Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave
Théophile Gautier

Son lieu de culte principal se trouvait à Bubastis, l'actuelle Tell Basta dans le Delta, en égyptien Per-bastet, "la maison de Bastet".
C'est là qu'avaient lieu des fêtes dont Hérodote ne retint que l'aspect trivial. Ces cérémonies organisées au moment de l'Inondation étaient accompagnées de réjouissances populaires où les participants dansaient, chantaient, jouaient de la musique et consommaient énormément de vin.
Les cimetières de chats découverts à Bubastis et à Saqqarah, les centaines de statuettes, de momies ou d'amulettes de chattes retrouvées dans les sanctuaires prouvent qu'elle jouissait d'une faveur toute particulière auprès des Égyptiens et que, de déesse locale, elle acquit une importance nationale.
Dans sa forme primitive, Bastet était représentée en femme à tête de lionne portant la croix ankh d'une main et le sceptre de l'autre. ( d'ou le fait que ceins disent qu'elle est Sekhmt lorsqu'elle est en colère ou encore qu'elle est sa soeur )
Au Nouvel Empire elle conserve son aspect de félin mais son caractère s'adoucit. Elle prend alors la forme d'une chatte majestueusement dressée sur son séant et parée de bijoux ou celle d'une mère allaitant ses petits.
À partir de la Troisième Période Intermédiaire elle est souvent représentée comme une femme à tête de chatte portant le sistre ou l'égide ainsi qu'un petit panier.
Bastet incarne la féminité sereine. Déesse musicienne de la joie, elle est aussi maîtresse du foyer et protectrice des naissances. Toutefois, la lionne qui sommeille en elle se réveille face à ses ennemis. C'est ainsi que Bastet protège le défunt dans l'Au-delà et peut tuer le serpent Apophis qui tente de renverser la barque solaire.
Invocation à Bastet
O Bastet
Toi la déesse qui jamais ne fût apprivoisée -
Si les disciples ont oublié cela,
Nous, nous ne l'avons pas oublié,
Et n'avons jamais voulu l'oublier.
Nous nous rappelons votre hurlement
Des matins glorieux ;
Nous rappelons vos festivals
Lumineux, fleuris et joyeux.
Nous jouons la douce musique
Pour amuser vos oreilles ;
Nous dansons, et prions pour la grace féline
Dans la chaleur vous nous enseignez
La puissance de la passion, l'attrait du dégagement.
les lions minuscules dans nos vies
Daignez que nous les choyons,
Nous n'oublions pas leurs griffes ;
Ni l'un ni l'autre n' exigent de vous,
Mais demande seulement :
Bénis-nous, Bastet.
Nous honorons la sauvagerie présente en toi.




