
Voici un bref aperçu historique Un blót est un rite asatruer qui honore les dieux, généralement centré autour d’un dieu du panthéon. Ce rituel peut-être très formel, mais l’idée sous-jacente est plus proche de l’invitation d’un membre de la famille à sa table que d’une messe. Nourriture et boisson sont souvent offertes à cette occasion. La plupart seront consommées par les participants, et la partie destinée à la divinité sera versée au sol, comme offrande. La boisson traditionnelle à cette occasion est l’hydromel ou la bière. Le Sumbel est un rite dans lequel une boisson est passée d’un membre à l’autre d’une assemblée réunie en cercle. À chaque passage de la boisson, les participants font une déclaration, un toast, ou un serment. Le toast honore un godi (mentor), un dieu ou un proche. La déclaration est en général une opportunité pour le participant de s’enorgueillir d’un succès. Le serment est en général la promesse d’accomplir une action dans un futur proche. Les participants sous serment sont liés par la promesse et sont tenus de la respecter. C’est un rite shamanique, réservé aux initiés permettant de prédire l’avenir ou de modifier le hamr c’est-à-dire la nature de la forme physique, à la suite d’une transe. Selon les croyances Asatruar (et aussi dans l'Odinisme et l'Odalisme), l'homme est constitué de cinq corps que sont : L'amélioration du corps éthérique peut débuter seulement quand le corps physique est satisfait. L'amélioration du corps astral peut débuter seulement quand le corps éthérique est satisfait. L'amélioration du corps mental peut débuter seulement quand le corps astral est satisfait. L'amélioration du corps spirituel peut débuter seulement quand le corps mental est satisfait. Le but du paganisme et des rites païens est de satisfaire tous nos corps, nous instruire et de nous élever finalement au divin. Pour réaliser ceci, les hauts festivals païens ont plusieurs étapes. Le voyage vers l'emplacement des rites (un théâtre, un monticule funèbre, le sommet d'une montagne, un espace boisé, une source sainte ou autres endroits) est la première étape. Ce déplacement fait partie intégrante de la cérémonie : il représente un effort physique parfois épuisant tout en créant une atmosphère propice à la solennité du rituel. Le jeu religieux est la deuxième étape. Les prêtres et prêtresses jouent une scène (une tragédie ou une comédie, selon le type de haut festival), avec des masques et des costumes pour personnifier les dieux et les déesses. C'est un moment fort pour la congrégation, stimulant les émotions, l'imaginaire et les capacités de concentration des membres. La musique et divers types d'expressions artistiques font souvent partie intégrante des cérémonies. Ils sont utilisés comme catalyseurs émotifs. Lors d'une cérémonie d'initiation le candidat participe au jeu le plus souvent démasqué, ignorant ce qui va se produire. Naturellement de tels rituels ne peuvent être vus que par les individus de la congrégation qui sont déjà passés par cette initiation particulière. L'examen est la troisième étape. Pendant la cérémonie d'initiation, le candidat doit dire ou faire quelque chose pour influencer la conclusion, pour que la cérémonie se termine comme il se doit. Le candidat a été normalement instruit à l'avance par un Mystagog (un précepteur religieux) sur la façon de réagir à différentes éventualités, ainsi lui ou elle devrait savoir quoi dire ou faire, mais parfois les candidats doivent se figurer d'eux-mêmes. La graduation (des candidats) ou la conclusion est la quatrième étape. Le "but" du jeu est dévoilé au candidat, et lui ou elle est accepté(e) ou rejeté(e) par les dieux et les déesses(incarnés par les prêtres et les prêtresses). La présente partie de la cérémonie se termine quand le soleil se lève, et que le candidat a été accepté en tant qu'élément de la congrégation ou dans un certain sens, a un nouveau rôle dans la congrégation. La célébration est la cinquième étape. Quand le jeu rituel est terminé, la cérémonie se clôt avec un grand festin, le premier pour le candidat maintenant initié. La cérémonie se termine dans le silence et le repos.
Histoire :
L'Ásatrú est souvent perçu comme une religion néo-païenne. Cette famille inclut la Wicca, le duidisme celte, et des remises au goût du jour des religions gréco-romaines ou égyptiennes. Toutefois, beaucoup d'Asatruers n'aiment pas trop le terme de "néo-païen" et préfèrent voir leur religion comme une religion appartenant à une famille différente de paganisme. Contrairement à la Wicca, qui a peu à peu évolué en diverses traditions, la reconstruction de l'Ásatrú s'est faite sur de véritables bases historiques et a été maintenue aussi proche qu'il était possible de la religion des anciens peuples nordiques.
Asatru or Ásatrú est un mot islandais, une traduction du mot danois Asetro. La seconde partie du mot a été greffée par des érudits du milieu du XIXième siècle, pour signifier "coyance en les Aesir (les Ases, ndt.), les Dieux". En Scandinavie, celle religion est appelée Forn Siðr (qui signifie l'Ancienne Voie), Forn sed (la Vieille Coutume), Nordisk sed (la Coutume Nordique), ou Hedensk sed (la Coutume Païenne). Les origines de cette religion se perdent dans la nuit des temps. A son apogée, elle était pratiquée dans toute l'Europe du nord. En 1000 après J.-C., l'Islande est devenue l'avant-dernière culture à se convertir au christianisme. Leur motivation principale était d'ordre économique. La Suède a été dirigée par un roi païen jusqu'en 1085.
La poète islandais Gothi Sveinbjorn Beinteinsson a demandé au gouvernement une reconnaissance officielle de l'Ásatrú en tant que religion, ce qui fut accordé en 1972. Depuis les années 70, cette religion est en pleine croissance dans les pays nordiques, l'Europe et l'Amérique du nord.
Vous n'êtes pas sans savoir que quelques religions décentes ont été corrompues par l'incorporation de croyances racistes, sexistes, anti-sémitiques ou homophobiques. Par exemple, le "Christian Identity Movement" est une aile de la religion chrétienne qui a pris ce mauvais chemin. Au début du siècle dernier, le parti national socialiste allemand d'Adolf Hitler a tenté de pervertir l'Ásatrú en incluant certains aspects de cette religion parmi les croyances racistes des Nazis. Ce blasphème est mort avec la fin de la guerre, mais malheureusement il reste quelques groupes néo-Nazis qui continuent cette dégradation, en particulier aux Etats-Unis. Cette activité n'est en aucun cas à mettre en rapport avec la restauration de l'Ásatrú en tant que religion Païenne légitime. Il y a de ce fait un mouvement anti-raciste et anti-Nazi très fort au sein des groupes Ásatrú dans les pays scandinaves, mais aussi dans la plupart des groupes Ásatrú des pays anglophones. Typiquement, ils ont une clause de rejet de toute attitude raciste dans leur Constitution. Malheureusement, quelques groupes de lutte contre le racisme comme le "Southern Poverty law Center" et le FBI (dans son rapport "Megiddo") n'ont pas hésité à cataloguer incorrectement toute la religion comme étant "raciste".
Trop de gens ne rencontrent aussi le mot "Asatru" que dans certains jeux de rôle, comme "Mage: The Ascension". Hélas, l'Ásatrú de ces jeux n'a rien à voir avec la religion réelle...
Rites
Le blót
Le sumbel
Le Seydr (ou Seith ou sayth)
Les Corps et Hauts Festivals




