&quot; : Les nouveaux Dieux et par extention les hommes Eveill&eacute;s.</p>
<p align="center">* [6-1] : &quot;les El&eacute;ments&quot; : Remplace ici le terme &quot;G&eacute;ant primal&quot; dans son sens originel.</p>
<p align="center">* [7-1] : &quot;la Terre&quot; : Remplace le terme &quot;Ymir&quot;, le G&eacute;ant originel dont le corps forme les Mondes.</p>
<p align="center">* [8-1] : &quot;Ses Fils&quot; : Remplace &quot;les fils de Bur&quot; qui par extention sont les fils de la Terre-Ymir.</p>
<p align="center">* [11-1] : &quot;Earendel&quot; : Remplace le monde d'Asgard dans le sens que les Ases et les Alfes ont une essence provenant des &eacute;toiles.<br />* [11-3] : &quot;les Svarts&quot; : En fait les Nains renvoyant peut-&ecirc;tre aux cavernes protectrices des premiers Hommes.</p>
<p align="center">* [12-3] : &quot;Les Trois-Vents&quot; : Remplace les &quot;trois vierges-G&eacute;antes&quot;... d'o&ugrave; le renvoie aux El&eacute;ments et par extention aux vents qui changent la vie suivant leurs volont&eacute;.<br />* [12-4] : &quot;les Vanes&quot; : Se substitue aux &quot;El&eacute;ments&quot; dans leur sens symbolique des anciens Dieux rentrant en conflit avec les Ases, les nouveaux Dieux. (Et par extention au monde de la Nature &agrave; celui transform&eacute; par les Hommes).</p>
<p align="center">* [13-1] : &quot;Thing&quot; : Remplace le &quot;conseil&quot;, en fait l'assembl&eacute;e des hommes-libres.<br />* [13-4] : &quot;La lumi&egrave;re... changement&quot; : le texte originel parle des Nains pr&eacute;servant le souffle de la vie qui ici a &eacute;t&eacute; chang&eacute; par la Lumi&egrave;re menac&eacute;e par le souffle des El&eacute;ments et des Vents changeants.</p>
<p align="center">* [21-3] : &quot;les Alfes&quot; : Remplace les &quot;hommes&quot; - En fait les Alfes sont ici des &quot;Eveill&eacute;s&quot; qui d'hommes passent &agrave; l'&eacute;tat Alfique pour devenir des &ecirc;tres de lumi&egrave;res et pour certains alors des Elfes.</p>
<p align="center">* [22-3-3-4] : &quot;l'un, l'autre, le dernier&quot; : Remplace les trois dieux cr&eacute;ateurs de l'Homme, soit, Odin, Hoenir et Lodur.</p>
<p align="center">* [25-2] : &quot;celle qui ne peut-&ecirc;tre nomm&eacute;e&quot; : Remplace la &quot;g&eacute;ante Gullveig&quot;.<br />* [25-3] : &quot;Har&quot; : Odin.</p>
<p align="center">* [26-4] : &quot;Eveill&eacute;s&quot; : Remplace les &quot;Ases&quot; - Cf Alfes et Ases.</p>
<p align="center">* [27-3] : &quot;la Lance&quot; : La lance d'Odin qui &eacute;tait lanc&eacute;e par-dessus une bataille pour s'attirer ses faveurs.</p>
<p align="center">* [28-4] : &quot;l'immortalit&eacute; aux Hommes&quot; : En fait remplace l'id&eacute;e du changement... la sagesse ici s'obscurcit car la voie de l'illusion a &eacute;t&eacute; offert aux Hommes pensant devenir immortels par le feu et le fer.</p>
<p align="center">* [29-2] : &quot;marteau&quot; : Remplace symboliquement le dieu &quot;Thor&quot;.</p>
<p align="center">* [30-1] : &quot;les Peurs&quot; : Remplace ce qui fait craindre la temp&ecirc;te, en fait ici les &quot;Valkyries&quot;.</p>
<p align="center">* [34-1] : &quot;Grand Vanir&quot; : Remplace ici le dieu malfaisant &quot;Loki&quot;.<br />* [34-3] : &quot;maitress&quot; : Ici la femme de Loki le soignant durant sa captivit&eacute;, en fait Sygin.</p>
<p align="center">* [36-4] : &quot;la Vouivre&quot; : Remplace le Serpent-Dragon &quot;Niddhog&quot;.</p>
<p align="center">* [37-1] : &quot;Rathan&ouml;r&quot; : Simple terme sans signification particuli&egrave;re rempla&ccedil;ant la r&eacute;gion de &quot;Nitha&quot;.<br />* [37-2] : &quot;Bray'gees&quot; : Comme Rathan&ouml;r, interpr&eacute;tation personnelle d&eacute;coulant toutefois du dieux Bragi et rempla&ccedil;ant ici les Nains-Scaldes.</p>
<p align="center">* [39-2] : &quot;les Monstres&quot; : Remplace la descendance de Fenrir, en fait les loups Skoll et Hati.</p>
<p align="center">* [43-1] : &quot;la B&ecirc;te&quot; : Remplace le chien &quot;Garm&quot;.</p>
<p align="center">* [45-1] : &quot;les Corbeaux&quot; : Remplace ici la &quot;m&eacute;moire&quot; symbolis&eacute;e par les corbeaux d'Odin, Huggin et Munnin.<br />* [46-2] : &quot;corne du tr&eacute;pas&quot; : la corne d'Heimdall, &quot;Gjallhorn&quot;.<br />* [46-3] : &quot;l'Ase Blanc&quot; : Remplace ici &quot;Heimdall&quot; - En fait un de ses autres noms.<br />* [46-4] : &quot;sombre ch&acirc;teau&quot; : Remplace ici la &quot;demeure de Hel&quot;.<br />* [46-5] : &quot;une fois encore...&quot; : Cette strophe reste ici une &eacute;nigme...</p>
<p align="center">* [46-3] : &quot;Thurses&quot; : Remplace ici les &quot;G&eacute;ants du Givre&quot;, qui est d'ailleurs leur nom r&eacute;el en nordique.</p>
<p align="center">* [47-4] : &quot;les Sages Rois&quot; : Remplace ici les Seigneurs de chaque race d'&ecirc;tres vivants.</p>
<p align="center">* [48-1] : &quot;la menace&quot; : Remplace le nom du G&eacute;ant &quot;Hrym&quot;.<br />* [48-2] : &quot;le ver de Midgard&quot; : En fait le serpent Jormungandr qui entoure le monde des Hommes.</p>
<p align="center">* [49-3] : &quot;des ongles morts&quot; : Remplace ici &quot;Naglafar&quot;, en fait le bateau des morts du Royaume de Hel.</p>
<p align="center">* [50-2] : &quot;l&quot;&eacute;p&eacute;e de Hel&quot; : Cette &eacute;p&eacute;e reste une &eacute;nigme quand &agrave; sa r&eacute;elle provenance...<br />* [50-3] : &quot;les rochers&quot; : En fait les &quot;Trolls&quot; qui se muaient en pierre au contact du Soleil.<br />* [50-4] : &quot;vers le paradis de leurs espoirs&quot; : un He&iuml;ti renvoyant &agrave; l'espoir des Hommes de d&eacute;truire &agrave; jamais le royaume de Hel, en fait la Mort elle-m&ecirc;me.</p>
<p align="center">* [51-2] : &quot;leur P&eacute;re-&agrave;-Tous&quot; : Odin</p>
<p align="center">* [52-1] : &quot;le fils du Dieu d&eacute;fait&quot; : Remplace le nom du fils d'Odin le vengeant, &quot;Vidar&quot;.<br />* [52-2] : &quot;Loup&quot; : Remplace le nom du monstre &quot;Fenrir&quot;.<br />* [52-3] : &quot;le fils du Mal&quot; : Ici remplace le &quot;fils de Hvedrung&quot;, en fait Loki.</p>
<p align="center">* [53-3] : &quot;le plus fort de tous&quot; : En fait Thor mais l'un de ses fils sera encore plus puissant que lui.</p>
<p align="center">* [57-2] : &quot;Foehn&quot; : Remplace les &quot;&eacute;v&eacute;nements pass&eacute;s&quot;, en fait la Guerre symbolis&eacute; par ce He&iuml;ti d&eacute;signant un vent chaud et rendant fou.<br />* [57-4] : &quot;glyphes de l'Humanit&eacute;&quot; : Un autre He&iuml;ti symbolisant les temps antiques.</p>
<p align="center">* [58-1] : &quot;les Echiquiers d'or&quot; : Remplace ici les &quot;Tablettes d'or&quot; perdues &agrave; l'origine du monde. Les Echecs remplacent ici les tablettes car il est int&eacute;ressant de s'imaginer ces &eacute;chiquiers comme symbolique des voies de l'Irminsul.</p>
<p align="center">* [59-2] : &quot;les Ases r&eacute;incarn&eacute;s &quot; : He&iuml;ti rempla&ccedil;ant les &quot;Dieux&quot; mais qui d&eacute;note la croyance en la r&eacute;incarnation du monde Nordique.<br />* [59-2-2] : &quot;Ysetur&quot; : La &quot;Cit&eacute; des Rois-Elfes&quot;... symbolisant en fait la poussi&egrave;re d'&eacute;toiles &agrave; l'origine de la vie.</p>
<p align="center">* [61-3] : &quot;Eveill&eacute;s&quot; : Commes les Alfes mais ici plus sp&eacute;cifiquement les &quot;Ases&quot;.</p>
<p align="center">* [62-2] : &quot;la Grande-Dame&quot; : Strophe interpr&eacute;t&eacute;e librement en rempla&ccedil;ant le &quot;Il&quot; par &quot;Elle&quot;. En fait la nouvelle spiritualit&eacute; serait plus bas&eacute;e sur une D&eacute;esse ou une puissance f&eacute;minine comme le laisse penser une strophe des Eddas parlant de l'arriv&eacute;e de &quot;l'aur&eacute;ole des Elfes&quot; apr&eacute;s la fin des Dieux.. et elle serait la r&eacute;incarnation de Freyja, pr&eacute;sent&eacute;e comme sa fille.</p>
<p align="center">* [63] : La strophe originel est la 63 Bis symboliquement reformul&eacute;e dans la strophe 63 o&ugrave; il est plus int&eacute;ressant de laisser &eacute;nigmatique ce qui arrivera apr&eacute;s l'arriv&eacute;e de &quot;l'aur&eacute;ole des Elfes.&quot;...</p>
<p align="left">&nbsp;<br />&nbsp;<br />&nbsp;source : <a href="http://membres.lycos.fr/valdeshad/newpage3.html">http://membres.lycos.fr/valdeshad/newpage3.html</a><br />&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;<br /></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-01-27T14:47:35+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-212076.html">
    <title><![CDATA[Attila]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-212076.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="left">Je vous vais bien dit que l'article sur les Huns en am&egrave;nerait un autre et bien le voici ... Attila, Le fl&eacute;aux de Dieu, celui qui inspira tant de crainte et qui contribua &agrave; la l&eacute;gende des Huns. Celui de qui l'on dit que derri&egrave;re les pas de son cheval, l'herbe ne repoussait pas !</p>
<p align="center"><span class="hitimportant"><u><font color="#ff0000">Attila </font></u></span></p>
<p align="center"><span class="hitimportant"><font color="#333399">Il [Attila] &eacute;tait plus homme de t&ecirc;te que de main, t&acirc;chait &agrave; diviser ses ennemis, ravageait les peuples ind&eacute;fendus....</font></span></p>
<p align="center"><em>Corn</em></p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/400px-morthanfeastofattila.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center"><font color="#cc99ff"><em>F&ecirc;te d'Attila</em>, par le peintre hongrois M&oacute;r Than.</font></p>
<font color="#cc99ff">
<p align="left"><br />&quot;Le fl&eacute;aux de Dieu&quot; voil&agrave; le surnom que les chr&eacute;tiens donn&egrave;rent au dernier roi des Huns &quot; Attila &quot; mais que savons nous vraiment de lui ? Etait-il se cruel que &ccedil;a, cet homme que l'on dit avoir poss&eacute;der l'&eacute;p&eacute;e du Dieu de la guerre qui lui donna tant de pouvoir&nbsp; ? </p>
<p align="left">N&eacute; en 405 et mort en 453, le grand roi est originaire d'une r&eacute;gion allant de l'Europe de l'est aux Steppes de l'Asie centrale.Selon l'historiographie romaine il r&eacute;gna de 434 &agrave; 453 sur l'Empire hunnique (une grande partie de l'Europe centrale et de l'Asie centrale) dont il se fit d&eacute;signer Europ&aelig; Orbator (empereur d'Europe).<br />Il est fils du roi d'une tribu Huns, Moundzouk, qui meurt &agrave; la guerre en 408. Orphelin, il est adopt&eacute; et &eacute;lev&eacute; avec son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Bleda par son oncle, le roi Huns Ruga.<br />En 434, Ruga partage l'Empire hunnique entre ses deux neveux, Attila et Bleda, avant de mourir. De 435 &agrave; 440, le r&egrave;gne de Bleda est marqu&eacute; par le triomphe des Huns face &agrave; l'Empire romain d'Orient. Ce triomphe est avant tout diplomatique et la politique de Bleda &agrave; l'&eacute;gard des Romains est pacifique. Un doublement du tribut vers&eacute; par l'empire romain d'orient de Constantinople et la promesse imp&eacute;riale de ne plus s'allier aux barbares ennemis des Huns (aux peuples germaniques rest&eacute;s ind&eacute;pendants) laissent les mains libres &agrave; Bleda. Aussi les Huns &eacute;tendent-ils leur empire jusqu'aux Alpes, au Rhin et &agrave; la Vistule.(La Vistule (en polonais : Wis&#322;a, en allemand: Weichsel) est le principal fleuve polonais.)<br />Pourtant, d&egrave;s 440, profitant de l'occasion qu'offre l'invasion de l'Arm&eacute;nie romaine par les Perses sassanides, invasion qui d&eacute;tourne momentan&eacute;ment l'attention de Constantinople des Huns, Bleda attaque &agrave; nouveau l'empire romain d'Orient. &Agrave; ce moment, Attila n'aide son fr&egrave;re qu'en dernier recours, ayant entam&eacute; de son c&ocirc;t&eacute; des pourparlers avec l'Empire. Il ne le fait sans doute que pour &eacute;viter d'&ecirc;tre l&eacute;s&eacute; sur le partage du butin. Les Huns sont fascin&eacute;s par l'or et Attila n'&eacute;chappe pas &agrave; la r&eacute;gle, il refusa d'ailleurs plusieurs fois certains payements en r&eacute;clamant de l'or &agrave; la place ! La politique s&eacute;par&eacute;e d'Attila lors de la guerre de 441-442 s'explique principalement par sa volont&eacute; de n&eacute;gocier avec les Romains la remise des princes h&eacute;ritiers huns qui s'&eacute;taient r&eacute;fugi&eacute;s dans l'empire &agrave; la mort de Ruga, d&egrave;s 435. Ceux-ci auraient h&eacute;rit&eacute; du royaume en cas de d&eacute;c&egrave;s de son fr&egrave;re.</p>
<p align="left">Fin 444 ou d&eacute;but 445, aid&eacute; par ses vassaux germaniques, Attila fait assassiner son fr&egrave;re ain&eacute; Bleda et devient le seul roi des Huns. Deux Germains soumis aux Huns, le roi des Skire Edika et le roi des G&eacute;pides Ardaric, fournirent en effet les forces n&eacute;cessaires pour l'assassinat de Bleda qui eut lieu dans l&rsquo;ordu de ce dernier. Certains historiens disent pourtant qu'Attila et Bleda ne ressentaient aucunes animausit&eacute;s l'un envers l'autres et s'accordent pour dire que Bleda ne serait pas mort de la main d'Attila mais du &agrave; une chute de cheval. Il est reconnu que Bleda &eacute;tait un grand buveur et celui-ci aurait eu la brillante id&eacute;e de partir &agrave; cheval en &eacute;tait ivre.<br />Son r&egrave;gne dure huit ans et est marqu&eacute;, &agrave; sa mort, par un effondrement de la puissance des Huns, jusque-l&agrave; patiemment b&acirc;tie sur les alliances militaires entre l'empire hunnique et l'empire romain d'Orient et sur la manne financi&egrave;re des tributs et ran&ccedil;ons vers&eacute;s par Constantinople.</p>
<p align="left">En r&eacute;alit&eacute;, il semble que d&egrave;s le lendemain de l'assassinat, les alli&eacute;s germaniques d'Attila aient influenc&eacute; celui-ci en favorisant la propension qu'il avait de se croire destin&eacute; &agrave; r&eacute;gner sur l'univers tout entier. Ainsi, avec la collaboration d'une vache et de son gardien, ils trouvent pour Attila l'&eacute;p&eacute;e du dieu de la guerre, Mars, pointant hors de terre. Or, dans l'engrenage qui va mener les Huns &agrave; acqu&eacute;rir plus de puissance, Attila se trouve rapidement contraint &agrave; de nouvelles guerres pour r&eacute;compenser et surtout garder ses fid&egrave;les Germains.</p>
<p align="left">Aussi Attila se fait-il d&eacute;signer Europ&aelig; Orbator (empereur d'Europe) et s'empare-t-il d&egrave;s 445-446 de la province romaine de Pannonie-Savie (le reste de la Pannonie &eacute;tant d&eacute;j&agrave; tenu par les Huns). Pour maintenir la fiction de l'administration romaine, il est quand m&ecirc;me nomm&eacute; ma&icirc;tre de la milice par l'empereur romain Valentinien III.<br />Mais, le 27 janvier 447, un tremblement de terre d&eacute;truit une grande partie de la muraille th&eacute;odosienne de Constantinople et provoque une famine importante. Cette faiblesse de l'empire romain d'Orient permet &agrave; l'empire romain d'Occident d'&ecirc;tre momentan&eacute;ment &eacute;pargn&eacute; par les vis&eacute;es d'Attila.<br />Attila, profitant de l'&eacute;v&eacute;nement, jette son arm&eacute;e sur l'empire romain d'Orient. Il s'y embourbe : en r&eacute;alit&eacute;, l'empire ne paye pas son tribut et les versements des sommes pr&eacute;c&eacute;demment dues sont interrompues. Les n&eacute;gociations de paix durent plusieurs ann&eacute;es, sans aucun b&eacute;n&eacute;fice pour les Huns.</p>
<p align="left">Or, au moment m&ecirc;me o&ugrave; elles vont aboutir, les tributs vers&eacute;s par l'Orient se tarissent d&eacute;finitivement. L'empereur Th&eacute;odose II meurt dans un accident de cheval et le &laquo; parti des bleus &raquo; (parti des s&eacute;nateurs et des aristocrates) triomphe : il est farouchement oppos&eacute; &agrave; l'id&eacute;e de payer les barbares pour acheter la paix.</p>
<p align="left">N'ayant pu envahir ni soumettre l'Orient, Attila se retrouve pris dans le jeu diplomatique d'Occident en 450.<br />L'&eacute;pisode concerne Honoria, co-imp&eacute;ratrice d'Occident qui veut &eacute;pouser Attila pour s'allier &agrave; lui et que son fr&egrave;re cadet Valentinien III force &agrave; prendre le voile pour pr&eacute;server l'unit&eacute; imp&eacute;riale. En 449, un scandale &eacute;clate et Honoria est envoy&eacute;e &agrave; Constantinople dans un couvent chr&eacute;tien pour que sa &laquo; virginit&eacute; &raquo; soit mieux gard&eacute;e.</p>
<p align="left">Celle-ci envoie alors sa bague &agrave; Attila pour lui demander de l'aide. Attila prend l'affaire au s&eacute;rieux et accepte le bijou comme &laquo; dot &raquo;, avant de demander la Gaule en tant qu'h&eacute;ritage imp&eacute;rial d&ucirc; &agrave; sa &laquo; fianc&eacute;e &raquo;.</p>
<p align="left">Ses exigences se heurtent naturellement &agrave; un refus.</p>
<p align="left">Bloqu&eacute; en Orient, face au refus de Valentinien et &agrave; la disparition de Honoria, Attila se trouve contraint &agrave; l'automne 450 de d&eacute;clarer la guerre &agrave; l'empire romain d'Occident, ce qui met un terme &eacute;galement au tribut vers&eacute; par l'Occident.<br />&Agrave; la t&ecirc;te d'une arm&eacute;e coalis&eacute;e hunno-germanique, Attila se lance au printemps 451 dans une campagne contre la Gaule. Cette arm&eacute;e r&eacute;unit les peuples G&eacute;pides (les plus nombreux), Wisigoths (dirig&eacute;s par trois rois fr&egrave;res dont le p&egrave;re du futur Th&eacute;odoric Ier (Th&eacute;odoric le Grand)), Skires, Su&egrave;ves, Alamans, H&eacute;rules, Thuringes, Francs, Burgondes, Alains, Sarmates, elle est majoritairement germanique et les Huns n'en composent qu'une infime partie. Les tactiques qui ont pr&eacute;c&eacute;demment fait leur succ&egrave;s contre les &laquo; civilis&eacute;s &raquo; ne sont donc plus &agrave; l'ordre du jour. Le 7 avril, Attila br&ucirc;le Metz. (invasions barbares)</p>
<p align="left">La Gaule lui r&eacute;siste, d'abord &agrave; Paris sous l'impulsion de sainte Genevi&egrave;ve, puis &agrave; Orl&eacute;ans, &agrave; l'instigation de saint Aignan d'Orl&eacute;ans avec l'appui des l&eacute;gions romaines de Flavius Aetius.</p>
<p align="left">&Agrave; Orl&eacute;ans, o&ugrave; il compte franchir la Loire, Attila combat les Wisigoths de Th&eacute;odoric Ier et les l&eacute;gions romaines de Flavius Aetius, en r&eacute;alit&eacute; compos&eacute;es de tous les peuples &eacute;tablis en Gaule &agrave; cette &eacute;poque : Alains, Francs, Burgondes, Sarmates, Saxons, L&egrave;tes (colons barbares), Armoricains et m&ecirc;me des Bretons venus d'Outre-Manche&hellip;</p>
<p align="left">Les Huns sortent vainqueurs et c'est en Champagne que la bataille des champs catalauniques finale a lieu, sans doute moins d'une quinzaine de jours plus tard. Certains auteurs localisent cette bataille &agrave; 5 milles romains (7,5 km) de Troyes dans des champs pr&egrave;s du village de Maurica ou Mauriacus (latin campus mauriacus). D'autres, plus anciens, la situent pr&egrave;s de Ch&acirc;lons-en-Champagne, l'antique Catalaunum d'o&ugrave; d&eacute;rive le substantif attribu&eacute; aux &laquo; champs catalauniques &raquo;, &agrave; l'emplacement de l'oppidum gaulois de La Cheppe, improprement appel&eacute; &quot;le camp d'Attila&quot;. Bien que battu aux &laquo;Champs Catalauniques&raquo;, Attila poursuit sa route et se dirige vers Rome. Aux portes de la ville, le pape L&eacute;on 1er le Grand le convainc de rebrousser chemin.Nous savons que les deux hommes auraient parl&eacute;s seuls en t&ecirc;te &agrave; t&ecirc;te mais personne ne sait ce qu'il se sont dit. Attila rebroussera chemin et repartira vers le Danube. <br />De retour dans son ordu, le grand-roi meurt subitement, au printemps 453, peut-&ecirc;tre empoisonn&eacute;, sans doute d'une h&eacute;morragie &agrave; la suite d'un festin donn&eacute; &agrave; sa cour lors de ses noces avec une nouvelle &eacute;pouse pour son harem. Personne ne sait exactement la cause de sa mort mais il semble que Attila fut atteint d'une maladie.</p>
<p align="left">Son corps fut enterr&eacute; dans un endroit secret afin que nul ne puisse souiller sa d&eacute;pouille et violer sa sc&eacute;pulture. Apr&egrave;s le reigne d'Attila, les Huns disparurent de l'histoire aussi subitement qu'ils y &eacute;taient entr&eacute;. </p>
<p align="left">Fut-il vraiment le fl&eacute;aux de Dieux ?</p>
<p align="left">En r&eacute;alit&eacute;, ce fils du roi Moundzouk, souverain d'un des peuples les plus puissants de son temps, est devenu aux yeux des Europ&eacute;ens occidentaux l'image embl&eacute;matique du souverain-guerrier nomade, se confondant dans l'imaginaire populaire avec les traits que l'on pr&ecirc;tera plus tard &agrave; Gengis Khan : sanguinaire, aimant la guerre et les pillages par dessus tout, cruel et rus&eacute;.</p>
<p align="left">Or, cette vision est en grande partie inexacte : non seulement les Huns d'Attila &eacute;taient un peuple turc qui accueillait de nombreux Germains en son sein, &agrave; tel point que ces derniers &eacute;taient largement majoritaires dans la coalition qui l'assistait lors de la bataille des champs catalauniques, mais aussi la cour d'Attila &eacute;tait sans doute l'une des plus raffin&eacute;es de son temps, ayant repris nombre d'usages romains.</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;</p>
</font>
<p align="left"><font color="#cc99ff"></font></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-01-26T13:33:23+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-211315.html">
    <title><![CDATA[L'hydromel]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-211315.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><font color="#333399"></font></p>
<span class="hitimportant">
<p align="center"><font color="#333399">Le vaisseau o&ugrave; sejournera ceste malvoisie sera bien bousch&eacute;, et tous jours plein: ce qu'on fera, en le auillant souvent avec de l'hydromel</font></p>
<p align="center"><font color="#333399" size="2"><em>829</em></font></p>
</span>
<p align="center"><font color="#333399" size="2"><em>O. DE SERRES</em></font></p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/vik05b.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="left">Nos anc&ecirc;tres avaient des sp&eacute;cialit&eacute;s bien &agrave; eux et je me suis dites qu'en parler pourrait amuser certains et donner envie d'en apprendre plus &agrave; d'autres. Apr&egrave;s tout, cela fait aussi partie de la vie des hommes qui furent autrefois !</p>
<p align="left">&nbsp;<br />Boisson ferment&eacute;e faite d'eau et de miel. L'hydromel est le breuvage des dieux, ainsi qu'un symbole de connaissance, de savoir et de sagesse. <br />Dans la mythologie scandinave, l'hydromel conf&egrave;re &agrave; celui qui en boit l'immortalit&eacute; et la connaissance. Selon l'Antiquit&eacute; grecque, l'hydromel est &agrave; l'origine de l'invention de la po&eacute;sie. Breuvage r&eacute;serv&eacute; dans ce monde comme dans l'autre aux &eacute;lus et aux initi&eacute;s, l'hydromel est la boisson des dieux de l'Olympe. Il est aussi associ&eacute; aux actes sacr&eacute;s des Druides, source de courage pour les Celtes et d'immortalit&eacute; pour les Francs, pour lesquels le paradis (le Walhalla) est le lieu o&ugrave; on se nourrit de sanglier et o&ugrave; l'on boit jusqu'&agrave; l'ivresse l'hydromel vers&eacute; par des nymphes vierges, les Walkyries. </p>
<p><span class="chro">D</span>ans le paradis d'Odin, les guerriers buvaient l'hydromel &agrave; discr&eacute;tion&nbsp;; ils avaient grand besoin de se rafra&icirc;chir et de s'exciter pour les batailles interminables qu'ils se livraient sans pouvoir jamais se tuer, car ils &eacute;taient devenus immortels. Dans le nord de l'Europe, l'hydromel a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par l'eau-de-vie de pomme de terre et de grains, qui enivre beaucoup mieux, de sorte que les Anciens proc&eacute;d&eacute;s de fabrication de l'hydromel sont presque oubli&eacute;s.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="chro">O</span>n donne quelquefois le nom d'<em>hydromel simple</em> &agrave; l'eau miell&eacute;e ordinaire, faite avec 125&nbsp;grammes de miel pour 1&nbsp;litre d'eau ti&egrave;de. Mais le v&eacute;ritable hydromel, connu d&egrave;s la plus haute Antiquit&eacute; et fort estim&eacute; des anciens peuples du Nord, est une boisson alcoolique fabriqu&eacute;e avec l'eau de miel ferment&eacute;e.</p>
<p><span class="chro">U</span>n savant tr&egrave;s distingu&eacute;, M.&nbsp;Gastine (si connu par l'invention de la <em>charrue sulfureuse</em> contre le phylloxera), s'est occup&eacute; de la fermentation de l'eau miell&eacute;e. Dans une r&eacute;cente communication &agrave; l'Acad&eacute;mie des sciences, il constate que le plus souvent le miel <em>pur</em>, en solution dans l'eau parfaitement <em>pure</em>, fermente tr&egrave;s difficilement, m&ecirc;me quand on ajoute un peu de levure de bi&egrave;re.</p>
<p><span class="chro">L</span>a levure n'est autre chose qu'un petit champignon qui croit et multiplie pendant la fermentation des mati&egrave;res sucr&eacute;es. Ces mati&egrave;res se transforment en alcool, mais la transformation n'est compl&egrave;te qu'&agrave; la condition que la levure v&eacute;g&egrave;te vigoureusement.</p>
<p><span class="chro">O</span>r, tout v&eacute;g&eacute;tal a besoin, pour bien vivre, de <em>mati&egrave;res azot&eacute;es</em> (sels ammoniacaux, par exemple)&nbsp;; et de mati&egrave;res min&eacute;rales (phosphates, sels de potasse et de chaux). Supposons qu'on fasse br&ucirc;ler de la levure, elle laissera une cendre qui repr&eacute;sentera pr&eacute;cis&eacute;ment les mati&egrave;res min&eacute;rales n&eacute;cessaires &agrave; son existence. En ajoutant &agrave; l'eau miell&eacute;e une quantit&eacute; minime de sels ammoniacaux et de mati&egrave;res min&eacute;rales choisies d'apr&egrave;s l'analyse des cendres de la levure, la fermentation marche tr&egrave;s r&eacute;guli&egrave;rement, &agrave; la condition de maintenir le m&eacute;lange &agrave; la temp&eacute;rature d'environ 25&deg; et d'y ajouter un peu de levure de bi&egrave;re pour ensemencer le liquide. C'est une nouvelle confirmation des excellents travaux de M.&nbsp;Pasteur et de ses &eacute;l&egrave;ves sur la fermentation alcoolique. Un apiculteur habile, M.&nbsp;Froissard, d'Annecy, a mis en pratique les indications donn&eacute;es par M.&nbsp;Gastine et a obtenu de tr&egrave;s bons r&eacute;sultats.</p>
<p><span class="chro">C</span>omment se fait-il que les Anciens aient pu r&eacute;ussir la fabrication de l'hydromel&nbsp;? C'&eacute;tait justement &agrave; cause du peu de soin, disons le mot, de la <em>malpropret&eacute;</em> apport&eacute;e dans ce travail&nbsp;: les mati&egrave;res &eacute;trang&egrave;res laiss&eacute;es dans les vases ou celles que contenaient les eaux plus ou moins troubles, &eacute;taient suffisantes pour repr&eacute;senter l'<em>engrais</em> n&eacute;cessaire &agrave; la levure&nbsp;; le poids total de cet engrais ne d&eacute;passe pas 5&nbsp;grammes par litre d'eau contenant 250&nbsp;grammes de miel.</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-01-23T17:04:40+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-210609.html">
    <title><![CDATA[Les Huns]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-210609.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><span class="hitimportant"><font color="#333399">C'est sur leur dos que les Huns vaquent &agrave; toute esp&egrave;ce de soin, assis quelquefois &agrave; la mani&egrave;re des femmes. A cheval jour et nuit, c'est de l&agrave; qu'ils n&eacute;gocient les achats et les ventes. Ils ne mettent pied &agrave; terre ni pour manger ni pour boire; ils dorment inclin&eacute;s sur le maigre cou de leur monture, o&ugrave; ils r&ecirc;vent tout &agrave; leur aise</font></span></p>
<p align="center"><em>Amien Marcelun</em></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/bataille_champs_catalauniques.gif" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="left">Petit article qui en amenera un autre ;) </p>
<p align="left">Qui &eacute;taient donc les Huns ? </p>
<p align="left"><br />Descendant des loups selons eux, ils &eacute;taient des cavaliers avant tout. Cavaliers dans l'&acirc;me, cavalier arm&eacute;s d'arc. Archer &agrave; cheval !<br />Si aujourd'hui la m&eacute;canique &agrave; tu&eacute; le cheval, en ces temps recul&eacute;s, le cheval faisait d'un homme, quelqu'un de tr&egrave;s important, presque un sur-homme si je peux dire !<br />Les Huns profit&egrave;rent de cet avantage sans aucunes vergognes. <br />Huns en Europe, Hiong-nou en Chine mais tous deux rameaux d'une m&ecirc;me n&eacute;buleuse de hordes &eacute;tablie, si on ose dire, en Sib&eacute;rie, au nord de la Mongolie.<br />Du pacifique &agrave; l'Atlantique, de Chine jusqu'en Europe, les Huns sem&egrave;rent la terreur !<br />Les Huns occidentaux sont d&eacute;crits par les Romains et les Goths comme des hommes trapus, de petite taille, avec une t&ecirc;te large, le cou &eacute;pais et de larges &eacute;paules, le torse bomb&eacute; et un tronc &eacute;pais sur des jambes courtes. Leurs traits sont d&eacute;crits comme mongolo&iuml;des et leur teint brun, avec une absence de barbe. Selon nos connaissances actuelles, 20 &agrave; 25 % des Huns retrouv&eacute;s dans les tombes &eacute;taient de type mongolo&iuml;de, la majorit&eacute; &eacute;tant de type europ&eacute;en. Les Huns et les Alains diffus&egrave;rent l&rsquo;usage de la d&eacute;formation cr&acirc;nienne parmi les Germains orientaux, surtout chez les femmes. Ces derniers abandonneront cette pratique apr&egrave;s la d&eacute;faite des Huns. La langue hunnique, jamais &eacute;crite, nous est peu connue. Les noms des rois huns retranscrits approximativement par les Grecs et les Romains t&eacute;moignent d&rsquo;une langue turque (li&eacute;e au proto-bulgare et au mongol).<br />Les Huns furent des &eacute;leveurs consommant principalement de la viande (en abondance, qu'ils mangent crue et qu&rsquo;ils font aussi s&eacute;cher) et des produits laitiers. La chasse avait &eacute;galement une grande importance dans leur &eacute;conomie, notamment la chasse des grands-rois pour l&rsquo;alimentation de l&rsquo;arm&eacute;e (cette chasse royale est une sorte de grande man&oelig;uvre pr&eacute;liminaire &agrave; la guerre).<br />Leur b&eacute;tail fournissait &eacute;galement le cuir, la laine et les os. Le cuir servait &agrave; la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois ; la laine &agrave; celle du feutre des tentes, des capes et peut-&ecirc;tre des tapis.<br />Selon l'historien Jordan&egrave;s, les Huns arriv&egrave;rent en Europe, en franchissant la Volga, vers 374 sous la conduite d'un chef appel&eacute; Balamir. Ils &eacute;tablirent leur domination sur un peuple nomade vivant au nord du Caucase, les Alains, ainsi que sur les Ostrogoths. L'arriv&eacute;e des Huns d&eacute;clencha les grandes invasions. Les Wisigoths entr&egrave;rent sur le territoire des Romains en 376, suivis par une partie des Alains.</p>
<p align="left">Amien Marcelun, un officier romain dira des Huns:</p>
<div class="hitcitation">Les Huns d&eacute;passent en barbarie tout ce que l'on peu imaginer. Ils labourent de cictrices les joues de leurs enfants pour emp&ecirc;cher de pousser la barbe. Ils vivent comme des animaux, ne font cuire, ni n'assaisonnent leur viande et vivent de racines. Eternellement nomades, ils sont rompus d&egrave;s l'enfance au froid, &agrave; la faim et &agrave; la soif... C'est &agrave; cheval qu'ils passent leur vie.</div>
<p align="left">Chronologie </p>
<p align="left">73-91 : guerre des Huns en Chine. <br />316 : les Hsiung-nu envahissent le nord de la Chine : d&eacute;but de l'empire hunnique. <br />350 : les Huns envahissent la Perse et l&rsquo;Inde. <br />352-354 : guerre des Huns contre les Alains. <br />357 : les Alains rallient l&rsquo;arm&eacute;e des Huns en Asie occidentale. <br />371 : l&rsquo;empire des Ostrogoths est aux mains des Huns ; entr&eacute;e de l'empire hunnique en Europe. <br />375 : forte pouss&eacute;e des Huns qui d&eacute;truisent le royaume ostrogoth en Russie du Sud. <br />376 : les Wisigoths qui occupent une partie de la Dacie depuis 150 ans, demandent aux Romains sous la pression des Huns, l&rsquo;autorisation de traverser le bas Danube. La permission est accord&eacute;e. <br />378 : invasion de la Thrace, avec de nombreux autres peuples (dont les Taifales) <br />400 : capture et ex&eacute;cution du g&eacute;n&eacute;ral goth Ga&iuml;nas par le roi hun Uldin. <br />410 : naissance d&rsquo;Attila, roi des Huns [r&eacute;f. n&eacute;cessaire]. <br />422 : l&rsquo;empereur Th&eacute;odose II accepte de payer un tribut aux Huns en &eacute;change de la paix. <br />423 : 40 000 Huns sont incorpor&eacute;s comme mercenaires dans l&rsquo;arm&eacute;e romaine. <br />423 : Rome c&egrave;de aux Huns la province de Savie. <br />430 : les Huns hephtalites, &eacute;tablis en Asie centrale, attaquent la Perse. <br />430 : Byzance paie un tribut annuel de 113 kg d&rsquo;or aux Huns. <br />434 : d&eacute;but du r&egrave;gne d&rsquo;Attila, roi des Huns (fin en 453). <br />434 : Ruga partage l&rsquo;empire des Huns entre ses deux neveux Attila et son fr&egrave;re Bleda avant de mourir. <br />434 : les Huns doublent le tribut de Rome (226 kg d&rsquo;or). <br />434 : les arm&eacute;es de Th&eacute;odose II sont d&eacute;faites par les Huns en Thrace. <br />436 : les Burgondes sont battus &agrave; Worms par les Huns mercenaires de l&rsquo;empire romain. <br />441 : Attila &eacute;carte son fr&egrave;re Bleda et devient le seul monarque des Huns. <br />443 : en ao&ucirc;t, premi&egrave;re paix d'Anatole avec Constantinople. <br />447 : les Huns conduits par Attila traversent le Danube, envahissent la Thrace. <br />447 : les Huns forcent les Romains &agrave; payer un lourd tribut (le triple du pr&eacute;c&eacute;dent) <br />447 : les Huns obligent les Romains &agrave; se retirer d&rsquo;une large bande de terre sur les bords du fleuve. <br />451 : Attila, roi des Huns, envahit la Gaule romaine, ou ce qu'il en reste (voir domaine gallo-romain). <br />le 7 avril 451, l'empire hunnique traite Metz. <br />451 : les Huns contournent Paris. La tradition chr&eacute;tienne attribue ce miracle &agrave; sainte Genevi&egrave;ve. <br />septembre : l'arm&eacute;e d'Attila est battue aux champs Catalauniques (pr&egrave;s de Troyes) par le g&eacute;n&eacute;ral romain Aetius, aid&eacute; par les Francs et les Wisigoths. <br />452 : la ville de Venise est fond&eacute;e par des r&eacute;fugi&eacute;s de Padoue et d&rsquo;Aquil&eacute;e qui fuient les Huns. <br />452 : les Huns envahissent l&rsquo;Italie et mettent &agrave; sac plusieurs villes du Nord de l&rsquo;Italie, dont Padoue et V&eacute;rone. <br />453 : mort du roi Attila, la plupart des tribus germaniques retirant alors leur all&eacute;gence aux Huns. <br />455 : guerres de successsion, fin de l'Empire hunnique en Europe. <br />455 : Skandagupta d&eacute;fait l&rsquo;invasion des Huns et devient empereur des Indes. <br />465 : les Huns conqui&egrave;rent la plaine de Gandhara en Inde du Nord. <br />475 : les Huns battent les arm&eacute;es de l&rsquo;Empire Gupta et mettent fin &agrave; cet empire. <br />477 : Sakala devient la capitale des Huns dans l&rsquo;Inde du Nord. <br />484 : les Huns d&eacute;font les Perses command&eacute;s par le roi P&eacute;r&ocirc;z. <br />... ? : fin de la domination des Huns ?</p>
<p align="left">565 : les Perses et les Turcs combattent ensemble contre les Huns Hephtalites et se partagent la Bactriane conquise en commun. <br />800 : l&rsquo;&eacute;trier, d&eacute;j&agrave; connu des Huns, appara&icirc;t en Occident. <br /></p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-01-20T16:51:25+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-209112.html">
    <title><![CDATA[Ogma]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-209112.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/ogmias-1.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="left">Dans la mythologie celtique, le dieu Ogma est connu sous de nombreuses variantes orthographiques : Ogm, Ogme, Ogmios, Ogmius. Un h est parfois accol&eacute; au g montrant qu&rsquo;il est quasiment inaudible en irlandais.<br />Jules C&eacute;sar qui &eacute;crit Ogmios l'assimile &agrave; Mars et Lucien de Samosate (IIe si&egrave;cle) le rapproche d&rsquo;H&eacute;racl&egrave;s. Il le d&eacute;crit comme un vieillard &agrave; demi-chauve avec de longs cheveux blancs qui lui retombent dans le dos. Il a une peau de lion, une massue, un arc et un carquois. Enfin il retient par des cha&icirc;nes d'or fix&eacute;es aux oreilles, une multitude d&rsquo;hommes. Selon Georges Dum&eacute;zil, l&rsquo;id&eacute;ologie tripartite des Indo-europ&eacute;ens le rend comparable au dieu v&eacute;dique Varuna.<br />Varuna est l'un des dieux les plus importants du panth&eacute;on de l'hindouisme. &Agrave; l'&eacute;poque pr&eacute;-v&eacute;dique, il &eacute;tait probablement la divinit&eacute; supr&ecirc;me, le gardien de l'ordre du monde, dieu de la pluie et des lois, ma&icirc;tre du cosmos. Il &eacute;tait omniscient et omnipotent.<br />Dans la hi&eacute;rarchie du panth&eacute;on irlandais Ogma se place en troisi&egrave;me position derri&egrave;re Lug, le dieu polytechnicien supr&ecirc;me, et le Dagda, le dieu-druide, dont il est le fr&egrave;re et le compl&eacute;ment. Il est au m&ecirc;me rang que Nuada et fait donc partie des Tuatha D&eacute; Danann (les Gens de la d&eacute;esse Dana) et rel&egrave;ve de la deuxi&egrave;me classe guerri&egrave;re dont la fonction est de diriger les h&eacute;ros et les guerriers. Dans ce r&ocirc;le martial, il est v&ecirc;tu d&rsquo;une peau de lion et il est arm&eacute; d&rsquo;un arc et d&rsquo;un carquois ainsi que d&rsquo;une massue. En tant que dieu de la magie, il a le pouvoir de paralyser ses ennemis.<br />Inventeur mythique de l&rsquo;&eacute;criture, on lui attribue la cr&eacute;ation des Ogam qui constituent l&rsquo;alphabet des druides. Par cons&eacute;quent, l'&eacute;loquence et la po&eacute;sie entrent &eacute;galement dans ses attributions. On le repr&eacute;sente alors comme un vieillard dont la bouche, d&rsquo;o&ugrave; jaillissent l&rsquo;or et l&rsquo;ambre pr&eacute;cieux, fascine la foule. On le montre aussi muni d&rsquo;une langue reli&eacute;e aux oreilles des hommes par une cha&icirc;ne qui symbolise son r&ocirc;le de rassembleur et de civilisateur.<br />La racine de son nom signifie &laquo; chemin, sentier &raquo;, il indique la juste direction aux vivants et devient psychopompe pour les morts qu&rsquo;il accompagne dans l&rsquo;Autre Monde.<br />On peut le rencontrer sous l&rsquo;un de ses trois avatars :</p>
<p align="left">Elcmar &laquo; envieux, jaloux &raquo;, contraire du Dagda le dieu-bon ; <br />Labraid &laquo; le parleur &raquo;, symbole de l&rsquo;&eacute;loquence, il est b&egrave;gue ; <br />Celtchar &laquo; le rus&eacute; &raquo;. </p>
<p align="center">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-01-13T20:20:58+02:00</dc:date>
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  <item rdf:about="http://striga.i-clic.net/article-208871.html">
    <title><![CDATA[Jormungandr]]></title>
    <link>http://striga.i-clic.net/article-208871.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p align="center"><strong><em></em></strong></p>
<span class="txtC40 B14"><font size="3"><span class="hitimportant">
<p align="center"><span class="txtC40 B14"><font color="#000080"><font size="3">Ne </font><font size="3">sommes</font><font size="3">-nous pas, comme le </font><font size="3">fond</font><font size="3"> des </font><font size="3">mers</font><font size="3">, </font><font size="3">peupl&eacute;s</font><font size="3"> de </font><font size="3">monstres</font><font size="3"> </font><font size="3">insolites</font><font size="3"> ?</font></font></span></p>
<p align="center"><span class="txtC40 B14"></span><span class="txtC40 B14"><font color="#666633" size="3"><em>Henri Bosco</em></font></span></p>
</span></font></span>
<p align="center">&nbsp;</p>
<p align="center"><img alt="" src="http://idata.blogmaster.fr/0/04/20/89/ouroboros3.jpg" class="CtreTexte" /></p>
<p align="left">&nbsp;</p>
<p align="left">&nbsp;<br />Thor en train de combattre J&ouml;rmungandr, Henry Fuseli, 1788.J&ouml;rmungand (appel&eacute; aussi Iormungand) est un gigantesque serpent de mer de la mythologie nordique, fils de Loki et de la g&eacute;ante Angrboda .</p>
<p align="left">C'est le fr&egrave;re de Fenrir et de Hel. Apr&egrave;s sa naissance, il se mit &agrave; grandir aussi rapidement que Fenrir. Selon l'Edda en prose, Odin lan&ccedil;a Jormungandr dans l'oc&eacute;an qui encercle Midgard. Le serpent devint si grand qu'il entoura le monde et se mordit la queue, ce qui lui valu les noms alternatifs du Serpent de Midgard ou le Serpent-Monde.</p>
<p align="left">Trois mythes en particuliers sont centr&eacute;s sur les rencontres entre Thor et J&ouml;rmungand.</p>
<p align="left"><br /><u>&nbsp;Le chat &agrave; soulever</u>&nbsp; </p>
<p align="left">A la suite d'un d&eacute;fi lanc&eacute; par Utgarda-Loki, Thor doit soulever un chat. Le dieu y met toutes ses forces, mais malgr&eacute; ses efforts, il ne r&eacute;ussit qu'a faire d&eacute;coller une seule patte du f&eacute;lin. A la fin des &eacute;preuves, Utgarda-Loki lui apprendra qu'en fait ce petit animal &eacute;tait l'immense J&ouml;rmungand lui-m&ecirc;me, &agrave; qui le roi g&eacute;ant avait donn&eacute; l'apparence d'un chat. Plut&ocirc;t qu'une humiliation, c'est donc un exploit.<br />La seule source &eacute;crite de ce r&eacute;cit est dans l'Edda en prose.</p>
<p align="left"><br />&nbsp;La partie de p&ecirc;che de Thor </p>
<p align="left">&nbsp;Thor en train de combattre J&ouml;rmungand,pierre runique d'AltunaThor partit &agrave; la p&ecirc;che avec le g&eacute;ant Hymir. Ce dernier ne voulait pas donner d'app&acirc;ts &agrave; Thor, qui d&eacute;cida de s'en faire lui-m&ecirc;me. Il coupa donc la t&ecirc;te du plus gros des b&oelig;ufs de son h&ocirc;te. Mont&eacute;s sur une embarcation, ils all&egrave;rent &agrave; un point o&ugrave; Hymir allait souvent. L&agrave;, le g&eacute;ant p&ecirc;cha deux baleines. Thor insista pour aller plus loin en mer, il prit les rames et les emmena au large. Hymir ne voulait pas, disant que c'&eacute;tait dangereux &agrave; cause du Serpent, mais sans r&eacute;sultats.<br />Thor pr&eacute;para une ligne solide, &eacute;quip&eacute;e d'un gros hame&ccedil;on, commen&ccedil;a &agrave; p&ecirc;cher, et J&ouml;rmungand mordit. Le dieu fit sortir le Serpent de l'eau, la cr&eacute;ature marine bavant du sang et du poison. Mais Hymir &eacute;tait effray&eacute;, et alors que Thor saisissait Mj&ouml;llnir pour tuer la b&ecirc;te, le g&eacute;ant coupa la ligne, laissant le Serpent s'&eacute;chapper dans les vagues. Thor furieux contre le g&eacute;ant, il le poussa par-dessus bord pour le faire dispara&icirc;tre &agrave; jamais. Quant &agrave; Thor, il regagne le rivage en marchant.</p>
<p align="left">Cette rencontre semble avoir &eacute;t&eacute; la plus populaire dans l'art paganiste nordique. Quatre pierres grav&eacute;es sont directement li&eacute;es a ce mythe.</p>
<p align="left"><br /><u>&nbsp;La bataille finale</u>&nbsp; </p>
<p align="left">Leur derni&egrave;re rencontre sera celle de Ragnar&ouml;k.<br />A la fin de l'hiver Fimbulvetr (l'hiver des hivers), il sortira de l'oc&eacute;an, pour se joindre aux g&eacute;ants. Thor le frappera d'un coup si violent que sa t&ecirc;te explosera, le tuant d'un coup. Sa gueule &eacute;tant remplie de poison, il se d&eacute;versera sur Thor, qui en titubant fera neuf pas en arri&egrave;re, avant de s'&eacute;crouler mort.</p>
<p align="left">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Striga]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2008-01-12T18:30:14+02:00</dc:date>
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