petit article du jour :-)
« Voici l'époque de la fêtes des flambeaux,
où chaque lampe brille et flamboie pour saluer le Dieu qui renaît.
Je célèbre la Déesse, je célèbre le Dieu.
Sous sa chape de sommeil, toute la terre célèbre. »
« L'hiver a tout recouvert.
L'air est froid, la terre, enveloppée de gel.
Mais toi, Seigneur du Soleil,
Dieu cornu des animaux, de la nature sauvage,
tu nais à nouveau en secret de la gracieuse Déesse Mère, maîtresse de toutes fertilité.
Je te salue, Dieu très grand !
Salut à toi, sois le bienvenu ! »

La fête irlandaise d’Imbolc (le 1er février - soit le mois d'anagantios selon le calendrier de Coligny), dans la mythologie celtique est celle sur laquelle les sources médiévales sont les plus faibles. Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver, à l’équinoxe. Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité.
En Irlande la célébration de sainte Brigitte à cette date, conduit à penser qu’Imbolc se déroulait sous le patronage de la déesse préchrétienne Brigit.

Dans la mythologie celtique, le dieu Ogma est connu sous de nombreuses variantes orthographiques : Ogm, Ogme, Ogmios, Ogmius. Un h est parfois accolé au g montrant qu’il est quasiment inaudible en irlandais.
Jules César qui écrit Ogmios l'assimile à Mars et Lucien de Samosate (IIe siècle) le rapproche d’Héraclès. Il le décrit comme un vieillard à demi-chauve avec de longs cheveux blancs qui lui retombent dans le dos. Il a une peau de lion, une massue, un arc et un carquois. Enfin il retient par des chaînes d'or fixées aux oreilles, une multitude d’hommes. Selon Georges Dumézil, l’idéologie tripartite des Indo-européens le rend comparable au dieu védique Varuna.
Varuna est l'un des dieux les plus importants du panthéon de l'hindouisme. À l'époque pré-védique, il était probablement la divinité suprême, le gardien de l'ordre du monde, dieu de la pluie et des lois, maître du cosmos. Il était omniscient et omnipotent.
Dans la hiérarchie du panthéon irlandais Ogma se place en troisième position derrière Lug, le dieu polytechnicien suprême, et le Dagda, le dieu-druide, dont il est le frère et le complément. Il est au même rang que Nuada et fait donc partie des Tuatha Dé Danann (les Gens de la déesse Dana) et relève de la deuxième classe guerrière dont la fonction est de diriger les héros et les guerriers. Dans ce rôle martial, il est vêtu d’une peau de lion et il est armé d’un arc et d’un carquois ainsi que d’une massue. En tant que dieu de la magie, il a le pouvoir de paralyser ses ennemis.
Inventeur mythique de l’écriture, on lui attribue la création des Ogam qui constituent l’alphabet des druides. Par conséquent, l'éloquence et la poésie entrent également dans ses attributions. On le représente alors comme un vieillard dont la bouche, d’où jaillissent l’or et l’ambre précieux, fascine la foule. On le montre aussi muni d’une langue reliée aux oreilles des hommes par une chaîne qui symbolise son rôle de rassembleur et de civilisateur.
La racine de son nom signifie « chemin, sentier », il indique la juste direction aux vivants et devient psychopompe pour les morts qu’il accompagne dans l’Autre Monde.
On peut le rencontrer sous l’un de ses trois avatars :
Elcmar « envieux, jaloux », contraire du Dagda le dieu-bon ;
Labraid « le parleur », symbole de l’éloquence, il est bègue ;
Celtchar « le rusé ».
Pour avoir les dieux favorables dans l'adversité, il faut les invoquer dans la prospérité.
[Xénophon]

Sucellos " celui qui frappe fort "(se prononce SUKELLOS) était surnomé le Dieu au maillet et pour cause, biensouvent, il était représenter comme un homme d'âge mûr muni d'un long maillet à double tête qui selon les dires, possédait la vertu de tuer ou de réssuciter les êtres.
Dieu du sol mais également des Enfers, il apparaît également entouré de serpents.
Associé à la Déesse Nantosuelta qui représente la fécondité, Sucellos devient alors le symbole de la
fertilité et de l'abondance. Son maillet sert alors d'outil agricole pour travailler la terre.
Il est aussi le dispensateur de richesse, protecteur de l’artisanat et de l’agriculture.
Patron de l'automne , des alcools et des forts (un Dieu qui m'est bien sympathique ;) )
Comme pour Epona ce dieu ne fut pas mélangé aux dieux romains. Il porte des attributs empruntés à d'autres divinités comme la faucille et la bourse. Il est presque toujours habillé à la gauloise avec une tunique à capuchon, des braies et des bottes. Il porte parfois une peau d'animal en particulier de loup ou de hyène.
Mais son attribut essentiel est le maillet equivalent à la massue de Dagda.
Sucellos ou Sucellus est l'équivalent gaulois du dieu-druide irlandais Dagda, sans en être l'exacte réplique.
Si un sacrifice est une tristesse pour vous, non une joie, ne le faites pas, vous n'en êtes pas digne.

Ésus semble avoir été l'un des dieux les plus importants de la mythologie celtique gauloise, il est équivalent au Dagda irlandais.
Le Dagda (« dieu bon » - Daga Devos) est, dans la mythologie celtique irlandaise, le dieu le plus important des Tuatha Dé Danann ( (gens de la déesse Dana) sont des dieux qui viennent de quatre îles du nord du monde) juste après Lug.
Dans certaines représentations, il est figuré par un taureau accompagné de trois grues. Les activités sous sa tutelle sont l’agriculture, le commerce et la guerre.
Il est aussi représenté sur le Pilier des Nautes avec des inscriptions, on le voit en train d’abattre un arbre, d’où certaines interprétations qui en font un dieu bûcheron,
sans que cela soit attesté par ailleurs.
Étymologiquement, Ésus provient du préfixe celtique Veso dont le sens est « excellent, bon maître, meilleur ». On retrouve le terme dans les mots sunertus (aussi fort qu' Ésus) et esugenus (fils d’ Ésus) et esumagius (puissant comme Ésus). Il est aussi présent dans le nom de plusieurs peuples : Esubii ou Esuvii, Esubiani.
Un culte lui était rendu qui comprenait vraisemblablement des sacrifices humains, dont on sait, par ailleurs, qu’ils étaient assez rares dans la civilisation celtique.
Dans les Scolies bernoises, Lucain, qui le qualifie de hideux, rapporte : « Ésus est honoré de cette façon : un homme est suspendu dans un arbre jusqu’à ce que ses membres se détachent ».

Le pilier des Nautes est à l'origine une colonne en l'honneur de Jupiter construit par les nautes de Lutèce, c’est un monument d’époque gallo-romaine. Les nautes sont une confrérie de personnel
navigant sur les fleuves et rivières de Gaule. Il doit s'agir d'armateurs ou de commerçants assez aisés, puisque c'est dans leurs rangs que les autres confréries navigantes ( dendrophores, utriculaires )
choisiront habituellement leurs patrons.
Les blocs composant le pilier sont ornés de bas-reliefs, ainsi que de représentations de divinités gauloises et romaines.
Le pilier a été mis au jour sous les fondations de Notre-Dame de Paris en 1711.
Je suis Païenne. Je célèbre les saisons changeantes, l'avancée de la Roue de l'année. Je les célèbre avec des chants, des danses, des fêtes, des rituels et de beaucoup d'autres manières. Je célèbre chaque mouvement de la Roue avec des pratiques spirituelles personnelles et en prenant part aux fêtes
extrait de "La foi païenne, écrit par Selena Fox".

Le Dieu aux bois de cerf, porte autour du cou une torque ( collier rigide ) d'or ou de bronze et tient dans une de ses mains un serpent à tête de bélier.
Mi-humain, mi-animal, il était vénéré par les gaulois qui le figuraient souvent assis, les jambes croisées( les sataniste reprirent son image en partie) en compagnies d'autres divinités. Cernunnos régnait sur le monde animal. On retrouve cet étrange créature dans de nombreuses représentations cetles, nottamment sur le chaudron de Gundestrup ( fabriqué dans le nord de la gaule ), datant du I'S av J-C, ou sur une statuette trouvée à Reims, mais aussi en Bourgogne et en Angleterre.

Cernunnos évoque le mystérieux Dis Pater qui a pour compagne la Déesse-mère [ Tous les gaulois se prétendent issus du Dis Pater : c'est, disent-ils, une tradition des druides. En raison de cette croyance, ils mesurent la durée, non pas d'après le nombre des jours, mais d'après celuit des nuits .... Jules César, la Guerre des Gaules ]
Dieu solaire de la fertilité, Cernunnos a pour attribus le torque, la bourse et le sac de graines.
Jean-Jacques Hatt [Archéologue spécialisé sur la Gaule et décédé en 1997 ] nous dis dans une de ses études que chaque année, au moment ou Cernunnos est sencé redevenir Esus, l'un des dieux les plus importants de la mythologie celtique, les gaulois allaient chasser en forêt des cerfs et des biches. Ils les sacrifiaient,les dépouillaient et s'affublaient de leur peau encore fraîche et se livraient ainsi à des danses éffrénées. Puis déposaient leurs oripeaux et célébraient le retour d'Esus.
On vois bien la portée symolique de telles pratiques; en sacrifiant le cervidé et en répandant son sang,
le chasseur-guerrier s'approprie la force et les vertus de l'animal.
En tant que dieu de la régénération de la vie, il connaît une nature cyclique: il apparait au solstice d'hiver, se marie à Beltane (commencement de l'été) et meurt au solstice d'été. Puis à Samhain il sort des Enfers pour se lancer dans sa "Chasse Sauvage".
Ces rites se perpétuèrent dans certaines régions et provoquèrent la colère des autorités écclésiastiquesqui dénoncèrent de tels agissement. Ils y voyaient la survivance des païens mais également la célébration de l'un des mythes les plus féconds de la mythologie celte !
Cernunnos est l'un des Dieux qui s'opposa le plus au christianisme de par l'adoration que lui portaient les druides et les gaulois !!




