... ce sont les inquisiteurs qui créent les hérétiques.
Umberto Eco

Gilles de Montmorency-Laval, baron de Rais, comte de Brienne, dit Gilles de Rais (ou Gilles de Retz, ou Gilles de Rays), surnommé Barbe-Bleue (né en septembre ou octobre 1404 au château de Machecoul - décédé le 26 octobre 1440 à Nantes), maréchal de France, compagnon de Jeanne d'Arc.
Apparenté à la famille de Laval et de Montmorency, il fut exécuté par pendaison pour sodomie, meurtres et sorcellerie.
Seigneur de Rais, d’Ingrandes et de Champtocé-sur-Loire, ses immenses revenus, ses alliances avec de grandes familles nobles, sa parenté avec la famille royale de France et la dynastie ducale de Bretagne, firent de lui un des seigneurs les plus en vue de son époque.
En 1400, Jeanne Chabot, dame de Rais, dite Jeanne la Sage (1331-1406), dernière héritière de la famille de Rais, désigna Guy de Laval-Blaison (fils de Guy de Laval dit Brumor de Laval et petit-fils de Foulques de Laval), futur père de Gilles de Rais, comme seul héritier, à l'unique condition qu'il abandonnât pour lui et ses descendants le nom et les armes de Laval, pour prendre les armes et le nom de Rais. Il hérite de ce fait des seigneuries de Machecoul, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Pornic, Princé, Vue, Bouin, qui forment la baronnie de « Rais », correspondant peu ou prou à l'actuel Pays de Retz).
Guy de Laval-Blaison, après avoir consenti en février 1404 au mariage avec Marie, la fille de Jean de Craon, devient baron de Rais, doyen des barons de Bretagne, titre dont son fils aîné Gilles héritera.
Après la mort de sa mère en 1415 et de son père la même année (ou au commencement de l'année 1416), Gilles et son frère René sont élevés par leur grand-père maternel, Jean de Craon, à la réputation sulfureuse, contrairement au vœu formulé par leur père qui, dans son testament, avait désigné pour tuteur un certain cousin, Jean de Tournemine, seigneur de La Hunaudaye.
Après deux fiançailles rompues par la mort "prématurée" à chaque fois de la fiancée, Gilles de Rais, respectant un troisième contrat de mariage signé le 30 novembre 1420, finit par se résoudre à se marier le 26 juin 1422. Il épouse à l'âge tardif de 17 ans, en l'église Saint-Maurille de Chalonnes-sur-Loire, Catherine de Thouars qu'il aurait prétendument "enlevée" dans ce but, le 24 avril 1420. Cette épouse lui donna "officiellement" une fille, Marie de Laval (1429-1457), qui sera mariée en temps opportun à l'amiral Prigent de Coëtivy puis subséquemment au maréchal André de Lohéac. Ce genre de tractations étaient courantes à l'époque.
Petit-neveu du connétable Bertrand Du Guesclin — le héros du siècle précédent dans les premières luttes de cette interminable guerre contre les Anglais — Gilles de Rais entreprend une carrière militaire, qui allait se révéler brillante. Il s'illustre d'abord sous les ordres de Jean V de Bretagne en prenant une part active dans les querelles résiduelles de la Guerre de succession de Bretagne entre les Montforts et les Penthièvres (1420).
Il combat ensuite contre les Anglais à partir de 1427 (jusqu'en 1431). Étant passé au service du roi de France Charles VII, il emporta d'assaut, en 1427, le château du Lude, dont il tua le commandant. Il reprit encore aux Anglais la forteresse de Rainefort (Rennefort) et le château de Malicorne-sur-Sarthe, dans le comté du Maine.
Lors de la guerre de Cent Ans, dont il sera un des héros, on le trouve notamment aux côtés de Jeanne d'Arc. En 1429, il fut un des principaux capitaines qui aidèrent Jeanne d'Arc à faire entrer des vivres dans Orléans, et il se distingua à la prise de Jargeau le 12 juin 1429.
Après l'éclatante victoire de Patay, Charles VII est sacré roi de France à Reims le 17 juillet 1429, et Gilles de Rais, mandaté « d'aller quérir la Sainte Ampoule » est nommé maréchal de France par ce dernier en guise de récompense pour ses valeureux services. Il était de plus conseiller et chambellan du roi.
Son échec, avec Jeanne d'Arc, lors du siège de Paris — dû à une trahison de La Trémoille qui a fait se replier l'armée française — entraîne son discrédit auprès de la Cour et l'incite à se retirer sur ses terres et en particulier dans son Château de Tiffauges en Vendée, lieu où se seraient déroulés les crimes dont il fut accusé.
Il se signala, en 1430, à la prise de Melun, et l'année suivante à la levée du siège de Lagny-sur-Marne par les Anglais. En 1436, il commandait avec le maréchal Pierre de Rieux l'avant-garde de l'armée française, sous les ordres du connétable de Richemont. Cette armée étant arrivée devant Sillé-le-Guillaume dans le Maine en présence des Anglais, les deux partis se séparèrent sans combattre.
Héritier à vingt ans d'un patrimoine considérable, il fut marié à Catherine de Thouars qui lui apporta en dot de nombreuses terres en Poitou. Il devint en 1432 l'un des plus riches seigneurs du royaume après la mort de son aïeul maternel, Jean de Craon, seigneur de la Suze, de Champtocé, d'Ingrande, etc. On évaluait sa fortune à trois cent mille livres de rente, sans compter les profits de ses droits seigneuriaux, les émoluments de ses charges et un mobilier de cent mille écus d'or. Mais il en eut bientôt dissipé la plus grande partie par ses prodigalités, son faste et ses débauches.
Il eut d'abord une garde de 200 hommes à cheval, dépense que les plus grands princes pouvaient à peine soutenir dans ce temps-là, et il traînait en outre à sa suite plus de cinquante individus, chapelains, enfants de chœur, musiciens, pages, serviteurs, etc., la plupart agents ou complices de son libertinage, et tous montés et nourris à ses dépens. Sa chapelle était tapissée de drap d'or et de soie. Les ornements, les vases sacrés étaient d'or et enrichis de pierreries. Il avait aussi un jeu d'orgues qu'il faisait toujours porter devant lui. Ses chapelains, habillés d'écarlate doublé de menu vair et de petit gris, portaient les titres de doyen, de chantre, d'archidiacre, même d'évêque, et il avait de plus député au pape pour obtenir la permission de se faire précéder par un porte-croix. Il donnait à grands frais des représentations de Mystères, les seuls spectacles connus alors. Pour se livrer à ces profusions, il aliéna une partie de ses terres à Jean de Malestroit, évêque de Nantes, aux chapitres de la cathédrale et de la collégiale de cette ville.
Mais tout cela occasionnait des frais énormes qui l'obligèrent en 1434, à vendre à Jean V le Sage, duc de Bretagne, les places de Mauléon, Saint-Étienne-de-Mer-Morte, Le Loroux-Bottereau, Pornic et Champtocé.
Six ans jour pour jour après la prise d'Orléans du 8 mai 1429, Gilles de Rais offrit à la ville d'Orléans une série de reconstitutions de la bataille jouée par des centaines d'acteurs nourris, logés et changés à chaque représentation. Ce fut lors de ce « Mystère du siège d'Orléans » dont les représentations durèrent un an, et de ses frais énormes, que les difficultés financières du prince prirent un tour dramatique, sans espoir d'y remédier. Face à cela sa famille fut incitée à lui intenter un procès (qu'elle gagna) afin d'interdire à quiconque d'acheter des terres lui appartenant. Elle obtint un arrêt du parlement de Paris qui défendait au maréchal d'aliéner ses domaines. Le roi n'ayant pas voulu approuver les ventes déjà faites, le duc de Bretagne s'opposa à la publication de ces défenses et refusa d'en donner de semblables dans ses États.
René de la Suze, frère de Gilles, et ses cousins André de Lohéac et Guy XIV de Laval, irrités de ce refus, tâchèrent de conserver ces places dans leur maison et résistèrent au duc ; mais ce dernier les reprit et enleva à son gendre Guy XIV de Laval la lieutenance générale de Bretagne pour la confier à Gilles de Rais, avec lequel il consomma tous ses marchés en 1437.
Ses ressources ne suffisant pas à Gilles de Rais, ce dernier avait depuis longtemps cherché d'autres moyens pour s'en procurer. Assez instruit pour son siècle, il eut recours à l'alchimie. De prétendus adeptes lui apprirent le secret de fixer les métaux ; mais il manqua le grand œuvre. Dégoûté de l'Art d'Hermès, il se jeta dans la magie. Un Anglais, nommé messire Jean, et un prêtre Florentin, François Prelati, furent successivement ses maîtres et l'aidèrent dans ses conjurations. On dit qu'il promettait tout au diable, excepté son âme et sa vie. Mais tandis qu'il prodiguait l'encens au démon et qu'il faisait l'aumône en son honneur, il continuait ses exercices pieux avec ses chapelains, alliant ainsi une extrême superstition aux pratiques les plus impies et à la dépravation de mœurs la plus criminelle.
En effet, il semble que ce fut à cette époque qu'il commença d'immoler des enfants, soit pour mettre plus de raffinement dans ses plaisirs abominables, soit pour employer leur sang, leur cœur ou quelques autres parties de leurs corps dans ses charmes diaboliques.
Des parents, des amis de Gilles de Rais comme Princay, ou Roger de Briqueville, ou encore Gilles de Sillé, semblent même avoir été les complices de ses horribles débauches, soit en lui procurant des victimes, soit en maltraitant ou en menaçant les parents pour étouffer leurs plaintes.
Le blason de Gilles de Rais Dès la Pentecôte 1440, un conflit larvé s'installe entre Gilles de Rais et l'Église, qu'il aurait défiée en reprenant par la force une de ses possessions. De ce fait, Gilles de Rais tombe sous la juridiction de l'Église, et permet à celle-ci de lancer parallèlement une procédure pour enquêter sur les rumeurs qui courent à son encontre. Le 13 septembre 1440, Jean de Malestroit, l'évêque de Nantes cite Gilles de Rais à comparaître après avoir recueilli des témoignages et des rumeurs sur les exactions de celui-ci. Contrairement à ce qui est communément affirmé, lorsqu'il est arrêté le 15 Septembre 1440, il n'est pas accusé d'avoir violé, torturé et assassiné 140 enfants, notamment dans le cadre de rites sataniques, durant les huit années précédentes, mais d'être entré armé dans une Eglise et d'avoir, pendant l'office, molesté et arrêté un homme lige du Duc de Bretagne. Ce n'est que le 8 octobre qu'il découvrira devant le tribunal de l'inquisition ses véritables chefs d'accusation, les plus graves de l'époque : « sodomie, sorcellerie et assassinat ».
Cet éclairage permet de comprendre pourquoi Gilles de Rais se laisse capturer sans opposer de résistance. S'ouvre alors l'instruction du procès civil qui va être l'instrument de sa chute. Il est emprisonné dans le château de Nantes tandis que le duc de Bretagne charge son commissaire, Jean de Toucherond, de commencer une enquête. Deux des gens de Gilles de Rais sont arrêtés, Henriet et Étienne Corillaut dit Pontou ou Poitou.
Le procès qui s'ouvre à Nantes le 8 octobre 1440 est très bien préparé et suit une stratégie machiavélique, dans la tradition de la Sainte Inquisition, visant à le désarmer. Gilles de Rais a la possibilité de récuser les juges pour partialité à l'ouverture du procès, mais l'acte d'accusation ne fait alors état que de l'acte véniel mentionné précédemment, ce qui soulage l'accusé qui reconnaît la compétence des juges.
Ce n'est qu'à la deuxième audience, le 13 octobre 1440, que l'acte d'accusation complet est dévoilé, mais il est alors trop tard pour l'accusé de récuser les juges. Gilles de Rais se rend compte qu'il a affaire à un dossier d'accusation très étoffé et que de plus, les langues se délient. Les témoignages à charge commencent à affluer, identiques les uns aux autres. Ses valets et ses complices présumés qui l'auraient assisté dans ses crimes, également arrêtés et le voyant sans ressources, se mettent à l'accabler.
Gilles de Rais comprend alors qu'il a été piégé et qu'il ne pourra résister longtemps face à ces accusations. Il s'emporte et se révolte, ce qui entraîne en réaction son excommunication par l'évêque qui préside le procès. Cette excommunication l’effraie et il se résout alors à faire des aveux en échange de la levée de cette sanction, ce qui lui est accordé. Certains auteurs y voient une preuve de sa foi en l'Eglise et dans le jugement de Dieu.
Sa confession, prononcée dans sa prison puis répétée à l'audience du 22 octobre, horrifie l'assistance tant les détails de la cruauté décrite dépassent l'entendement.
Le maréchal de Rais s'était en outre rendu coupable du crime de félonie. En effet, après avoir vendu à son suzerain la place de Saint-Étienne-de-Mer-Morte, il s'en était remis en possession en menaçant le gouverneur d'égorger son frère s'il ne la lui livrait pas.
Le jugement est prononcé le 25 octobre par le tribunal présidé par le procureur et sénéchal de Bretagne, Pierre de l'Hôpital : Gilles de Rais et ses deux valets sont condamnés à être pendus puis brûlés. À sa demande, le tribunal lui accorde trois faveurs: le jour de l'exécution, les familles des victimes pourront organiser une procession, il sera exécuté avant ses complices et son corps ne sera pas entièrement brûlé puis inhumé.
Le lendemain matin, le 26 octobre 1440 après une messe à la Cathédrale Saint-Pierre de Nantes, l'exécution est accomplie dans les prairies de l'île de La Biesse (aujourd'hui l'île est rattachée à la berge gauche de la Loire, le gibet avait été dressé à l'endroit de l'actuel Hôtel-Dieu). Tandis que ses valets, Poitou et Henriet, sont laissés sur le bûcher, le corps de Gilles de Rais en est retiré, avant d'être trop abîmé par les flammes. Conformément à la requête qu'il avait formulée et qu'on lui avait accordée avant son exécution, son corps est enseveli dans l'église du monastère des Carmes, à Nantes. Ce monastère et le monument funéraire dédié à sa mémoire furent détruits durant la Révolution française.
Ce procès est l'un des tout premiers procès des barons du royaume, qui jusque là étaient maîtres en leur baronnie, et ne relevaient de la justice de personne.
Dans les souterrains du château de La Suze-sur-Sarthe (72), lequel lui a appartenu, auraient ultérieurement été découverts quelques 49 crânes humains. Il est aujourd'hui difficile de se prononcer ni sur la réalité ni le nombre exact des victimes. L'accusation lui a reproché 140 meurtres à l'époque. Gilles de Rais disposait de ses hommes de main, qui auraient été parfois des anciennes victimes, et auraient servi de rabatteurs. Ils auraient cherché dans un premier temps les enfants livrés à eux-mêmes, sinon ils auraient engagé des enfants à travailler au château (ce qui était un privilège), puis, si les parents demandaient des nouvelles, on leur aurait rétorqué souvent que leur enfant indigne s'était enfui.
Le doute sur la culpabilité de Gilles de Rais a toujours régné, si bien qu'en novembre 1992, un tribunal composé d'anciens ministres, de parlementaires et d'experts s'est réuni au Sénat pour se livrer à une révision du procès de Gilles de Rais, laquelle révision à abouti à son acquittement. Ce jugement n'a qu'une valeur indicative, aucune juridiction constituée n'étant compétente pour réviser un procès du XVe siècle.
Le fait qu'un criminel présumé de cette ampleur ait côtoyé Jeanne d'Arc, a fait couler beaucoup d'encre chez les écrivains, qui ont fantasmé autour de ce « démon à côté d'un ange ». Les écrits de l'époque ne nous permettent en fait que de faire des spéculations invérifiables sur le relationnel de Gilles et de Jeanne. Il semblerait néanmoins que Gilles de Rais n'ait commencé ses forfaits supposés qu'après l'épopée de Jeanne. Il est probable en revanche que, fidèle à son éducation et à ses habitudes, Gilles de Rais ait eu un tempérament violent lors des campagnes militaires. Si Gilles de Rais a régulièrement manifesté pendant sa vie des comportements de personne influençable et croyante, il était proche du parti de la Trémoille, qui n'était pas admirateur de Jeanne d'Arc. Il demeure donc difficile de spéculer sur les relations entre Gilles et Jeanne.
Dans son livre « Le procès de Gilles de Rais », paru en 1965, Georges Bataille voit en Gilles de Rais la figure exemplaire d’une époque de la féodalité où la raison balbutiante n’avait pas encore muselé la fête archaïque de la violence : « Sa noblesse a le sens d’une violence ne regardant rien et devant laquelle il n’est rien qui ne cède ».
Dans son livre "Plaidoyer pour Gilles de Rais", Jean-Pierre Bayard présente Gilles de Rais comme une victime de l'Inquisition.
La comtesse Elizabeth Báthory (Báthory Erzsébet en hongrois) dite la comtesse sanglante (1560 – 1614), est une aristocrate hongroise connue pour avoir fait torturer à mort par plaisir sadique 650 jeunes femmes (le chiffre varie selon les sources). Elle les aurait mordues et aurait fait verser leurs sangs dans sa baignoire comme un élixir de jouvence. Cette dernière version ne fut pas soutenue par les actes contemporains de son procès en 1611.

Fille de György Báthory d'Ecsed et d'Anna Báthory de Somlyo, Elisabeth Báthory est née en 1560, d'une famille de sang royal comptant dans ses proches parents un cousin-germain prince de Transylvanie, Sigismond Bathory, un oncle qui devint roi de Pologne, des gouverneurs de province, de hauts magistrats, des évêques et un cardinal. Cette famille remontait très loin dans le temps et comptait un certain nombre d'aventuriers hongrois descendant probablement des Huns et qui s'étaient imposés par le sang et la violence, comme il était de règle à ces époques troublées où la Hongrie allait passer d'un paganisme pur et dur à un catholicisme très inféodé à Rome.
C'est dans cette atmosphère très particulière, encombrée de sortilèges et de traditions ancestrales venus d'ailleurs, que se déroula l'enfance d'Elisabeth Báthory, et cela explique certainement beaucoup de choses concernant le comportement et le mode de pensée de cette comtesse qu'il faut bien se résoudre à qualifier de "sanglante".
On ne peut faire abstraction de la lourde hérédité d'Elisabeth : sa lignée ne comportait pas que des petits saints et un certain nombre de ses ancêtres avaient été des brutes sanguinaires : un de ses frères était un dépravé pour lequel tout était bon, la plus tendre fillette comme la plus ratatinée des femmes âgées ; une de ses tantes, grande dame de la cour de Hongrie, défrayait la chronique scandaleuse : on disait, "tribade" à l'époque, qu'elle était tenue pour responsable d'avoir déshonoré des douzaines de petites filles. Et puis, la propre nourrice d'Elisabeth, Ilona, qui deviendra son âme damnée, personnage trouble et inquiétant, pratiquant la magie noire et les sortilèges les plus pervers, eut une influence déterminante sur l'évolution de son esprit.
Les descriptions qu'on possède d'Elisabeth Báthory, ainsi qu'un portrait qu'on en a conservé, nous la montrent d'une grande beauté : "les démons étaient déjà en elle ; ses yeux larges et noirs les cachaient en leur morne profondeur ; son visage était pâle de leur antique poison. Sa bouche était sinueuse comme un petit serpent qui passe, son front haut, obstiné, sans défaillance. Et le menton, appuyé sur la grande fraise plate, avait cette courbe molle de l'insanité ou du vice particulier. Elle ressemblait à quelques Valois dessiné par Clouet, Henri Ill peut-être. Bref, elle dissimulait quelque chose de mélancolique, de secret et de cruel..."
On ne sait pas grand-chose sur la jeunesse et l'adolescence d'Elisabeth, sinon qu'elle se réfugiait souvent dans une solitude farouche. Dès son jeune âge, elle fut confiée à sa future belle-mère qui devait en faire une châtelaine soumise et pieuse, selon la plus pure tradition hongroise. Celle-ci l'assénait de prières et de saintes lectures. Par ailleurs, depuis son plus jeune âge, elle souffrait de maux de tête parfois intolérables qui la faisaient se rouler par terre. Était-ce de l'épilepsie ? Il semble plutôt qu'Elisabeth était en proie à des crises d'hystérie qu'il était tentant (à l'époque) d'assimiler à des crises de possession démoniaque.
On prête à Elisabeth plusieurs aventures masculines avant son mariage et après son veuvage. Toute jeune, immédiatement après sa puberté, elle aurait eu une petite fille d'un paysan. Elle avait quatorze ans et elle était déjà fiancée à Férencz Nàdasdy, un comte appartenant à la meilleure noblesse hongroise, redoutable guerrier qui devint illustre et mérita, par la suite, le titre de "Héros noir de la Hongrie". Il semble alors que, se trouvant enceinte, elle demanda à Orsolya Nàdasdy, mère de son fiancé, laquelle était chargée de sa "protection", la permission d'aller dire adieu à sa propre mère, Anna Báthory, accompagnée d'une seule femme en qui elle avait toute confiance.
Craignant le scandale et la rupture du mariage de sa fille, Anna Bathory aurait amené secrètement Elizabeth dans un de ses châteaux les plus éloignés, du côté de la Transylvanie, laissant courir le bruit que sa fille, atteinte d'une maladie contagieuse, avait besoin de repos et d'isolement absolus. Elle l'aurait alors soignée, aidée d'une femme venue du château familial de Csejthe et d'une accoucheuse qui avait fait le serment de ne rien révéler. Une petite fille serait née, à laquelle on aurait donné également le prénom d' "Elizabeth" et qui aurait été confiée à la femme de Csejthe, qui avait accompagné sa fille.
Les noces d'Elisabeth Báthory et de Ferencz Nàdasdy eurent lieu le 8 mai 1575. Elizabeth avait quinze ans, et son mari en avait vingt et un. L'empereur Maximilien de Habsbourg assista lui-même au mariage. Le roi Matthias de Hongrie et l'archiduc d'Autriche envoyèrent de somptueux cadeaux aux nouveaux époux qui s'en allèrent passer leur lune de miel dans le château de Csejthe, dans le district de Nyitra, région montagneuse du nord-ouest de la Hongrie, encore célèbre aujourd'hui par la qualité de ses vignobles, mais aussi pour ses châteaux forts en ruines, ses histoires de fantômes et ses traditions vivaces de vampires et de loups-garous.
Le séjour de Férencz Nàdasdy fut de courte durée, ses devoirs de combattant l'appelant à la guerre à travers toute la Hongrie et les pays avoisinants. Il laissa donc Elisabeth régner sur le château de Csejthe et sur les vastes domaines qui l'entouraient. Il est probable que la sensualité d'Elizabeth, fortement éveillée par son mari (qui lui fit d'ailleurs trois enfants : Osolya, Katherine et Pal, qui fut l'héritier tant attendu après des années de mariage), se sentit alors quelque peu frustrée. On lui prêta plusieurs intrigues amoureuses, mais sans lendemain, dont une avec un de ses cousins, le comte Gyorgy Thurzo, futur premier ministre de Hongrie et qui fut d'ailleurs, par la suite, son juge le plus sévère.
Le seul tort du mari était d'être trop souvent absent. Un jour de 1586 ou 1587, alors que Férencz Nàdasdy était en plein combat contre les Serbes, on raconte qu'arriva au château de Csejthe, un grand jeune homme au teint cadavérique, nommé Cadevrius Lecorpus. Il était habillé de noir, avait de profonds yeux noirs et de longs cheveux noirs tombant jusqu'aux épaules. Son allure ne laissa pas les servantes de la comtesse perplexes sur l'identité de l'inconnu. D'ailleurs, lorsque celles-ci racontèrent au village de Csejthe que sans doute, Erzébeth avait invité un serviteur du diable, les villageois n'allèrent plus se coucher sans avoir soigneusement barricadé leurs portes et leurs fenêtres avec des planches. Cet homme avait sûrement été une sorte de sorcier, ou de prêtre plein, qui initia Elizabeth à certaines pratiques magiques. Car elle ne faisait pas mystère de ses fréquentations auprès des mages, des sorcières et autres personnages, toujours féminins, qui officiaient dans les forêts, à l'abri des regards indiscrets.
Le plus étrange fut que, depuis cette fameuse visite, la comtesse changea de comportement... en effet, durant plusieurs semaines, Elizabeth ne sortit pas de chez elle et semblait s'être retirée du monde. A son procès, des paysans témoignèrent que pourtant, durant cette période, ils la virent avec une autre femme (une noble travestie), torturer à mort une malheureuse jeune fille. D'après leurs dires, la façon dont elles la battaient était d'une violence inouïe ! Premier changement : la comtesse était devenue très violente...
Férencz Nàdasdy mourut en 1604.
Devenue veuve, Elisabeth semble n'avoir rien changé à son mode de vie. Les tortures qu'elle infligeait à ses servantes, elle les pratiquait depuis longtemps et son mari le savait parfaitement, considérant celles-ci comme de simples amusements de la part de sa femme.
L'un des témoignages du procès est catégorique : à la question de savoir depuis combien de temps la comtesse maltraitait les jeunes filles, un témoin répond : "elle commença quand son mari était encore en vie, mais alors ne les tuait pas. Le comte le savait et ne s'en souciait guère".
Recherche de l'élixir de beauté
On raconte une curieuse anecdote sur la naissance de la fascination d'Elizabeth pour le sang qui coule : un jour qu'elle avait frappé une servante assez violemment pour la faire saigner du nez, parce qu'elle lui avait tiré les cheveux en la peignant, un peu du sang de la jeune fille tomba sur le poignet d'Elizabeth ; un peu plus tard, la comtesse crut remarquer que la peau de l'endroit où était tombé le sang était devenue plus blanche et plus douce que la peau environnante ; intriguée, elle se baigna le visage avec le sang d'une des victimes de ses orgies : son visage lui sembla rajeuni et revivifié par le traitement.
Le souci primordial d'Elizabeth, depuis son plus jeune âge, avait été sa beauté : elle avait une peur atroce de vieillir et de s'enlaidir. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle imagine pouvoir indéfiniment préserver sa beauté grâce à du sang frais de jeunes filles, de préférence vierges, donc revêtues de cette aura magique que confère la virginité. "Le sang, c'est la vie !" mais pour Erzébeth, la vie, c'était la beauté et la jeunesse.
Elizabeth passait son temps au château de Csejthe, faisant également de fréquents séjours à Presbourg et surtout dans la demeure qu'elle avait acquise à Vienne, non loin de la cathédrale, demeure qui semble avoir été marquée aussi par de sanglantes orgies.
À Csejthe comme ailleurs, Elizabeth était toujours accompagnée de sa nourrice Jo Ilona et de sa servante Dorottya Szentes, dite Dorko, deux femmes probablement sectatrices d'une de ces mystérieuses cohortes de sorcières avorteuses qui pullulaient encore dans les campagnes de l'Europe centrale. Il semble qu'elles aient été les principales pourvoyeuses de "chair fraiche" de la comtesse, en même temps que ses "agents d'exécution" quand il s'agissait de frapper, de saigner, puis d'enterrer les malheureuses victimes.
Autour de ce duo infernal, il y avait un homme à tout faire, Ujvari Jano, dit Ficzko et une lavandière, Katalin Beniezky. Elizabeth vivait au milieu de cette troupe entièrement vouée à son service et à la satisfaction de ses instincts.
Un autre personnage vint bientôt compléter la sinistre troupe, une certaine Darvulia Anna. Il apparaît que Darvulia était une sorcière de la meilleure tradition, une magicienne noire qui connaissait des formules et des incantations sataniques et qui n'hésitait pas à procéder à des sacrifices humains pour obtenir l'aide des puissances démoniaques. Sans doute Darvulia Anna sut-elle convaincre Elizabeth Bathory, déjà quadragénaire mais toujours très belle, qu'elle connaissait les recettes infaillibles pour prolonger indéfiniment cette beauté.
Les "vaches à sang" de la comtesse
Il y avait aussi le personnel "volant", de belles jeunes filles dont elle faisait ses servantes, et parfois ses concubines, du moins tant qu'elle y trouvait une certaine nouveauté. Car ces "servantes" disparaissaient les unes après les autres, et il fallait bien que le "personnel permanent" se chargeât de renouveler un cheptel qui devait être toujours jeune et beau.
On prétend même que la comtesse veillait à ce que ces jeunes filles retenues prisonnières fussent bien nourries et engraissées, car elle croyait que plus elles étaient dodues, plus elles avaient de sang dans les veines, et que plus elles étaient bien portantes, plus la vertu de ce sang était efficace. Plus que jamais, le sang était la vie : Elizabeth croyait-elle pouvoir échapper au vieillissement et à la mort, et gagner ainsi une éternelle jeunesse ? Il semble qu'il faille prendre très au sérieux cette conviction.
Les plus belles filles de Transylvanie et de Hongrie, lorsqu'elles étaient repérées par les émissaires de la comtesse, prenaient le chemin du château de Csejthe. Tous les moyens étaient bons : menaces, intimidation, promesses d'argent, achat pur et simple dans certaines familles pauvres. Mais la plupart d'entre elles ne ressortaient jamais plus de la sinistre forteresse.
On a probablement fort exagéré les récits concernant les supplices infligés à ces innocentes jeunes filles par la comtesse Bathory et ses âmes damnées. Mais il en est de suffisamment établis pour se faire une idée de l'atmosphère malsaine et macabre qui régnait dans les souterrains du château de Csejthe.
Les filles étaient frappées avec violence. Certaines avaient le cou percé. D'autres étaient liées avec des cordes qu'on tordait ensuite afin qu'elles puissent s'enfoncer dans les chairs, ce qui permettait de leur ouvrir les veines et de faire jaillir le sang sur la comtesse.
On prétend même qu'on remplissait parfois des baignoires de sang et qu'Elizabeth s'y baignait avec ravissement mais comme sa peau délicate ne supportait pas d'être essuyée avec des serviettes, ce sont d'autres filles qui devaient la débarrasser du sang en lui léchant tout le corps avec leurs langues. Celles qui, ne supportant pas une telle horreur, s'évanouissaient, étaient ensuite sévèrement châtiées avant de servir de victimes à leur tour.
Malgré les précautions infinies prises par Erzébeth et ses complices, certaines personnes commencèrent à murmurer. Erszebeth renouvelait sans cesse le personnel de son château, c'est-à-dire des jeunes paysannes que son serviteur Ficzko emmenait, soit de force, soit en amadouant leurs parents avec de belles robes, et la promesse d'une vie meilleure aux côtés de la Comtesse. Seulement, au bout d'un certain temps, les familles de ces jeunes filles se demandaient ce que devenaient leurs enfants, car aucune nouvelle ne leur parvenait, et ce fut le déclencheur des premiers doutes au sujet de ce que pouvait mijoter la Comtesse. Des rumeurs parvinrent jusqu'à la cour de Vienne et les autorités ecclésiastiques, sentant qu'il y avait sans doute des pratiques relevant de l'hérésie ou du paganisme, commencèrent à se livrer à de discrètes enquêtes.
Le roi Matthias II de Hongrie décida de prendre l'affaire en main. Convaincu, par certains témoignages, que l'héritière des Bathory était coupable de crimes de sang, il ordonna une enquête qu'il confia au gouverneur de la province, lui-même cousin d'Erzébeth.
Le gouverneur se rendit secrètement à Csejthe et s'informa auprès de certaines personnes de confiance, en particulier le pasteur Andras Berthoni qui avait rédigé un long mémoire dans lequel il accusait Erzébeth d'avoir fait mettre à mort neuf jeunes filles et de l'avoir contraint à les enterrer pendant la nuit. L'envoyé du roi Matthias fut très vite édifié, et, lorsqu'il eut fait son rapport, le roi ordonna l'arrestation de la comtesse Bathory et tous ses complices. Et cette tâche, il la confia à un autre cousin d'Erzébeth, son premier ministre le comte Gyorgy Thurzo, qui avait aussi été son amant.
Le 29 décembre 1610, à la tête d'une troupe armée et accompagné du curé de Csejthe et en présence des deux gendres d'Elizabeth, le comte Thurzo, le cousin d'Elizabeth pénétra dans le grand château au moment même où se déroulait l'une de ces orgies sanglantes.
Ils découvrirent plusieurs douzaines de jeunes filles, d'adolescentes et de jeunes femmes. Certaines étaient affaiblies, presque complètement vidées de leur sang ; d'autres, dans un état d'hébétude totale, étaient encore intactes : c'était le bétail réservé aux prochaines orgies. Par la suite, on exhuma une cinquantaine de cadavres de jeunes filles dans les cours, les dépendances du château et les sous sols.
Lorsque le comte Thurzo se présenta devant elle, elle ne songea pas un seul instant à nier l'évidence. Aux accusations que lui porta légalement son cousin, la comtesse s'enferma dans un mutisme hautain.
Le roi Matthias était décidé à aller jusqu'au bout ; Gyorgy Thurzo et les membres des familles Báthory et Nàdasdy également, même s'ils craignaient de supporter les conséquences d'un étalage public des turpitudes de la comtesse. Il devait y avoir procès mais on prendrait soin de n'y point faire paraître la principale inculpée. On se rabattit sur l'entourage immédiat d'Elizabeth.
Matthias était résolu à condamner la comtesse à mort, quels que fussent ses liens avec l'illustre famille des Báthory. Gyorgy Thurzo s'y opposa ; il estima qu'en dépit des crimes que la comtesse avait commis, il fallait songer à sa descendance, et il affirma : "Ce n'est pas parce qu'une branche est pourrie qu'il faut abattre tout l'arbre".
Les principaux complices, Jo Ilona, Ficzko, Dorko et Katalin Beniezky furent condamnés à la décapitation et exécutés.
Quant à Elizabeth, elle fut condamnée à être murée vive dans ses appartements privés du petit château de Csejthe : sous la surveillance des juges et du comte Thurzo, des maçons murèrent donc les fenêtres et les portes de ses appartements, laissant le miroir, et qu'une petite ouverture par laquelle on passerait tous les jours de l'eau et de la nourriture. Elizabeth se laissa enfermer sans prononcer une parole.
Elle mourut le 21 août 1614. Aux dires de ceux qui la virent dans son dernier sommeil, en dépit de son âge - très avancé pour l'époque - de cinquante-quatre ans, sa beauté était inaltérée.
Le château de Csejthe est resté maudit. Il est aujourd'hui en ruines et on le dit hanté par la comtesse sanglante, qui continuerait de commettre ses crimes. Ces croyances persistantes font qu'elle est souvent considérée comme un vampire et non comme une femme cruelle obsédée par la vieillesse.

Hatshepsout est considerée par de nombreux historiens comme la première personnalité féminine importante de l'histoire.
Son nom signifie "déesse parfait", sa date de naissance est estimé entre 1500 et 1495 avant J. Christ.
Hatshepsout était la femme du pharaon Thoutmôsis II, qui était à la fois son demi-frère et son mari. Dès environs de 1482 à 1479 avant J. Christ, elle règna à ses côté avec le titre de régente. Il mouru au printemps 1479.
Un an plus tard, Hatsepsout se fit couronner reine, elle fut alors la première femme à obtenir une fonction traditionnellement réservée au homme, elle devint la première pharaonne de l'histoire. Mais à la cour, elle du s'appuyer sur un parti puissant car la manière dont elle s'était emparée du pouvoir avait était perçu par certain comme un coup d'état.
Elle tenta d'apaiser les critique en élevant au rang de corégent Thoutmôsis III, l'un des fils de Thoutmôsis II et de l'une de ses concubines. Ce dernier n'était encore qu'un enfant lors du couronnement de la pharaonne, mais lorsqu'il eu grandi, Hatsepsout ne lui abandonna pas le pouvoir.
Elle régna jusqu'à sa mort en 1457 (av JC).
Durant son régne, Hatshepsout s'est principalement illustrée pour avoir eu des relations paisible avec ses voisins, par les expéditions téméraire qu'elle avait lancées, comme celle de "Punt" (nom donné par les anciens égyptiens à la cote Sommalienne) an 1472,mais aussi par son immense activité de bâtisseuse : c'est elle qui fit élever le temple funéraire de Deir el-Bahari (situé à Thèbes), ce fut l'un des édifice symbolique de son règne, le plus raffiné qui fut constriut sur le sol égyptien.
Certains historien vont même jusqu'à affirmer qu'en cas de bataille, elle n'hésitait pas à se mettre à la tête de ses troupes.
Hatshepsout fut victime de plusieur tentative d'assassinat, dont l'une, au moins, fut dirigée par les prêtres qui refusait que le pouvoir revienne à une femme. Lorsqu'elle mouru en 1457 avant JC, personne ne sut si elle avait était assassinée ou si sa mort était naturelle, aujourd'hui les historiens se pose encore la question.
Après sa mort, Thoutmôsis III qui avait était tenu à l'écart du pouvoir et du trône pendant de nombreuses années, voulu se venger; il fit détruire de nombreuses statut de la souveraine, marteler au burin ses effigies sur les bas-reliefs, et effacer son nom de la quasi-totalité des monuments. Malgrè tout ses efforts, il ne réussi pas à la faire disparaitre complètement.
* photo : tête d'Hatshepsouth au musée du cair
"Seigneur des païens, je vous ai assez accompagné"
gouverneur de hongrie à Vlad
Je n'ai pas pus résister plus longtemps à parler de celui que je vois non comme un tirant mais comme un grand héros ! ^^

De mémoire d'homme, en novembre 1431 naissait dans la forteresse de Sighisoara en Roumanie, Vlad Tepes III, l'un des personnages les plus sanglants de notre Histoire .
Il n'était pas très grand, mais râblé et fort, avec un aspect cruel, terrible, un nez droit, des narines dilatées, un visage mince et rougeaud ou les grands yeux verts, bien fendus, étaient ombrés par des sourcils noirs, broussailleux qui les faisaient menaçants. Il avait les joues et le menton rasés et portait moustache. Les tempes gonflées augmentaient le volume de la tête que soutenait un cou de taureau encadré par les vagues d'une légère chevelure bouclée, noire, qui retombait sur les larges épaules
Description d'un émissaire à Pie II
Fils de Vlad II dit le diable, gouverneur militaire de Transylvanie, membre de l'Ordre du Dragon, une société militaire à caractère religieux fondée en 1387 par l'empereur Romain Sigismund et sa seconde femme Barbara Cilli, cette confrèrie avait pour but la protection des intérêts catholiques et de défendre l'Europe contre la menace du puissant Empire Ottoman.
En 1436, Vlad II est couronné prince de Valachie , capitale princière et s'installe au palais de Tirgoviste.
Dans l'espoir d'une paix durable avec le Sultan Murad II, de nombreux pactes d'alliance sont signés mais d'importants troubles politiques ne tarde pas à déchirer le royaume. Après une visite de Vlad II en terre Turque, celui ci confie la garde de ses deux jeunes fils Vlad et Radu , pour respecter les exigences du puissant Sultan qui garantiront une paix durable entre les deux royaumes. jusqu'en 1448, Vlad III restera à la cour du Sultan, tandis que son frère Radu ne partira qu'en 1462. De retour au pays, le jeune Vlad apprend que son père a été tué par son rival, le prince Vladislav II. Mircea son frère ainé , fut quant à lui enterré vif après avoir été torturé par les aristocrates de Tirgoviste.
Menant plusieurs campagnes militaires pour reprendre le pouvoir, il est forcé d'abdiquer devant l'assassin de son père, mais lors d'une seconde tentative pour reconquérir son trône, il n'hésite pas à tuer le prince Vladislav II. Poussé par la vengeance, Vlad Tepes fait arrêter tous les nobles soupçonnés d'avoir pris part au coup d'Etat contre son père. Il fait empaler les plus puissants et force les plus jeunes à l'exode vers le bourg de Poenari. Au cours de cette marche de 80 kilomètres, personne n'est autorisé à se reposer, et beaucoup mourront en route. Arrivés à destination, Vlad exige des survivants qu'ils lui érigent une nouvelle forteresse qui surplombera la rivière Arges.
Vers 1462, des chroniques font état de sa cruauté et de ses méfaits. L'empalement est de mise pour quiconque ose le defier ou celui ne respectant pas la loi, c'est ce qui lui vaudra son surnom Roumain de Tepes qui signifie l'empaleur ... Son chateau est le lieu des pires crimes et abominations, dans un souci d'ordre et de respect , il n'hésite pas à torturer, mutilier et à brûler nobles ou mendiants. Au sommet de son règne, Vlad décide d'une campagne militaire contre les Turcs, ses anciens alliés, installés le long du Danube.
Bénéficiant de l'effet de surprise, les troupes de Vlad sortent victorieuses. Mais la victoire est de courte durée, le Sultan Mehmed II envahit la Malachie à la tête d'une armée trois fois supèrieure à celle de l'Empaleur. Arrivé aux portes de la capitale, ils constatent que 20,000 prisonniers turcs sont empalés. Devant cette abomination, le Sultan ne peut convaincre ses hommes à l'attaque, il bat en retraite.
Mais une dernière carte est utilisé par le Sultan, il arrive à convaincre Radu, le frère de Vlad de mener une campagne contre ce dernier. À la tête d'une armée composée des légions turques et des détracteurs de Vlad , Radu envahit la Valachie et force son frère à trouver refuge dans la forteresse de Poenari . Aidé par quelques paysans du village d'Arefu , Vlad gagne la Transylvanie pour y rencontrer le nouveau roi de Hongrie, Matthias Corvinus. Mais ce derniere fait mettre Dracula aux arrêts et l'emprisonne à Visegrad.
Vlad passera 12 ans en prison et deviendra bien plus tard le beau frère de son geôlier, il épousera le soeur de Mathias et deviendra à cette fin catholique, d'orthodoxe qu'il était. Ce choix décidera de sa libération en 1476. Il faudra attendre 1476 et la mort de Radu, pour que Vlad puisse reprendre son titre princier et - pour une troisième fois - reprendre son trône. Il retourne en Roumanie où il s'installe cette fois ci à Bucarest . Mais en décembre 1476, lors d'une nouvelle campagne militaire contre les Turcs, Vlad et ses hommes sont attaqué par un contingent de 4000 hommes, il finira assassiner et pour montrer la determination Turque, sa tête sera empalé sur un pieu dans la capitale Turque Constantinople.
La pratique du supplice du Pal lui valut son surnom de Vlad Tepes, l'empaleur, mais aussi une réputation de grand sadique qui semble avoir été amplifiée par la propagande Germano-Hongroise.
Les parties orientales et méridionales de la chaîne des Carpates divisent la Roumanie en trois provinces :
A l'est la Moldavie qui jouxte le pays des Cosaques .
Au sud la Valachie région du Danube .
Au nord ouest la Transylvanie, isolée par les Carpates .
Au début du XV eme, ces provinces étaient dirigés par des Voivoides, terme désignant un titre de noblesse et une fonction administrative de Gouverneur. La Transylvanie était alors sous dépendance Hongroise et son Voivoide était le gouverneur de Hongrie, Jean Hunyadi. La Valachie et la Moldavie étaient autonomes et constituaient le dernier rempart du christianisme face à l'invasion Ottomane qui avait atteint la Bulgarie, après avoir fait tomber Constantinople.
La rumeur prétendit qu'organisant la résistance dans les Carpates, il avait conclu un pacte avec les forces du mal devenant un Vampyr, terme désignant Diable en roumain et Vampire en moldave .
Son histoire est mêlée de cette brume qui mélange Histoire, légendes et folklore. Sur un plan folklorique, le pal deviendra le pieu, qui est l'arme maîtresse contre les Vampires et sur un plan littéraire, Vlad Dracula deviendra sous sa forme vampirique le Comte Dracula.
texte original en date de 1463 (traduit de l'Allemand)
1. Item le vieux gouverneur fit tuer le vieux Dracul ; Dracula et son frère abjurèrent leur foi, promirent et jurèrent de protéger et de tenir la foi chrétienne.
2. Item la même année, il faut installé seigneur de la Valachie. Il fit tuer sur-le-champ le voïévode Vladislav qui avait été de ce pays.
3. Item peu après il fit brûler villages et châteaux en Siebenbürgen près de Hermannstadt et réduisit en cendres des villages et des châteaux en Siebenbürgen, à savoir Klosterholz, Neudorf et Holzmengen.
4. Item il incendia Beckendorf en Burzenland ; les hommes, les femmes et les enfants, grands et petits, qu'il ne brûla pas sur la place, furent emmenés avec lui enchaînés en Valachie et il les fit tous empaler.
5. Item Dracula conclut un armistice et fit empaler durant cette trêve tous les marchands et rouliers de Burzenland.
6. Item il se fit livrer les jeunes garçons et d'autres gens venus en Valachie de nombreux pays pour y apprendre la langue et d'autres choses. Il les rassembla dans une salle et les brûla tous, au nombre de quatre cents.
7. Item il extermina un grand clan, du plus petit jusqu'au plus grand, enfants, amis, frères, soeurs, qu'il fit empaler.
8. Item il fit enterrer jusqu'au nombril certains de ses hommes, nus, et on tira sur eux. Il fit rôtir d'autres gens, et en écorcha d'autres.
9. Item il fit prisonnier le jeune Dan et fit lire le service des morts par se prêtres ; lorsqu'ils fût accompli, il fit creuser une tombe selon la coutume chrétienne et le décapita près de son tombeau.
10. Item des ambassadeurs au nombre de cinquante-cinq furent envoyés en Valachie par le roi de Hongrie, les Saxons et Siebenbürgen. Dracula fit attendre ces seigneurs environ cinq semaines et installa des pals devant leur hôtellerie ; ils crurent qu'il allait les empaler. Oh, combien leur angoisse fut grande ! Il les retint si longtemps afin qu'ils ne le trahissent pas. Et il partit avec toute son armée et se rendit en Burzenland. Un matin, de bonne heure, il arriva dans les villages, devant le châteaux et les villes, détruisit tout ce qu'il put trouver et brûla toutes les récoltes et les céréales. Il emmena en dehors de la ville de Kronstadt, près de la chapelle Saint-Jacques, tous ceux qu'il avait capturés, après avoir totalement incendié les faubourgs. Et quand le jour se leva, tôt le matin, il empala près de la chapelle tous ceux qu'il avait pris, femmes et hommes, enfants, jeunes et âgés. Et se mit à table au-dessous d'eux, ce qui lui procura du plaisir.
11. Item il fit incendier l'église Saint-Barthélemy, puis il vola et emporta tous les ornements liturgiques et les calices.
12. Item il avait envoyè un sien capitaine brûler un gros village du nom de Seiding, mais ledit capitaine ne parvint pas à brûler le village à cause de la résistance des villageois. Lors il vint chez son maître et lui dit "Monseigneur, je n'ai pas pu accomplir ce que vous m'avez ordonné", Dracula le prit et le fit empaler.
13. Item il fit empaler tous les marchands et d'autres gens venus avec des marchandises de Burzerland vers le Danube, près de Bràila, au nombre de six cents, et confisqua leurs biens.
14. Item il ordonna de faire un grand chaudron à deux anses, surmonté de planches pourvues de trous de sorte qu'un homme puisse y passer la tête. Puis il fit allumer un grand feu au-dessous, remplit le chaudron d'eau et y fit bouillir des gens. Il empala beaucoup de gens, femmes et hommes, jeunes et vieux.
15. De même, il revint en Siebenbürgen, à Tàlmaci ; là il fit hacher les gens menu comme choux et empala cruellement et de diverses façons les prisonniers qu'il ramena en Valachie.
16. Item il imagina des tortures terrifiantes, épouvantables et indicibles, car il empala des mères et leurs nourrissons, et des enfants de un ou deux ans et plus. Il arracha des enfants du sein de leur mère et des mères à leurs enfants. Il fit couper les seins des mères, pressa dessus la tête des enfants et les fit empaler, et beaucoup d'autres tortures. Il causa bien d'autres souffrances. Il infligea de si grandes douleurs et tortures jamais imaginées par tous les tyrans et les tortionnaires à l'encontre des chrétiens, tels Hérode, Néron et Dioclétien et autres païens, qui n'ont jamais fait autant de mal que ce tyran.
17. Item il fit empaler toutes sortes de gens en travers, jeunes et vieux, femmes et hommes. Et les gens pouvaient bouger des mains et des pieds et se tordaient ensemble comme des grenouilles. Après quoi il leur fit piquer les mains et leur parla maintes fois dans sa langue : "Oh, la grande justice qui leur est faite !". C'étaient des païens, des Juifs, des chrétiens, des hérétiques et des Valaques.
18. Item, il arrêta un tzigane qui avait volé. Alors les autres Tziganes vinrent prier Dracula de leur rendre. Dracula leur dit : "Il doit être pendu et c'est vous qui allez le prendre." Ils dirent : "Ce n'est pas notre coutume." Alors Dracula fit bouillir le tzigane dans un chaudron, et lorsqu'il fut cuit, il les obligea à le manger, chair et os.
19. Item un gentilhomme lui fut envoyé, qui vint à lui à l'endroit où il avait fait empaler des gens. Là, Dracula venait se promener au-dessous d'eux et ils les regardait ; ils étaient aussi nombreux que les arbres d'une grande forêt. Le gentilhomme lui demanda pourquoi il se promenait au milieu de la puanteur. Dracula lui demanda s'il sentait la puanteur ; "oui", répondit-il. Alors il le fit immédiatement empaler très haut afin qu'il ne puisse sentir la puanteur.
20. Item un prêtre avait prêché que les péchés ne seraient pas pardonnés si on ne rendait pas les biens mal acquis. Alors Dracula invita ce prêtre à sa table. Puis le seigneur rompit son pain et le trempa dans sa nourriture et le prêtre prit un morceau de ce pain avec sa cuiller. Alors le prince lui parla de la façon dont il avait prêché à propos des péchés, etc... Le prêtre dit : "Seigneur, c'est vrai." Alors Dracula lui dit : "Alors pourquoi prends-tu le pain que j'ai rompu ?" Et il le fit empaler sur l'heure.
21. Item il invita dans sa maison tous les seigneurs et les nobles de son pays ; quand le repas fut terminé, il s'adressa au plus âgé et lui demanda de combien de voïévodes ou princes ayant régné sur ce même pays il avait souvenance. Il lui répondit ce qu'il en savait ; il questionna aussi les autres, jeunes et vieux, et demanda à chacun combien ils pouvaient s'en rappeler. L'un répondit cinquante, un autre trente, un vingt, un autre, douze, mais aucun n'était assez jeune pour se souvenir de moins de sept. Alors il fit empaler tous ces seigneurs qui étaient au nombre de cinq cents.
22. Item il avait une concubine qui lui annonça être enceinte. Alors il la fit examiner par une autre femme, qui ne put comprendre comment elle pouvait être grosse. Alors il prit sa concubine et l'éventra depuis le bas jusqu'à la poitrine et dit qu'il voulait voir l'endroit où il avait été lui-même et où gisait son fruit.
23. Il fit passer des gens sur la roue à aiguiser et beaucoup d'autres choses inhumaines qu'on raconte de lui.
24. L'an 1460, le jour de la Saint-Barthélemy, au matin, Dracula vint avec ses gens au pays sis au-delà de la forêt et, comme on raconte, il traqua tous les valaques des deux sexes près du village d'Amlas, il rassembla en foule tous ceux qu'il put attraper et les fit hacher menu comme choux à l'épée, au sabre et au couteau. Il emmena chez lui le prêtre et ceux qu'il n'avait pas tués cette fois-ci et les empala ; il incendia complètement le village avec leurs biens et, comme on dit, ils étaient en nombre de plus de trente mille.
25. L'an du Seigneur 1462, Dracula se rendit dans la grande ville de Nicopolis, où il tua plus de vingt-cinq mille gens de toute sorte : chrétiens, païens, etc... Parmi eux se trouvaient les plus belles femmes et jeunes filles, que les hommes de sa Cour gardèrent pour eux ; ils prièrent Dracula de les leur donner comme épouses légitimes. Dracula ne voulut pas faire cela et il ordonna que toutes fussent hachées comme choux ainsi que les hommes de Cour. Il fit cela parce qu'il était tributaire de l'Empereur turc qui avait exigé de lui le paiement du tribut. Immédiatement le tribut au Sultan. Alors le peuple se réjouit et ils fit venir en groupes les uns après les autres et tous les commandants chevauchèrent à sa rencontre. Après quoi il les fit tuer tous. De même, il incendia entièrement cette contrée appelée la Bulgarie ; et il en fit clouer d'autres par les cheveux et il y en eut en tout vingt-cinq mille, outre ceux qu'il avait brûlés.
26. Item des ambassadeurs de Hermanstadt virent en Valachie les morts et les empalés comme une grande forêt, hormis ceux qu'il avait rôtis, bouillis, écorchés.
27. Item il extermina une région entière nommée Fugrash, et emmena en Valachie femmes, hommes et enfants et les fit empaler.
28. de même il décapita de sa propre main plusieurs de ses gens, qui l'avaient aidé à enterrer son trésor.
29. Item il fit décapiter plusieurs de ses nobles et il utilisa leurs têtes comme appâts pour les écrevisses ; après quoi il invita leurs amis chez lui, leur offrit ces écrevisses à manger et leur dit : "Vous êtes en train de manger les têtes de vos amis." Après quoi, il les fit empaler.
30. Item il vit un homme au travail, vêtu d'une chemise trop courte et lui demanda : "As-tu femme chez toi ?" L'autre répondit : "oui." Il lui dit : "Amène-la-moi." Il demanda à la femme : "Que fais-tu pour ton ménage ?" Elle répondit : "je lave, cuisine, file, etc.." Dracula la fit empaler sur le champ car elle n'avait pas fait à son mari une chemise assez longue pour lui cacher le ventre. Et il lui donna sur l'heure une autre femme, à qui il ordonna de faire à son mari une chemise assez longue, sinon il l'empalerait elle-aussi.
31. Item il rencontra un moine déchaux et l'âne qu'il chevauchait et les fit empaler.
32. Item trois cent Tziganes vinrent dans son pays. Sur quoi, il prit trois de leurs notables, les fit rôtir et obligea les autres à les manger, en leur disant : "Vous allez vous manger entre vous jusqu'au dernier, ou bien vous irez vous battre contre les Turcs." Ils acceptèrent d'aller où il les envoyait. Alors, il les prit et les habilla tous de peaux de vaches, ainsi que leurs chevaux. Lorsqu'ilq eurent rencontré les Turcs, les chevaux de ces derniers prirent peur et s'enfuirent vers une rivière en raison de l'odeur qu'ils n'aimaient pas. Mais comme les Tziganes les suivaient, tous périrent noyés.
33. Item il invita chez lui tous les pauvres qui se trouvaient dans son pays et après qu'ils eurent mangé, il les brûla tous dans une salle, au nombre de deux cents.
34. Item il fit rôtir des jeunes enfants et força leurs mères à les manger et coupa les seins des femmes et obligea leurs maris à les manger, après quoi il empala les hommes.
35. Item plusieurs Italiens lui furent envoyés. Lorsqu'ils vinrent à lui, ils le saluèrent et retirèrent leur chapeau sous lequel ils portaient un bérêt ou une calotte marron et rouge qu'ils n'ôtèrent pas. Il leur demanda pourquoi ils ne l'avaient pas enlevé et ils lui répondirent : "Seigneur, telle est notre coutume et nous ne les retirerons même pas devant l'Empereur." Il dit : "Eh bien, je veux vous raffermir dans votre coutume." Et eux de le remercier de sa grâce. Alors il fit prendre de bons clous en fer et leur dit clouer les calottes sur la tête de façon qu'elles ne tombassent pas ; c'est ainsi qu'il les raffermit dans leur coutume ...
36. remarquez maintenant comment le vieux gouverneur de Hongrie a capturé Dracula. Le gouverneur de Hongrie écrivit à Dracula lui disant qu'il voulait lui donner sa fille en mariage. Et Dracula vint habillé de façon magnifique avec 900 cavaliers et il fut très bien reçu et le gouverneur lui donna sa fille en paroles mais pas en fait, seulement pour la forme. Et une fois le mariage célébré, son beau-frère l'accompagna avec une grande suite. Ayant pénétré dans le pays de Dracula, il s'arrêta et lui dit : "Seigneur des païens, je vous ai assez accompagné." Et Dracula lui répondit : " Oui, seigneur." Il était maintenant sûr qu'il allait retourner chez lui. Et ils l'entourèrent (Dracula) et le firent prisonnier. Et il est encore en vie.




