La plus noble conquête que l'homme ait jamais faite est celle de ce fier et fougueux cheval, qui partage avec lui les fatigues de la guerre et la gloire des combats.
[George Louis Buffon]

Laissons un peu nos amis les vikings et leurs déités (nous y reviendrons c'est promis) et allons à la
rencontre de nos non moins amis les gaulois !!
Je commencerais par une Déesse qui m'est chère et pour cause,j'ai moi même des chevaux ^^
Assez parlé de moi et laissez-mois vous présenter la sublime " Epona "

Épona — du gaulois epos, « cheval » — était la déesse gauloise protectrice des chevaux.
Également également appelée « la jument divine », Épona est représentée assise sur le dos
d'un cheval (type équestre), ou dans une chaise entre deux chevaux ou poulains (type impériale).
Elle tient souvent une patère ou une corne d'abondance.
Le plus ancien renseignement sur cette déesse gauloise des chevaux se trouve chez Juvénal (Satires, VIII, 155 ss).
la déesse qui prend soin des chevaux".
Epona occupait une grande place dans la religion gauloise et ce, parce que le cheval lui-même était primordial dans la vie du Gaulois.
Rappelons combien la cavalerie gauloise avait déstabilisé les légions romaines lors de la Conquête. Le culte de cette déesse a donc logiquement persisté ensuite dans l'armée. Mais tout porte à croire que le bas peuple l'adorait dans les campagnes.
Il ne nous reste malheureusement quasiment pas de traces d'un culte officiel à Epona dans les grandes villes.
Son culte s'est transmis par les auxiliaires gaulois aux Romains et des traces de ce culte furent retrouvées au Latran dans la caserne des equites singularum, cavaliers barbares de la garde impériale. Ce qui est un fait très rare, les romains avaient leurs propres déités mais ils n'hésitèrent pas à adopter Epona et à la faire entrer au panthéon romain.
Il est encore important de noter que les adorateurs d'Epona étaient essentiellement des soldats ainsi que les gens du bas peuple.
Je sais que se dresse un frêne,
S'appelle Yggdrasil,
L'arbre élevé, aspergé
De blancs remous;
De la vient la rosée
Qui dans le vallon tombe,
Eternellement vert il se dresse
Au dessus du puits d'Urdr. ( Völuspá, 19)

Yggdrasil et les 9 mondes
Dans la mythologie nordique , Yggdrasil ou Yggdrasill est l'Arbre-Monde.
Son nom signifie littéralement « destrier du Redoutable », le Redoutable (Ygg) désignant le dieu Odin
Sur lui reposent les neuf mondes :
- Midgard ou Mannheim monde du milieu, celui des hommes.
- Ásgard ou Godheim monde des Ases.
- Muspellheim C'est l'un des deux plus anciens mondes de l'univers. Les flammes de ce monde contribuèrent à
remplir le chaos (Ginnungagap) en créant Ymir et Audhumla, la vache primordiale. Le géant Surt détruira les 9 mondes de son épée.
- Jötunheim,est le territoire qu'Odin laissa aux géants de la glace à la Création.Jötunheim, dont le géant Thrymr est le chef, est entouré d’un mur de feu.
- Niflheim ou Niflheimr (« monde de la brume » ou « monde de l'obscurité ») est un monde glacial où résident ceux qui sont morts de maladie ou de vieillesse
- Álfheim, monde des elfes blonds.
- Nidavellir, monde des nains.
- Svatalfheim, monde des elfes bruns.
- Vanaheim est le monde des dieux Vanes,il est dirigé par le dieu Freyr.
Yggdrasil est représenté comme un immense frêne avec trois racines reliant trois mondes différents (Ásgard, Midgard et Niflheim).
La première racine provient de la source de Hvergelmir, située en Niflheim. Un serpent, Nídhögg, garde jalousement cette source et ronge la racine.
La deuxième naît dans la fontaine de Mimir, située en Midgard. Cette fontaine est censée contenir la source de toute sagesse. Elle est gardée par le dieu Mimir.
Enfin, la troisième racine provient du puits Urd, en Ásgard, lequel puits est gardé par trois Nornes.
Yggdrasil est aussi l'hôte d'autres personnages, tels l'aigle géant Vedrfölnir, situé au sommet de l'Arbre, qui crée les vents grâce à ses grandes ailes.
Un faucon est perché entre ses yeux. La chèvre, Heidrun, vit près du sommet de l'Arbre, et se nourrit de ses feuilles. Le cerf Eikthyrnir broute aussi les rameaux et de ses cornes ruisselle l’eau qui tombe dans Hvergelmir. Finalement, un écureuil, Ratatosk, court sans cesse dans l'Arbre, ne cessant de semer la discorde entre le serpent Nídhögg et l'aigle Vedrfolnir.
C'est en restant suspendu par un pied à une branche d'Yggdrasil durant neuf jours et neuf nuits qu'Odin découvrit le sens des runes.




