Nul royaume n'est stable si le bout d'une épée ne le soutient.
proverbe persan

Voyons un peu ce que nos amis vikings portaient sur eux comme armes. Nous sommes là en musure de donner une description fidèle car les lois précisaient la composition de l'armement de base !
En Suède, un bouclier, une lance, une épée, un casque , une cotte de maille, un arc et des flèches.
En Norvège, ajoutez une hache à tout ça !
Notons la précision , ici consignée Cum granos salis ( avec un grain de sel ) que donnera au XIII'S. ( mais sûrement à partir d'un original plus ancien ) , la Hirdfskrá ( rôle de la maison [du roi] norvégienne ) : " les armes sont sécurité et protection dans la guerre, honneur et distinction dans la paix, et elle représentent de bons investissements de capitaux utilisable en tous besoins susceptibles de survenir en quelques cas que ce soit ".
La hache de fabrication locale en général, est une arme redoutable, de jet ( handöx) ou d'assaut, d'ordinaire à un seul tranchant et à talon. Elle peut être large à long manche (öx vída), avoir des " cornes ", c'est à dire un fer courbe terminé par deux pointes ( snaghyrnd ), un très long manche ( bölox ) . Le fer est souvent réhaussé d'incrustation (mál ) d'argent ( silfrrekinn ). Mais c'est la fameuse épée longue ( environ 1 mètre de lame ) à tranchant double qui fait la fierté de son possesseur. Pourtant, le trempe du fer laissait parfois à désirer et les textes ne manque pas de nous reconter comment les combattants étaient obligés de redresser la lame sous leur talon pendant les pauses. La poignée, une bonne dizaine de centimètres délimitée en générale par deux gardes plates (hjölt ), est tout à fait caractéristique, encore que la garde superieur admettes diverses sortes de variantes et de décoration, de même que le fourreaux.

La lance (geirr) et l'épieu (spjót ) , armes de jet et d'estoc, sont en fer allongé typique, en forme de losange. Ce fer était cloué au manche par des geirnaglar ( clou de lance ) qui avaient une valeur juridique mais également religieuse. Ils étaient eux aussi, adornés de mál, sur le fer comme sur le talon ( aurfalr ) . L'arc (bógi) et les flèches ( örr ) semblent avoir été moins fréquent.
Les armes de protection mentionnent, la btynja ( broigne ), une cotte de mailles à anneaux de métal entrelacés qui a supplanté la treyja ou la panzari, cuirasse de lain ou de cuir. Le casque (hjálmr) ne porte PAS de cornes ( cet usage remonte bien plus loin et à des fin décoratives voir rituel ! ) il n'y a pas non plus de pointes ou encore des ailes !!!! Conique, à nasale, du type morion ( stálhúfa ), avec gorgerien ( hálsbjörg ) et protège joues ( kinnbjargar ), il est souvent réhaussé de plaques de metal historiées. Pour le bouclier, il à d'abords été rond ( buklari ) avec poignée de cuir et bosse centrale , puis oblong (skjöldr ) et ensuite rectangulaire éffilé vers le bas, plat ou courbe. C'est un objet de grand prix peint ou décoré.




