Présentation

striga

Pseudo: StrigaCatégorie: SociétéDescription:
ll y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des événements. [ Honnoré de Balzac ]
Fais tourner ce blog!

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

AVIS !!

 

 

Chers amis qui venez ici,

je vous propose de me dire

 ce que vous aimeriez voir sur ces pages.

Je ne prétends pas tout connaître,

mais je suis avide de savoir

et c'est donc avec plaisir

que j'apprendrais afin de vous narrer l 'histoire

 telle qu'elle fut !!!

n'hésitez pas !!!

bien à vous

Striga

Recommander

1 2 3 4
Dimanche 27 Janvier 2008


 Chant prophétique de la VÖLUSPA tranmis par les Volvas.
La présente prophétie de la Völuspa est "réinterprétée" suivant une adaptation libre et romancée pour une meilleure compréhension.
Toutefois la majeure partie du texte est identique toutefois aux deux écrits attestés de la prophétie :
Soit : - Le Codex Regius, le plus ancien composé de 62 strophes rédigé au milieu du XIII éme siècle et conservé à la Bibliothèque Royale d'Islande.
- Le Hauksbo'k et le Thorsfinndràpa datant de l'an Mille.
- Des extraits de l'EDDA de Snorri Sturluson bien sûr. (27 strophes reprises).Si cette traduction est imagée, ceci a été fait dans un souci d'expurger l'influence du christianisme ayant déformé le sens de certaines strophes à travers les âges. Les * renverront aux textes d'origines pour rester toutefois fidéle à la Völuspa.
Enfin, il est à noter que les Volvas étaient de puissantes utilisatrices du Seidr, la magie runique essentiellement transmise entre femmes. Ces dernières étaient également des chamans capable de lire le Wyrd (le destin) lors de transe certainement spectaculaire.
 

1

Les hommes m'appellent Volva quand je visite leurs maisons,
Une voyante, sage en talismans.
Jeteuse de sorts, adroite en magie.
Les femmes malines me souhaitent toujours bienvenue.

2

Des anneaux, des bracelets et des colliers, je fais don
Pour apprendre le savoir, pour apprendre le Seidr* :
De plus en plus vaste dés lors est ma vision par-delà les Mondes.

3

Dehors, je m'étais assise quand vint les Hommes*,
La Terreur des Dieux, et ils fixèrent mon regard.
Que demandent-ils ? Pourquoi me tentent-ils ?
Je sais où est dissimulé leurs mémoires
Bien cachées dans le puits de Mimir*
Mimir qui chaque matin ondule des pleurs des Nornes*.
Et bien que veut-tu savoir de plus ?*

4

Je connais le secret des gués*
Caché sous l'arbre sacré,
Au bas, se déverse un cours d'eau précieux,*
Et bien que veux-tu savoir de plus ?

5

Silence, je demande au peuple sacré,
Silence aux parents et amis des Ases*
A ta demande je vais relater
Les vieilles chansons des hommes que je me rappelle le mieux.

6

Je parle des Eléments* à l'aube des temps oubliés.
Ceux-là qui me donnèrent la vie il y a bien longtemps :
Neuf Mondes je pouvais compter alors, neuf racines menant à l'arbre,
Le frêne merveilleux, loin sous la terre.

7

Quand la Terre* seule vivait il y a longtemps
Il n'y avait ni sable, ni mer, ni vagues houleuses.
Nul part n'était la lumière, ni le ciel au-dessus.
Seulement un grand fossé et pas d'herbes.

8

Alors Ses fils* bâtirent les royaumes,
Moulant magnifiquement Midgard, la Terre du Milieu :
Le Soleil fixant vers Sudri les pierres de leur demeure,
Du sol poussa alors l'herbe douce.

9

Le Soleil (Sol) tourné vers Sudri, aux côtés de la Lune (Mani),
Posa son bras droit sur le bord du ciel :
Le Soleil ne savait pas quel était son siège,
Les étoiles ne savaient pas quelles places elles avaient,
La Lune ne savait pas qu'elle était sa force.

10

Alors, ensemble, tous les Dieux se réunirent au Thing,
Eux les maitres, dans leur salle de jugement :
Ils nommèrent la Nuit et la Nouvelle Lune,
Ils nommérent l'Aube et le Crépuscule,
Le Matin et le Jour,
Le Solstice d'Hiver, le Solstice d'Eté et les saisons pour faire les années.

11

A Earendel*, se rencontrèrent les Eléments tous puissants nous modelant ;
Des autels et des temples furent élevés pour les louer.
Les Svarts* creusèrent des forges pour travailler l'or en leur nom,
Des marteaux et des enclumes, ils donnèrent forme, et les outils, ils créerent ;

12

Les Hommes jouèrent alors aux Echecs dans la cour et ils étaient heureux,
Ils ne manquaient pas d'or brillant,
Jusqu'à ce qu'arrivent les Trois Vents*,
Terribles dans leur force, venant de chez les Vanes*.

13

Alors, ensemble, les Ases se réunirent au Thing*,
Eux les maitres, dans leur salle de jugement :
La lumière devait être préservée,
Avant de s'estomper sous le souflle du changement. **

13Bis
Alors, ensemble les Ases se réunirent en conseil,
Eux les maitres, dans leur salle de jugement :
Qui les Nains allaient créer,
Du sang de Brimir et des os de Blain ?

14

Motsognir se leva, leur chef tout-puissant,
Le plus grand des Nains, et Durin après lui :
Ils moulèrent plusieurs formes humanoïdes
De la Terre, comme Durin leur avait demandé.

15

Nyi et Nidi, Nordri et Surdri,
Austri et Vestr, Althjof, Dvalin,
Nar et Nain, Nipîng, Dain,
Bifur, Bafur, Bombur, Nori,
An et Anar, Ai, Mjodvitnir.

16

Veig et Gandalf, Vindalf, Thrain,
Thekk et Thorin, Thror, Vit et Lit,
Nar et Regin, Nyrad et Radsvith ;
Maintenant sont nommés les lignées des Nains

17

Fili, Kili, Fundi,, Nali,
Frar, Hornbori, Fraeg et Loni,
Aurvang, Jari, Eikinskjaldi.

18

Les Nains dont je parle maintenant sont les compagnons de Dvalin,
Ils étaient comme des lions au temps de Lofar.
Eux qui naquirent des pierres partirent
Vers les Royaumes boueux et les plaines de sable.

19

Il y avait Drapunir et Dolgthrasir,
Har et Haugspori, Hlevang, Gloï,
Skirvir, Virvir, Skavidr, Ai,
Alf et Yngvi, Eikinskjaldi.

20

Fjalar et Frosti, Finn et Ginnar.
Les Hommes se souviendraient alors tant qu'ils vivraient
De la longue lignée de leurs descendants.

 

 


21

Alors vinrent trois Ases glorieux et puissants,
Les Trois Rois-Ases de la demeure d'Earendel :
De la poussière céleste ils créerent les Alfes*,
Dotés de peu de force et alors sans destin.

22

Ils ne possédaient pas de sens, pas de sang, n'avaient pas d'âme,
N'avaient pas de language, ni la couleur de la vie ;
L'âme, leur donna l'un*, le sens, leur donna l'autre*,
Le sang et les couleurs de la vie, leur donna le dernier*.

23

Je connais un frêne, nommé Yggdrasil,
Le grand arbre aspergé de rosée blanche ;
De là, viennent des flots qui tombent,
Provenant de la source d'Urd, sur des plaines toujours vertes.

24

Se tiennent près de cette source froide,
Dans un lit de verdure où elles sont nées,
Les sages vierges du Wyrd, Urd la première,
Skuld la seconde, qui écrit les Runes,
Et Vervandi, la troisième des Nornes :
Les lois qui déterminent la vie des Hommes,
Elles fixent pour toujours, et scèlent leur destin.

25

La première Guerre dans ce monde, je me rappelle pourtant également !
Transperçant, et ainsi fourvoyant leurs voeux, celle qui ne peut être nommée* avec leurs lances,
Ils la brulèrent dans la halle de Har*.
Trois fois ils la brulèrent, chaque fois la chose revint à la vie,
Bientôt alors ils la laissèrent; et à cette heure, elle vit toujours.

26

Alors, ensemble, les derniers Ases se réunirent au Thing,
Eux les maitres, dans leur salle de jugement :
Est-ce que les Ases devaient payer un si lourd tribut pour cette trêve,
Où est-ce que tous les Eveillés* devaient se retrouver dans cette Guerre ?

27

Mais déjà il était trop tard,
Dans la première grande bataille de ce monde ;
La Lance* fut jetée au-dessus des armées brisant le Rempart,
Déchirant alors le coeur du Royaume d'Asgard,
Les fiers Vanes y apportant la Guerre.

 

 


28

Alors, ensemble, les Ases se réunirent au Thing,
Eux les maitres, dans leur salle de jugement :
Qui avait sali l'air de trahison,
et avait offert l'illusion de l'immortalité aux Hommes* ?

29

Là, vint la grande colère, obscursissant la sagesse,
Sous la forme d'un terrible marteau*.
Les serments en furent rompus, les voeux, obligés,
Des accords solennel furent passés entre les ennemis.

30

Je vis alors les peurs* venir dans le lointain,
Dans une chevauchée sauvage vers le monde des Hommes :
Skuld a son bouclier, Skogul de même,
Gunn, Hild, Gondul et Geirskogull :
Dûment, j'ai nommé les vierges démones d'Herjan,
Prêtes à chevaucher au-dessus des rouges champs de batailles.

31

J'ai vu Baldr, le dieu béni,
Le plus cher des fils d'Ygg, dont le destin funeste est caché :
Haut sur la plaine, une plante se dressait,
Très fine et très belle,
Une branche de gui.

32

La jeune plante mince est devenue
Une arme fatale quand Hödr la lança ;
Mais le frère de Baldr nacquit en une nuit,
Prêt à venger bientôt le meurtre du fils d'Odin.

33

Il ne lava plus ses mains, ni ne peigna plus ses cheveux
Tant que l'assassin de Baldr ne fut envoyé au Royaume de Hel ;
Mais Frigg pleura à Fensalir
Cette action fatale.
Et bien, que veux-tu savoir de plus ?

34

Mue par un Grand Vanir* au sein d'une chaude antre
Qui ressemble à un lieu maudit et sanctifié,
La menace y gronde remplissant de tristesse sa maitresse* pansant la rage
De sa moitié spectrale ainsi enchaîné.
Et bien, que veut-tu savoir de plus ?

 

 


35

Là-bas, à l'Austri, coule dans ses vallées empoisonnées,
La rivière Slith, emplie d'épées et de couteaux.

36

Y traversent ses courants rapides et de la hauteur d'une ceinture,
Les Hommes rejetés, malades ou meurtriers,
Aussi ceux qui trahissent un ami en séduisant leur femme ;
Ici, la Vouivre* ronge des corps nus,
Ici, le Loup déchire les Hommes.
Et bien, que veux-tu savoir de plus ?

37

Là, au Nordri, dans les plaines de Rathanör*,
Il y a la demeure dorée des anciens Bray'gees* ;
Celle où fut dressé le banquet de Bragi, près d'Okolnir,
non loin de Brimir, là où est brassé le breuvage des Scaldes.

38

Je vois un palais, très loin au Soleil,
Sur le rivage de Na Strand ; tournées vers le Nordri sont ses portes ;
Du poison coule à travers l'entrée,
Ses murs sont recouverts de serpents enroulés.

39

A l'Austri est assise la vieille femme, dans la Forêt de Fer,
Ici est élevé le tourbillon des mauvais vents fécondants les monstres* ;
Un jour, l'un d'entre eux, le pire de tous,
Dévorera le Soleil, et il aura l'apparence d'un Loup.

40

Il se nourrira de la chair des Hommes tombés,
Dont le sang souillera les sièges des Ases ;
La lumière du Soleil foncira dans les étés prochains.
Le vent apportera le malheur ;
Et bien, que veux-tu savoir de plus ?

41

Jouant de sa harpe sur cette colline est assis,
Le joyeux eggther, celui qui garde l'ogresse ;
Au-dessus de lui, heureux dans son arbre,
Chante le coq rouge que l'on appelle Fjalar.

42

Chez les Dieux chante Gullinkambi ;
Il réveille les héros qui demeurent avec Herjan ;
Un autre chante sous la terre
Dans le palais de Hel, de couleur rouge sombre.

 

43

Mais voici que j'entends la bête* aboyer de rage,
Là-bas, dans les profondeurs infernales,
La chaîne se rompera et le libérera,
Je vois maintes choses alors, aussi loin que possible :
Je vois l'amère destinée du crépuscule des Dieux qui les engloutira.

44

Les frères batailleront entre-eux jusqu'à une fin sanglante,
Et les fils de leurs soeurs souilleront leur honneur ;
Le malheur sera sur Terre, avec plus de gratuité,
L'âge des haches, l'âge des épées - brisés seront les boucliers -
L'âge du vent, l'âge du Loup, avant que le monde ne s'écroule ;
La lance d'aucun Homme n'épargnera l'autre.

45

Les corbeaux* croassent, le présage de la chute s'annonçant
Une fois retentit la luisante et vieille corne du trépas*,
D'un souffle fort l'Ase Blanc* en jouera avec sa pointe vers le haut ;
Dans le sombre château*, l'horreur se répandra,
Une fois encore...*

46

Le grand arbre Yggdrasil tremblera,
Le vieux tronc gémira,
Ses feuilles bruissant fort : alors les Thurses* seront délivrés.

47

Qu'en est-il des Dieux ?
Qu'en est-il des Elfes ?
Dans le tumulte des Thurses, les Ases se rencontrent.
Aux portes de leur citadelle, les Sages Rois* gémissent
Dans leur forteresse qui tombe.
Et bien que veux-tu savoir de plus ?


48

La menace* arrivera de l'Austri, son bouclier levé,
Le ver de Midgard* se tordera de rage,
Le Grand Serpent fouettera alors les vagues saisie par cette fureur;
L'aigle miaule et déchire les cadavres,
Le bateau du Royaume de la Mort s'est détaché.

49

Le navire vient lui-aussi de l'Austri,
Amenant les Géants du feu.
A sa proue c'est la barreur des ongles morts* qui ouvre les eaux ;
Les monstres, les alliés du Loup, des hordes sans esprits,
Tous avancent avec le frére des Géants.

 

50

Le Chef des Géants arrive du Sudri avec le feu dévorant,
L'épée de Hel* étincelle comme un Soleil ;
Les hautes collines vacillent, les rochers* s'ébranlent,
Les Hommes marcheront fiers vers le paradis de leurs espoirs*.

51

Alors un nouveau malheur fondera sur les Dieux,
Quand leur Pére-à-tous* s'avancera pour combattre le Loup,
Glorieux sera la lutte avec le Géant,
Pourtant périra le pére des Ases.

52

S'avancera alors à grands pas le fils du Dieu défait*,
Combattant sans peur, il s'attaquera au Loup* ;
Au coeur il touchera le fils du Mal*,
Le tuant et accomplissant sa vengeance.

53

Vint alors le puissant détenteur de Mjöllnir ;
Baille l'hideux Serpent qui ceinture la Terre :
Lorsque l'Ase le plus fort de tous* s'avance à grands pas pour contenir le ver.

54

Puissament frappera le gardien de Midgard
Puissent tous les scélérats du monde errer loin de chez eux ;
Alors le tueur de Géants tombera neuf pieds en arrière,
Mort mais sans crainte pour sa gloire...

55

Sous la mer, la terre coule, le soleil s'obscurcit,
Des cieux tombent les belles et brillantes étoiles ;
Jaillissent la vapeur et le feu qui se déverse,
Jusqu'au plus haut des cieux, montent les immenses flammes.

56

Je vois du vert maintenant et des choses qui poussent
La terre se soulève de nouveau sous la mer ;
Des torrents de pluie tombent, au-dessus vole l'aigle,
Sur des montagnes enneigées, il cherche des poissons.

57

De nouveau, les Ases se rencontreront peut-être, sur la plaine d'Ida,
Parlant du puissant Foehn* passé, espérons-le.
Parlant sur la grande fin du monde et des événements passés,
Sur les Runes anciennes et les glyphes de l'Humanité*.

 

 

58

Là, dans l'herbe, les Echiquiers d'or*,
Des très glorieux, seront retrouvés,
Ceux qu'ils possédaient dans les temps anciens.

59

Sur des terres où rien n'a été semé, le blé poussera,
Tout ce qui allait mal ira bien ;
Les temple des Eléments et des Ases réincarnés* sera dressé sur les ruines d'Ysetur*,
Et bien, que veux-tu savoir de plus ?

60

Alors Hoenir prendra les baguettes sanglantes de la prophétie,
Et les deux fréres, fils de Ygg, habiteront pour toujours
Dans la grande maison des vents :
Et bien, que veux-tu savoir de plus ?

61

Je vois un Palais plus éclatant que le Soleil,
Au toit d'or rouge, que l'on appelle Gimlé,
Là, trôneront les Eveillés*;
Et vivront pour toujours dans le calme et la félicité.

62

Alors Elle viendra par la Porte Arc-en-Ciel,
La Grande Dame* guidant les Hommes égarés.

63*

Apportant la Lumière aux âmes,
Mais les ombres sur leurs corps...*

63 bis

Volant, arrivera le Dragon Noir,
Nidhogg montera, depuis les profondeurs de Nitha ;
Comme il survole les plaines, il porte sur ses ailes,
Des corps d'hommes nus : maintenant il va sombrer.
 
Explication de l'Interprétation de la prophétie Völuspa

* [2-2] : "Seidr" : Remplace le terme "magie" - En fait la magie runique féminine usitée par les Volvas.

* [3-1] : "Hommes" : Rempace la "Vie" - Ici les Hommes dans leur caractére symbolique du vivant. Ils sont la "terreur des Dieux" car les hommes sont seuls dépositaires de leurs mémoires.
* [3-5] : "Mimir" : Remplace la "mémoire" comme personnification ancestrale.
* [3-6] : "pleurs des Nornes" : Remplace ici "l'hydromel d'Odin" - Odin ayant volé le breuvage de la poésie et Kvasir ayant été crée par la salive des Dieux, il est intéressant de faire brasser ce breuvage par les filles du destin.
* [3-7] : "Et bien que veux-tu savoir de plus ?" : Formule que l'on retrouve dans les Eddas de façon récurrente.

* [4-1] : "les Gués" : Terme remplaçant le "pont Bifrost" comme passage vers les sphéres célestes et les voies secrétes de la connaissance runique.
* [4-3] : "un cours d'eau précieux" : Certainement la source des Nornes où se trouve le puits de la connaissance. N'oublions pas que nous venons de l'eau...

* [5-2] : "les Ases" : Les nouveaux Dieux et par extention les hommes Eveillés.

* [6-1] : "les Eléments" : Remplace ici le terme "Géant primal" dans son sens originel.

* [7-1] : "la Terre" : Remplace le terme "Ymir", le Géant originel dont le corps forme les Mondes.

* [8-1] : "Ses Fils" : Remplace "les fils de Bur" qui par extention sont les fils de la Terre-Ymir.

* [11-1] : "Earendel" : Remplace le monde d'Asgard dans le sens que les Ases et les Alfes ont une essence provenant des étoiles.
* [11-3] : "les Svarts" : En fait les Nains renvoyant peut-être aux cavernes protectrices des premiers Hommes.

* [12-3] : "Les Trois-Vents" : Remplace les "trois vierges-Géantes"... d'où le renvoie aux Eléments et par extention aux vents qui changent la vie suivant leurs volonté.
* [12-4] : "les Vanes" : Se substitue aux "Eléments" dans leur sens symbolique des anciens Dieux rentrant en conflit avec les Ases, les nouveaux Dieux. (Et par extention au monde de la Nature à celui transformé par les Hommes).

* [13-1] : "Thing" : Remplace le "conseil", en fait l'assemblée des hommes-libres.
* [13-4] : "La lumière... changement" : le texte originel parle des Nains préservant le souffle de la vie qui ici a été changé par la Lumière menacée par le souffle des Eléments et des Vents changeants.

* [21-3] : "les Alfes" : Remplace les "hommes" - En fait les Alfes sont ici des "Eveillés" qui d'hommes passent à l'état Alfique pour devenir des êtres de lumières et pour certains alors des Elfes.

* [22-3-3-4] : "l'un, l'autre, le dernier" : Remplace les trois dieux créateurs de l'Homme, soit, Odin, Hoenir et Lodur.

* [25-2] : "celle qui ne peut-être nommée" : Remplace la "géante Gullveig".
* [25-3] : "Har" : Odin.

* [26-4] : "Eveillés" : Remplace les "Ases" - Cf Alfes et Ases.

* [27-3] : "la Lance" : La lance d'Odin qui était lancée par-dessus une bataille pour s'attirer ses faveurs.

* [28-4] : "l'immortalité aux Hommes" : En fait remplace l'idée du changement... la sagesse ici s'obscurcit car la voie de l'illusion a été offert aux Hommes pensant devenir immortels par le feu et le fer.

* [29-2] : "marteau" : Remplace symboliquement le dieu "Thor".

* [30-1] : "les Peurs" : Remplace ce qui fait craindre la tempête, en fait ici les "Valkyries".

* [34-1] : "Grand Vanir" : Remplace ici le dieu malfaisant "Loki".
* [34-3] : "maitress" : Ici la femme de Loki le soignant durant sa captivité, en fait Sygin.

* [36-4] : "la Vouivre" : Remplace le Serpent-Dragon "Niddhog".

* [37-1] : "Rathanör" : Simple terme sans signification particulière remplaçant la région de "Nitha".
* [37-2] : "Bray'gees" : Comme Rathanör, interprétation personnelle découlant toutefois du dieux Bragi et remplaçant ici les Nains-Scaldes.

* [39-2] : "les Monstres" : Remplace la descendance de Fenrir, en fait les loups Skoll et Hati.

* [43-1] : "la Bête" : Remplace le chien "Garm".

* [45-1] : "les Corbeaux" : Remplace ici la "mémoire" symbolisée par les corbeaux d'Odin, Huggin et Munnin.
* [46-2] : "corne du trépas" : la corne d'Heimdall, "Gjallhorn".
* [46-3] : "l'Ase Blanc" : Remplace ici "Heimdall" - En fait un de ses autres noms.
* [46-4] : "sombre château" : Remplace ici la "demeure de Hel".
* [46-5] : "une fois encore..." : Cette strophe reste ici une énigme...

* [46-3] : "Thurses" : Remplace ici les "Géants du Givre", qui est d'ailleurs leur nom réel en nordique.

* [47-4] : "les Sages Rois" : Remplace ici les Seigneurs de chaque race d'êtres vivants.

* [48-1] : "la menace" : Remplace le nom du Géant "Hrym".
* [48-2] : "le ver de Midgard" : En fait le serpent Jormungandr qui entoure le monde des Hommes.

* [49-3] : "des ongles morts" : Remplace ici "Naglafar", en fait le bateau des morts du Royaume de Hel.

* [50-2] : "l"épée de Hel" : Cette épée reste une énigme quand à sa réelle provenance...
* [50-3] : "les rochers" : En fait les "Trolls" qui se muaient en pierre au contact du Soleil.
* [50-4] : "vers le paradis de leurs espoirs" : un Heïti renvoyant à l'espoir des Hommes de détruire à jamais le royaume de Hel, en fait la Mort elle-même.

* [51-2] : "leur Pére-à-Tous" : Odin

* [52-1] : "le fils du Dieu défait" : Remplace le nom du fils d'Odin le vengeant, "Vidar".
* [52-2] : "Loup" : Remplace le nom du monstre "Fenrir".
* [52-3] : "le fils du Mal" : Ici remplace le "fils de Hvedrung", en fait Loki.

* [53-3] : "le plus fort de tous" : En fait Thor mais l'un de ses fils sera encore plus puissant que lui.

* [57-2] : "Foehn" : Remplace les "événements passés", en fait la Guerre symbolisé par ce Heïti désignant un vent chaud et rendant fou.
* [57-4] : "glyphes de l'Humanité" : Un autre Heïti symbolisant les temps antiques.

* [58-1] : "les Echiquiers d'or" : Remplace ici les "Tablettes d'or" perdues à l'origine du monde. Les Echecs remplacent ici les tablettes car il est intéressant de s'imaginer ces échiquiers comme symbolique des voies de l'Irminsul.

* [59-2] : "les Ases réincarnés " : Heïti remplaçant les "Dieux" mais qui dénote la croyance en la réincarnation du monde Nordique.
* [59-2-2] : "Ysetur" : La "Cité des Rois-Elfes"... symbolisant en fait la poussière d'étoiles à l'origine de la vie.

* [61-3] : "Eveillés" : Commes les Alfes mais ici plus spécifiquement les "Ases".

* [62-2] : "la Grande-Dame" : Strophe interprétée librement en remplaçant le "Il" par "Elle". En fait la nouvelle spiritualité serait plus basée sur une Déesse ou une puissance féminine comme le laisse penser une strophe des Eddas parlant de l'arrivée de "l'auréole des Elfes" aprés la fin des Dieux.. et elle serait la réincarnation de Freyja, présentée comme sa fille.

* [63] : La strophe originel est la 63 Bis symboliquement reformulée dans la strophe 63 où il est plus intéressant de laisser énigmatique ce qui arrivera aprés l'arrivée de "l'auréole des Elfes."...

 
 
 source : http://membres.lycos.fr/valdeshad/newpage3.html
 

 

Samedi 12 Janvier 2008

Ne sommes-nous pas, comme le fond des mers, peuplés de monstres insolites ?

Henri Bosco

 

 

 
Thor en train de combattre Jörmungandr, Henry Fuseli, 1788.Jörmungand (appelé aussi Iormungand) est un gigantesque serpent de mer de la mythologie nordique, fils de Loki et de la géante Angrboda .

C'est le frère de Fenrir et de Hel. Après sa naissance, il se mit à grandir aussi rapidement que Fenrir. Selon l'Edda en prose, Odin lança Jormungandr dans l'océan qui encercle Midgard. Le serpent devint si grand qu'il entoura le monde et se mordit la queue, ce qui lui valu les noms alternatifs du Serpent de Midgard ou le Serpent-Monde.

Trois mythes en particuliers sont centrés sur les rencontres entre Thor et Jörmungand.


 Le chat à soulever 

A la suite d'un défi lancé par Utgarda-Loki, Thor doit soulever un chat. Le dieu y met toutes ses forces, mais malgré ses efforts, il ne réussit qu'a faire décoller une seule patte du félin. A la fin des épreuves, Utgarda-Loki lui apprendra qu'en fait ce petit animal était l'immense Jörmungand lui-même, à qui le roi géant avait donné l'apparence d'un chat. Plutôt qu'une humiliation, c'est donc un exploit.
La seule source écrite de ce récit est dans l'Edda en prose.


 La partie de pêche de Thor

 Thor en train de combattre Jörmungand,pierre runique d'AltunaThor partit à la pêche avec le géant Hymir. Ce dernier ne voulait pas donner d'appâts à Thor, qui décida de s'en faire lui-même. Il coupa donc la tête du plus gros des bœufs de son hôte. Montés sur une embarcation, ils allèrent à un point où Hymir allait souvent. Là, le géant pêcha deux baleines. Thor insista pour aller plus loin en mer, il prit les rames et les emmena au large. Hymir ne voulait pas, disant que c'était dangereux à cause du Serpent, mais sans résultats.
Thor prépara une ligne solide, équipée d'un gros hameçon, commença à pêcher, et Jörmungand mordit. Le dieu fit sortir le Serpent de l'eau, la créature marine bavant du sang et du poison. Mais Hymir était effrayé, et alors que Thor saisissait Mjöllnir pour tuer la bête, le géant coupa la ligne, laissant le Serpent s'échapper dans les vagues. Thor furieux contre le géant, il le poussa par-dessus bord pour le faire disparaître à jamais. Quant à Thor, il regagne le rivage en marchant.

Cette rencontre semble avoir été la plus populaire dans l'art paganiste nordique. Quatre pierres gravées sont directement liées a ce mythe.


 La bataille finale 

Leur dernière rencontre sera celle de Ragnarök.
A la fin de l'hiver Fimbulvetr (l'hiver des hivers), il sortira de l'océan, pour se joindre aux géants. Thor le frappera d'un coup si violent que sa tête explosera, le tuant d'un coup. Sa gueule étant remplie de poison, il se déversera sur Thor, qui en titubant fera neuf pas en arrière, avant de s'écrouler mort.

 

Lundi 17 Décembre 2007

 

Voyez cela, je vois mon père
voyez cela je vois ma mère et mes soeurs et mes frères
voyez cela, je vois tous mes ancêtres qui sont assis
et me regardent et les voilà, voilà qu'ils m'appellent
et me demandent de prendre place à leurs côtés dans
le palais de Walhalla, là ou les braves vivent à jamais !

Les guerriers fauves sont des soldats mystiques nordiques que l'on peut séparer en 3 classes:


_Les Svinfylkingars, les guerriers-sangliers.
_Les Ulfhednars (Ou Wulfens), les guerriers-loups.
_Les Berserkers, les guerriers-ours.

Les Berserkirs au sens large sont considérés bien souvent comme des guerriers prêtres d'Odin,
et comme l'équivalent humain vivant des Einherjar(Les guerriers morts qu'Odin entraîne dans le Valhöl.)
Néanmoins la façon brutale dont les Berserkers usent de leur force surhumaine pendant leurs crises se rapproche plus de la façon de combattre de Thor plutôt que de celle d'Odin, ce qui amène certains nordistes à placer les Berserkers plutôt comme les fils de Thor, et les Ulfhednars comme les fils d'Odin. Cette hypothèse semble confirmée par certaines légendes alaskéennes qui placent Odin comme le père des premiers loups: Freki et Geri, les deux loups qui l'accompagnent en permanence,
et qui par leurs jeux le distraient de son ennui. Ce qui ferait d'Odin le père des Ulfhednars, qui lui vouent un culte permanent en portant sur eux des peaux de loup par dessus leur cotte de maille. Les Berserkers, quant à eux, portent eux des peaux d'ours directement sur leur peau nue.
Les Berserkirs combattent tous en état de transe, souvent interprété comme le résultat de la prise de substances hallucinogènes, d'hydromel ou de drogues ou encore de crise de démence, d'hystérie ou autre... Mais selon la légende, cet état de transe est provoqué par la remontée de l'esprit animal du guerrier au niveau conscient, ce qui équivaut à une incorporation de l'esprit animal (Donc ours, loup ou sanglier) par le guerrier. Le guerrier ne choisi pas d'être un Berserkir, c'est le loup ou l'ours qui choisi
ceux qu'il estime dignes de son don, c'est à dire de sa fureur. Celle ci se manifeste généralement avant l'âge de 6 ans, mais certains font leur première crise de fureur, ou de rage, à l'âge adulte. A partir du moment ou les crises commencent, l'esprit de l'animal devient présent en quasi permanence dans le corps du guerrier qui peut alors entrer en crise à n'importe quel moment.
Ces crises de Rage sont liées intimement à l'animal totem de la personne, et il existe d'autres totems à travers le monde (entre autres beaucoup de prédateurs tels le lion ou le tigre) qui peuvent donner des crises de rage semblables, mais il ne s'agit pas alors de la fureur des Berserkirs, typique de la tradition nordique. Car les Berserkirs ne sont pas que des guerriers, ils sont aussi des prêtres voués aux cultes des dieux nordiques, et plus particulièrement au culte d'Odin (Une fois leur initiation passée ils ne se coupent plus les cheveux), ce qui leur vaut le nom de "Guerriers d'Odin".
A ce titre, les Berserkirs formaient souvent la garde rapprochée des rois scandinave, toujours en troupe de 12 guerriers.


Être Berserkir n'est pas réservé qu'aux hommes, il existe en effet des femmes Berserkirs, attestées déjà dans la mythologie nordique, et il en existerai encore aujourd'hui. La plupart des Berserkirs le sont de façon héréditaire. En effet l'aptitude à la fureur est un caractère héréditaire qui peut sauter une génération, et qui se transmet généralement à un seul des enfants du guerrier (ou de la guerrière):
à l'un des garçons s'il en a (souvent l'aîné), ou à l'aînée s'il n'a que des filles, ou si aucun de ses fils n'est digne du don.Pendant la crise de fureur, le guerrier est insensible aux coups, et il développe une force surhumaine, ainsi qu'une capacité d'auto-guérison supérieure à la normale. Ses sens sont eux aussi décuplés, principalement l'odorat, leur endurance physique augmente elle aussi, ainsi que leur instinct. Les Berserkers, possèdent aussi pendant leurs crises d'une vue panoramique impossible pour un humain normal.

Voici ce que dit la Saga des Ynglingars à ce propos :

"Ses hommes à lui (Ceux d'Odin) allaient sans cotte de mailles, enragés comme des chiens ou des loups, mordant leurs boucliers,
forts comme des ours ou des taureaux. ils tuaient les gens, mais eux, ni fer ni feu ne les navraient. C'est ce que l'on appelle la fureur des Berserkirs."

La Saga des Ynglingar a été écrite à l'origine en vieux norrois par l'écrivain islandais Snorri Sturluson vers l'année 1225. Elle se base sur un texte du IXe siècle, Ynglingatal, attribué au scalde norvégien Þjóðólfr ór Hvini, et qui apparaît également dans l'Historia Norwegiae.
La saga des Ynglingar est la première partie de l'Heimskringla, l'histoire des anciens rois nordiques rédigée par Sturluson. Elle raconte la partie la plus ancienne de l'histoire de la dynastie des Ynglingar. Elle a été traduite en anglais et publiée en 1844.
Cette saga parle de l'arrivée des dieux nordiques en Scandinavie, et de la fondation de la dynastie des Ynglingar par le Dieu Freyr à Uppsala.
Ensuite, la saga suit la lignée des rois suédois jusqu'à Ingjald Illrada. Ses descendants s'établirent alors en Norvège, ou la saga se poursuit, et seraient les ancètres d'Harald à la belle chevelure.

Pendant la crise les Berserkirs "s'observent" comme détachés de ce qu'ils font, et ils peuvent commettre les pires atrocités sans en ressentir ni remords,
ni regrets. Cette impression de détachement, comme si l'esprit humain était la en observateur est typique de ces crises de fureur, et elle est provoquée par le fait que c'est l'esprit de l'animal qui a pris les "commandes", ce qui permet à l'esprit humain de se détacher un peu de son corps physique et de
se voir parfois de l'extérieur (Le plus généralement dans ce cas, le guerrier se voit comme s'il se trouvait juste derrière son corps). Par contre une fois
la crise passée, les Berserkirs deviennent très faibles, à cause de l'effort physique et psychique fourni pendant la fureur (Le détachement de l'esprit et son retour dans le corps après la crise sont quelque chose d'épuisant), ils peuvent éprouver des remords pour leurs actes et ils redeviennent sensibles à la douleur. Ce retour à la "réalité" peut lui aussi prendre quelques
secondes à plusieurs minutes pendants lesquels le guerrier peut paraître hébété, regardant le résultat de ses actes sans comprendre forcément que c'est bel et bien lui qui a fait ça.

Il y a néanmoins quelques différences entre les Berserkers et les Ulfhednars. Alors que les Ulfhednars combattent de façon séparée, à la manière d'une guérilla (Embuscades et tactiques sont mises au service de la force produite par la fureur), les Berserkers combattent au corps à corps usant de leur force de façon brute. Les Berserkers sont aussi caractérisés par une chaleur physique intense pendant leurs crises, ce qui les rend capable de supporter le froid mordant de la neige, même lorsqu'ils s'y assoient quasiment nus. Les Ulfhednars quant à eux ont un esprit de meute très fort contrairement aux Berserkers. Ce sentiment de meute peut aller jusqu'à créer des liens très forts entre frères et soeurs de meute, ces liens pouvant aller jusqu'à l'amour passionnel, et presque parfois la télépathie.

Lundi 10 Décembre 2007

Voici un bref aperçu historique

Histoire :

L'Ásatrú est souvent perçu comme une religion néo-païenne. Cette famille inclut la Wicca, le duidisme celte, et des remises au goût du jour des religions gréco-romaines ou égyptiennes. Toutefois, beaucoup d'Asatruers n'aiment pas trop le terme de "néo-païen" et préfèrent voir leur religion comme une religion appartenant à une famille différente de paganisme. Contrairement à la Wicca, qui a peu à peu évolué en diverses traditions, la reconstruction de l'Ásatrú s'est faite sur de véritables bases historiques et a été maintenue aussi proche qu'il était possible de la religion des anciens peuples nordiques.

Asatru or Ásatrú est un mot islandais, une traduction du mot danois Asetro. La seconde partie du mot a été greffée par des érudits du milieu du XIXième siècle, pour signifier "coyance en les Aesir (les Ases, ndt.), les Dieux". En Scandinavie, celle religion est appelée Forn Siðr (qui signifie l'Ancienne Voie), Forn sed (la Vieille Coutume), Nordisk sed (la Coutume Nordique), ou Hedensk sed (la Coutume Païenne). Les origines de cette religion se perdent dans la nuit des temps. A son apogée, elle était pratiquée dans toute l'Europe du nord. En 1000 après J.-C., l'Islande est devenue l'avant-dernière culture à se convertir au christianisme. Leur motivation principale était d'ordre économique. La Suède a été dirigée par un roi païen jusqu'en 1085.

La poète islandais Gothi Sveinbjorn Beinteinsson a demandé au gouvernement une reconnaissance officielle de l'Ásatrú en tant que religion, ce qui fut accordé en 1972. Depuis les années 70, cette religion est en pleine croissance dans les pays nordiques, l'Europe et l'Amérique du nord.

Vous n'êtes pas sans savoir que quelques religions décentes ont été corrompues par l'incorporation de croyances racistes, sexistes, anti-sémitiques ou homophobiques. Par exemple, le "Christian Identity Movement" est une aile de la religion chrétienne qui a pris ce mauvais chemin. Au début du siècle dernier, le parti national socialiste allemand d'Adolf Hitler a tenté de pervertir l'Ásatrú en incluant certains aspects de cette religion parmi les croyances racistes des Nazis. Ce blasphème est mort avec la fin de la guerre, mais malheureusement il reste quelques groupes néo-Nazis qui continuent cette dégradation, en particulier aux Etats-Unis. Cette activité n'est en aucun cas à mettre en rapport avec la restauration de l'Ásatrú en tant que religion Païenne légitime. Il y a de ce fait un mouvement anti-raciste et anti-Nazi très fort au sein des groupes Ásatrú dans les pays scandinaves, mais aussi dans la plupart des groupes Ásatrú des pays anglophones. Typiquement, ils ont une clause de rejet de toute attitude raciste dans leur Constitution. Malheureusement, quelques groupes de lutte contre le racisme comme le "Southern Poverty law Center" et le FBI (dans son rapport "Megiddo") n'ont pas hésité à cataloguer incorrectement toute la religion comme étant "raciste".

Trop de gens ne rencontrent aussi le mot "Asatru" que dans certains jeux de rôle, comme "Mage: The Ascension". Hélas, l'Ásatrú de ces jeux n'a rien à voir avec la religion réelle...

Rites

Le blót

Un blót est un rite asatruer qui honore les dieux, généralement centré autour d’un dieu du panthéon. Ce rituel peut-être très formel, mais l’idée sous-jacente est plus proche de l’invitation d’un membre de la famille à sa table que d’une messe. Nourriture et boisson sont souvent offertes à cette occasion. La plupart seront consommées par les participants, et la partie destinée à la divinité sera versée au sol, comme offrande. La boisson traditionnelle à cette occasion est l’hydromel ou la bière.

Le sumbel

Le Sumbel est un rite dans lequel une boisson est passée d’un membre à l’autre d’une assemblée réunie en cercle. À chaque passage de la boisson, les participants font une déclaration, un toast, ou un serment.

Le toast honore un godi (mentor), un dieu ou un proche. La déclaration est en général une opportunité pour le participant de s’enorgueillir d’un succès. Le serment est en général la promesse d’accomplir une action dans un futur proche. Les participants sous serment sont liés par la promesse et sont tenus de la respecter.

Le Seydr (ou Seith ou sayth)

C’est un rite shamanique, réservé aux initiés permettant de prédire l’avenir ou de modifier le hamr c’est-à-dire la nature de la forme physique, à la suite d’une transe.

Les Corps et Hauts Festivals

Selon les croyances Asatruar (et aussi dans l'Odinisme et l'Odalisme), l'homme est constitué de cinq corps que sont :

  1. le corps physique, lík,
  2. le corps éthérique, várðr,
  3. le corps astral, Hamr,
  4. le corps mental, Hugr,
  5. le corps spirituelle ou ánd.

L'amélioration du corps éthérique peut débuter seulement quand le corps physique est satisfait. L'amélioration du corps astral peut débuter seulement quand le corps éthérique est satisfait. L'amélioration du corps mental peut débuter seulement quand le corps astral est satisfait. L'amélioration du corps spirituel peut débuter seulement quand le corps mental est satisfait. Le but du paganisme et des rites païens est de satisfaire tous nos corps, nous instruire et de nous élever finalement au divin.

Pour réaliser ceci, les hauts festivals païens ont plusieurs étapes. Le voyage vers l'emplacement des rites (un théâtre, un monticule funèbre, le sommet d'une montagne, un espace boisé, une source sainte ou autres endroits) est la première étape. Ce déplacement fait partie intégrante de la cérémonie : il représente un effort physique parfois épuisant tout en créant une atmosphère propice à la solennité du rituel.

Le jeu religieux est la deuxième étape. Les prêtres et prêtresses jouent une scène (une tragédie ou une comédie, selon le type de haut festival), avec des masques et des costumes pour personnifier les dieux et les déesses. C'est un moment fort pour la congrégation, stimulant les émotions, l'imaginaire et les capacités de concentration des membres. La musique et divers types d'expressions artistiques font souvent partie intégrante des cérémonies. Ils sont utilisés comme catalyseurs émotifs. Lors d'une cérémonie d'initiation le candidat participe au jeu le plus souvent démasqué, ignorant ce qui va se produire. Naturellement de tels rituels ne peuvent être vus que par les individus de la congrégation qui sont déjà passés par cette initiation particulière.

L'examen est la troisième étape. Pendant la cérémonie d'initiation, le candidat doit dire ou faire quelque chose pour influencer la conclusion, pour que la cérémonie se termine comme il se doit. Le candidat a été normalement instruit à l'avance par un Mystagog (un précepteur religieux) sur la façon de réagir à différentes éventualités, ainsi lui ou elle devrait savoir quoi dire ou faire, mais parfois les candidats doivent se figurer d'eux-mêmes.

La graduation (des candidats) ou la conclusion est la quatrième étape. Le "but" du jeu est dévoilé au candidat, et lui ou elle est accepté(e) ou rejeté(e) par les dieux et les déesses(incarnés par les prêtres et les prêtresses). La présente partie de la cérémonie se termine quand le soleil se lève, et que le candidat a été accepté en tant qu'élément de la congrégation ou dans un certain sens, a un nouveau rôle dans la congrégation.

La célébration est la cinquième étape. Quand le jeu rituel est terminé, la cérémonie se clôt avec un grand festin, le premier pour le candidat maintenant initié. La cérémonie se termine dans le silence et le repos.


Vendredi 07 Décembre 2007

 

L'écriture, toute écriture, reste une audace et un courage. Et représente un énorme travail.

. . Le premier alphabet runique, le FUTHARK, appelé aussi : ancien FUTHARK, ou FUTHARK germanique, est né avec la civilisation chrétienne et fut utilisé jusqu'au VIII° siècle.
. . Cet alphabet comporte 24 caractères, 3 groupes de huit runes, et son nom est composé des initiales des six premières lettres de cet alphabet : Féhu ou Feoh, Uruz ou Ur, Thurisaz ou Thorn, Ansuz ou Ansur, Raidho ou Rad et Kenaz ou Kenn. En fonction des différents alphabets, l'orthographe diffère quelque peu, mais la signification générale reste la même.

. . Ce premier alphabet fut modifié et donna naissance au FUTHARK récent ou FUTHARK nordique, composé de 16 caractères. Cet alphabet fut utilisé de l'an 800 à l'an 1050. Les rares traces existantes sont des inscriptions funéraires.
. . Puis de l'an 1050 à 1450, un troisième alphabet, le FUTHARK anglo-saxon ou FUTHARK frison, composé de 33 caractères, vit le jour. C'est ce qu'on appelle la version anglo-saxonne des alphabets runiques.
. . Les deuxième et troisième alphabets sont en fait des dérivés de l'ancien FUTHARK.
. . L'alphabet runique fut utilisé jusqu'au XIX° siècle. Depuis, il n'est plus utilisé que comme support pour la divination.

 Considéré comme un matériau noble et vivant, c'est le bois qui fut le plus souvent utilisé comme support.
. Mais on retrouve aussi de nombreuses inscriptions gravées dans la pierre et en particulier dans la pierre des menhirs.

Sur le plan étymologique, " run ", dans l'ancien langage nordique, signifiait : l'écriture secrète. Puis de " roun ", en vieil anglais, cette appellation a évolué pour devenir " rune ", qui signifie : " secret murmuré ", dans l'anglais moderne.

 

1 2 3 4
Créer un blog sur i-clic.net - Contact - C.G.U. - Reporter un abus